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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>L'opposition dans la concorde</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il faut n&#233;cessairement accorder aux hommes la libert&#233; du jugement et les gouverner de telle sorte que, professant ouvertement des opinions diverses et oppos&#233;es, ils vivent cependant dans la concorde. Et nous ne pouvons douter que cette r&#232;gle de gouvernement ne soit la meilleure, puisqu'elle s'accorde le mieux avec la nature humaine. Dans un &#201;tat d&#233;mocratique (c'est celui qui rejoint le mieux l'&#233;tat de nature) nous avons montr&#233; que tous conviennent d'agir par un commun d&#233;cret, mais non de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/-Spinoza-" rel="directory"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut n&#233;cessairement accorder aux hommes la libert&#233; du jugement et les gouverner de telle sorte que, professant ouvertement des opinions diverses et oppos&#233;es, ils vivent cependant dans la concorde. Et nous ne pouvons douter que cette r&#232;gle de gouvernement ne soit la meilleure, puisqu'elle s'accorde le mieux avec la nature humaine. Dans un &#201;tat d&#233;mocratique (c'est celui qui rejoint le mieux l'&#233;tat de nature) nous avons montr&#233; que tous conviennent d'agir par un commun d&#233;cret, mais non de juger et de raisonner en commun ; c'est-&#224;-dire, comme les hommes ne peuvent penser exactement de m&#234;me, ils sont convenus de donner force de d&#233;cret &#224; l'avis qui rallierait le plus grand nombre de suffrages (...). Moins il est laiss&#233; aux hommes de libert&#233; de juger, plus on s'&#233;carte de l'&#233;tat le plus naturel, et plus le gouvernement a de violence.&lt;br class='autobr' /&gt; Pour qu'on voie maintenant comment cette libert&#233; n'a pas d'inconv&#233;nients qui ne puissent &#234;tre &#233;vit&#233;s par la seule autorit&#233; du souverain et comment, par cette seule autorit&#233;, des hommes professant ouvertement des opinions diff&#233;rentes peuvent &#234;tre mis ais&#233;ment dans l'impossibilit&#233; de se nuire les uns aux autres, les exemples ne manquent pas et point n'est besoin de les chercher loin. Que la ville d'Amsterdam nous soit en exemple, cette ville qui, avec un si grand profit pour elle-m&#234;me et &#224; l'admiration de toutes les nations, a go&#251;t&#233; les fruits de cette libert&#233; ; dans cette r&#233;publique tr&#232;s florissante, dans cette ville tr&#232;s &#233;minente, des hommes de toutes nations et de toutes sectes vivent dans la plus parfaite concorde et s'inqui&#232;tent uniquement, pour consentir un cr&#233;dit &#224; quelqu'un, de savoir s'il est riche ou pauvre et s'il a accoutum&#233; d'agir en homme de bonne foi ou en fourbe. D'ailleurs la Religion ou la secte ne les touche en rien, parce qu'elle ne peut servir &#224; gagner ou &#224; perdre sa cause devant le juge ; et il n'est absolument aucune secte, pour odieuse qu'elle soit, dont les membres (pourvu qu'ils ne causent de tort &#224; personne, rendent &#224; chacun le sien et vivent honn&#234;tement) ne soient prot&#233;g&#233;s et assist&#233;s par l'autorit&#233; des magistrats (...). En outre, les schismes ne naissent pas d'un grand z&#232;le pour la v&#233;rit&#233; (ce z&#232;le est, au contraire, une source de bienveillance et de mansu&#233;tude), mais d'un grand app&#233;tit de r&#233;gner. Par l&#224; il est &#233;tabli (&#8230;) que les schismatiques sont bien plut&#244;t ceux qui condamnent les &#233;crits des autres et excitent contre les auteurs le vulgaire turbulent, que les auteurs eux-m&#234;mes qui, le plus souvent, &#233;crivent pour les doctes seulement et demandent le secours de la seule Raison ; en second lieu, que les vrais perturbateurs sont ceux qui, dans un &#201;tat libre, veulent d&#233;truire la libert&#233; du jugement qu'il est impossible de comprimer.&lt;br class='autobr' /&gt; Nous avons ainsi montr&#233; : 1&#176; qu'il est impossible d'enlever aux hommes la libert&#233; de dire ce qu'ils pensent ; 2&#176; que cette libert&#233; peut &#234;tre reconnue &#224; l'individu sans danger pour le droit et l'autorit&#233; du souverain et que l'individu peut la conserver sans danger pour ce droit, s'il n'en tire point licence de changer quoi que ce soit aux droits reconnus dans l'&#201;tat ou de rien entreprendre contre les lois &#233;tablies ; 3&#176; que l'individu peut poss&#233;der cette libert&#233; sans danger pour la paix de l'&#201;tat et qu'elle n'engendre pas d'inconv&#233;nients dont la r&#233;duction ne soit ais&#233;e ; 4&#176; que la jouissance de cette libert&#233; donn&#233;e &#224; l'individu est sans danger pour la pi&#233;t&#233; ; 5&#176; que les lois &#233;tablies sur les mati&#232;res d'ordre sp&#233;culatif sont tout &#224; fait inutiles ; 6&#176; nous avons montr&#233; enfin que non seulement cette libert&#233; peut &#234;tre accord&#233;e sans que la paix de l'&#201;tat, la pi&#233;t&#233; et le droit du souverain soient menac&#233;s, mais que, pour leur conservation, elle doit l'&#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt; O&#249;, en effet, les hommes s'efforcent de ravir cette libert&#233; &#224; leurs adversaires, o&#249; les opinions des dissidents, non les &#226;mes, seules capables de p&#233;ch&#233;, sont appel&#233;es devant les tribunaux, des exemples sont faits, qui ressemblent plut&#244;t &#224; des martyres d'hommes honn&#234;tes, et qui produisent plus d'irritation, excitent plus &#224; la mis&#233;ricorde, sinon &#224; la vengeance, qu'ils n'inspirent d'effroi. Puis les relations sociales et la bonne foi se corrompent, l'adulation et la perfidie sont encourag&#233;es et les adversaires des condamn&#233;s s'enorgueillissent, parce qu'on a eu complaisance pour leur col&#232;re et que les chefs de l'&#201;tat se sont faits les sectateurs de leur doctrine, dont ils passent eux-m&#234;mes pour les interpr&#232;tes. Ainsi arrive-t-il qu'ils osent usurper le droit et l'autorit&#233; du souverain, ont le front de se pr&#233;tendre imm&#233;diatement &#233;lus par Dieu et de revendiquer pour leurs d&#233;crets un caract&#232;re devant lequel ils veulent que s'inclinent ceux du souverain, &#339;uvre tout humaine ; toutes choses enti&#232;rement contraires, personne ne peut l'ignorer, au salut de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Spinoza&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Trait&#233; th&#233;ologico-politique&lt;/i&gt;, chap. XX&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La force d'&#226;me</title>
		<link>http://caute.lautre.net/La-force-d-ame</link>
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		<dc:date>2009-03-03T23:21:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Luc Derrien</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je ram&#232;ne &#224; la Force d'&#226;me les actions qui suivent des affections se rapportant &#224; l'&#194;me en tant qu'elle conna&#238;t, et je divise la Force d'&#226;me en Fermet&#233; et G&#233;n&#233;rosit&#233;. Par Fermet&#233; j'entends un D&#233;sir par lequel un individu s'efforce &#224; se conserver en vertu du seul commandement de la Raison. Par G&#233;n&#233;rosit&#233; j'entends un D&#233;sir par lequel un individu s'efforce en vertu du seul commandement de la raison &#224; assister les autres hommes et &#224; &#233;tablir entre eux et lui un lien d'amiti&#233;. Je rapporte donc &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/-Spinoza-" rel="directory"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je ram&#232;ne &#224; la &lt;i&gt;Force d'&#226;me&lt;/i&gt; les actions qui suivent des affections se rapportant &#224; l'&#194;me en tant qu'elle conna&#238;t, et je divise la Force d'&#226;me en Fermet&#233; et G&#233;n&#233;rosit&#233;. Par &lt;i&gt;Fermet&#233;&lt;/i&gt; j'entends &lt;i&gt;un D&#233;sir&lt;/i&gt; par lequel &lt;i&gt;un individu s'efforce &#224; se conserver en vertu du seul commandement de la Raison&lt;/i&gt;. Par &lt;i&gt;G&#233;n&#233;rosit&#233;&lt;/i&gt; j'entends &lt;i&gt;un D&#233;sir par lequel un individu s'efforce en vertu du seul commandement de la raison &#224; assister les autres hommes et &#224; &#233;tablir entre eux et lui un lien d'amiti&#233;&lt;/i&gt;. Je rapporte donc &#224; la Fermet&#233; ces actions qui ont pour but l'utilit&#233; de l'agent seulement, et &#224; la G&#233;n&#233;rosit&#233; celles qui ont aussi pour but l'utilit&#233; d'autrui. La Temp&#233;rance donc, la Sobri&#233;t&#233; et la Pr&#233;sence d'Esprit dans les p&#233;rils, etc., sont des esp&#232;ces de Fermet&#233; ; la Modestie, la Cl&#233;mence, etc., des esp&#232;ces de G&#233;n&#233;rosit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/spip.php?article535&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Spinoza, &lt;i&gt;Ethique&lt;/i&gt;, III, 59 scolie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;sir, imagination et superstition</title>
		<link>http://caute.lautre.net/Desir-imagination-et-superstition</link>
		<guid isPermaLink="true">http://caute.lautre.net/Desir-imagination-et-superstition</guid>
		<dc:date>2006-11-07T19:07:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Expliquez le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les hommes pouvaient r&#233;gler toutes leurs affaires suivant un dessein arr&#234;t&#233; ou encore si la fortune leur &#233;tait toujours favorable, ils ne seraient jamais prisonniers de la superstition. Mais souvent r&#233;duits &#224; une extr&#233;mit&#233; telle qu'ils ne savent plus que r&#233;soudre, et condamn&#233;s, par leur d&#233;sir sans mesure des biens incertains de fortune, &#224; flotter presque sans r&#233;pit entre l'esp&#233;rance et la crainte, ils ont tr&#232;s naturellement l'&#226;me encline &#224; la plus extr&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/-Textes-brefs-66-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquez le texte suivant :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si les hommes pouvaient r&#233;gler toutes leurs affaires suivant un dessein arr&#234;t&#233; ou encore si la fortune leur &#233;tait toujours favorable, ils ne seraient jamais prisonniers de la superstition. Mais souvent r&#233;duits &#224; une extr&#233;mit&#233; telle qu'ils ne savent plus que r&#233;soudre, et condamn&#233;s, par leur d&#233;sir sans mesure des biens incertains de fortune, &#224; flotter presque sans r&#233;pit entre l'esp&#233;rance et la crainte, ils ont tr&#232;s naturellement l'&#226;me encline &#224; la plus extr&#234;me cr&#233;dulit&#233; ; est-elle dans le doute, la plus l&#233;g&#232;re impulsion la fait pencher dans un sens ou dans l'autre, et sa mobilit&#233; s'accro&#238;t encore quand elle est suspendue entre la crainte et l'espoir, tandis qu'&#224; ses moments d'assurance elle se remplit de jactance et s'enfle d'orgueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela, j'estime que nul ne l'ignore, tout en croyant que la plupart s'ignorent eux-m&#234;mes. Personne en effet n'a v&#233;cu parmi les hommes sans avoir observ&#233; qu'aux jours de prosp&#233;rit&#233; presque tous, si grande que soit leur inexp&#233;rience, sont pleins de sagesse, &#224; ce point qu'on leur fait injure en se permettant de leur donner un conseil ; que dans l'adversit&#233;, en revanche, ils ne savent plus o&#249; se tourner, demandent en suppliant conseil &#224; tous et sont pr&#234;ts &#224; suivre tout avis qu'on leur donnera, quelque inepte, absurde ou inefficace qu'il puisse &#234;tre. On remarque en outre que les plus l&#233;gers motifs leur suffisent pour esp&#233;rer un retour de fortune, ou retomber dans les pires craintes. Si en effet, pendant qu'ils sont dans l'&#233;tat de crainte, il se produit un incident qui leur rappelle un bien ou un mal pass&#233;s, ils pensent que c'est l'annonce d'une issue heureuse ou malheureuse et pour cette raison, bien que cent fois tromp&#233;s, l'appellent un pr&#233;sage favorable ou funeste. Qu'il leur arrive maintenant de voir avec grande surprise quelque chose d'insolite, ils croient que c'est un prodige manifestant la col&#232;re des Dieux ou de la supr&#234;me Divinit&#233; ; d&#232;s lors ne pas conjurer ce prodige par des sacrifices et des v&#339;ux devient une impi&#233;t&#233; &#224; leurs yeux d'hommes sujets &#224; la superstition et contraires &#224; la religion. De la sorte ils forgent d'innombrables fictions et, quand ils interpr&#232;tent la Nature, y d&#233;couvrent partout le miracle comme si elle d&#233;lirait avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;a href=&#034;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/article.php3?id_article=500&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Trait&#233; Th&#233;ologico-politique&lt;/i&gt;, Pr&#233;face, &#167;&#167;1-2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;a href='http://caute.lautre.net/Croire-1511' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lectures possibles pour parvenir &#224; d&#233;gager le probl&#232;me dont il est question&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'homme libre ne pense &#224; rien moins qu'&#224; la mort.</title>
		<link>http://caute.lautre.net/L-homme-libre-ne-pense-a-rien-moins-qu-a-la-mort</link>
		<guid isPermaLink="true">http://caute.lautre.net/L-homme-libre-ne-pense-a-rien-moins-qu-a-la-mort</guid>
		<dc:date>2005-04-25T10:52:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'homme libre ne pense &#224; rien moins qu'&#224; la mort, et sa sagesse est une m&#233;ditation non de la mort, mais de la vie. D&#233;monstration &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme libre, c'est-&#224;-dire qui vit sous la seule dict&#233;e de la raison, n'est pas conduit par la Crainte de la mort (par la Prop. 63 de cette p.) ; mais il d&#233;sire directement le bien (par le Coroll. de la m&#234;me Prop.), c'est-&#224;-dire (par la Prop. 24 de cette p.) agir, vivre, conserver son &#234;tre conform&#233;ment au fondement qui consiste &#224; rechercher ce qui est proprement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/-Spinoza-" rel="directory"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'homme libre ne pense &#224; rien moins qu'&#224; la mort, et sa sagesse est une m&#233;ditation non de la mort, mais de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;monstration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'homme libre, c'est-&#224;-dire qui vit sous la seule dict&#233;e de la raison, n'est pas conduit par la Crainte de la mort &lt;i&gt;(&lt;a href=&#034;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/article.php3?id_article=773&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par la Prop. 63 de cette p.&lt;/a&gt;) ; mais il d&#233;sire directement le bien &lt;i&gt;(&lt;a href=&#034;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/article.php3?id_article=775&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par le Coroll. de la m&#234;me Prop.&lt;/a&gt;), c'est-&#224;-dire &lt;i&gt;(&lt;a href=&#034;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/article.php3?id_article=699&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par la Prop. 24 de cette p.&lt;/a&gt;)&lt;/i&gt; agir, vivre, conserver son &#234;tre conform&#233;ment au fondement qui consiste &#224; rechercher ce qui est proprement utile &#224; soi ; et par suite il ne pense &#224; rien moins qu'&#224; la mort ; mais sa sagesse est une m&#233;ditation de la vie. CQFD&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;a href=&#034;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/article.php3?id_article=784&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#201;thique&lt;/strong&gt;, 4&#232;me Partie, Proposition 67&lt;/a&gt; (trad. Pautrat).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pierre qui songe</title>
		<link>http://caute.lautre.net/La-pierre-qui-songe</link>
		<guid isPermaLink="true">http://caute.lautre.net/La-pierre-qui-songe</guid>
		<dc:date>2004-11-19T20:00:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Paral&#232;llement, voyez la r&#233;futation par Cl&#233;ment Rosset de la croyance dans l'identit&#233; personnelle : Le camembert savant. &lt;br class='autobr' /&gt; J'appelle libre une chose qui existe et agit par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature ; contrainte, celle qui est d&#233;termin&#233;e par une autre &#224; exister et &#224; agir d'une certaine fa&#231;on d&#233;termin&#233;e. Dieu, par exemple, existe librement bien que n&#233;cessairement parce qu'il existe par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature. De m&#234;me aussi Dieu se conna&#238;t lui-m&#234;me librement parce qu'il existe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/-Spinoza-" rel="directory"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Paral&#232;llement, voyez la r&#233;futation par Cl&#233;ment Rosset de la croyance dans l'identit&#233; personnelle : &lt;a href='http://caute.lautre.net/Le-camembert-savant' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le camembert savant&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'appelle libre une chose qui existe et agit par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature ; contrainte, celle qui est d&#233;termin&#233;e par une autre &#224; exister et &#224; agir d'une certaine fa&#231;on d&#233;termin&#233;e. Dieu, par exemple, existe librement bien que n&#233;cessairement parce qu'il existe par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature. De m&#234;me aussi Dieu se conna&#238;t lui-m&#234;me librement parce qu'il existe par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature. De m&#234;me aussi Dieu se conna&#238;t lui-m&#234;me et conna&#238;t toutes choses librement, parce qu'il suit de la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature que Dieu connaisse toutes choses. Vous le voyez bien, je ne fais pas consister la libert&#233; dans un libre d&#233;cret mais dans une libre n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais venons-en aux choses cr&#233;es qui sont toutes d&#233;termin&#233;es par des causes ext&#233;rieures &#224; exister et &#224; agir d'une certaine fa&#231;on d&#233;termin&#233;es. Pour rendre cela clair et intelligible, concevons une chose tr&#232;s simple : une pierre par exemple re&#231;oit d'une cause ext&#233;rieure qui la pousse, une certaine quantit&#233; de mouvement et, l'impulsion de la cause ext&#233;rieure venant &#224; cesser, elle continuera &#224; se mouvoir n&#233;cessairement. Cette persistance de la pierre dans le mouvement est une contrainte, non parce qu'elle est n&#233;cessaire, mais parce qu'elle doit &#234;tre d&#233;finie par l'impulsion d'une cause ext&#233;rieure. Et ce qui est vrai de la pierre, il faut l'entendre de toute chose singuli&#232;re, quelle que soit la complexit&#233; qu'il vous plaise de lui attribuer, si nombreuse que puissent &#234;tre ses aptitudes, parce que toute chose singuli&#232;re est n&#233;cessairement d&#233;termin&#233;e par une cause ext&#233;rieure &#224; exister et &#224; agir d'une certaine fa&#231;on d&#233;termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concevez maintenant que la pierre, tandis qu'elle continue de se mouvoir, pense et sache qu'elle fait tout l'effort possible pour continuer de se mouvoir. Cette pierre, assur&#233;ment, puisqu'elle n'est consciente que de son effort, et qu'elle n'est pas indiff&#233;rente, croira &#234;tre libre et ne pers&#233;v&#233;rer dans son mouvement que parce qu'elle le d&#233;sire. Telle est cette libert&#233; humaine que tous se vantent de poss&#233;der et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs d&#233;sirs et ignorent les causes qui les d&#233;terminent. Un enfant croit librement d&#233;sirer le lait, un jeune gar&#231;on irrit&#233; vouloir se venger et, s'il est poltron, vouloir fuir. Un ivrogne croit dire par un libre d&#233;cret de son &#226;me ce qu'ensuite, revenu &#224; la sobri&#233;t&#233;, il aurait voulu taire. De m&#234;me un d&#233;lirant, un bavard, et de nombreux cas de ce genre croient agir par un libre d&#233;cret de l'&#226;me et non se laisser contraindre. Et comme ce pr&#233;jug&#233; est inn&#233;, les hommes ne s'en lib&#232;rent pas facilement. L'exp&#233;rience nous apprend assez que, s'il est une chose dont les hommes sont peu capables, c'est de mod&#233;rer leurs passions, et que souvent, partag&#233;s entre deux passions contraires, ils voient le meilleur et font le pire. Ils croient cependant qu'ils sont libres parce qu'ils n'&#233;prouvent pour une chose qu'une faible passion, &#224; laquelle il peuvent facilement r&#233;sister par le fr&#233;quent rappel du souvenir d'une autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui explique suffisamment, je crois, ma doctrine sur la n&#233;cessit&#233; libre ou contraignante, comme aussi sur la pr&#233;tendue libert&#233; humaine, et cela permet de r&#233;pondre ais&#233;ment aux objections de votre ami. Il dit avec Descartes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voyez M&#201;DITATION PREMI&#200;RE - Des choses que l'on peut r&#233;voquer en doute et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : est libre celui qui n'est contraint par aucune cause ext&#233;rieure. Si, par &#171; &#234;tre contraint &#187;, il entend &#171; agir contre sa propre volont&#233; &#187;, j'accorde que dans certaine circonstances, nous ne sommes nullement contraints et qu'en ce sens nous avons un libre arbitre. Mais s'il appelle contraint celui qui, quoique selon son gr&#233;, agit pourtant par n&#233;cessit&#233; (comme je l'ai expliqu&#233; plus haut), je nie que nous soyons libres en aucun cas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voyez &lt;a href='http://caute.lautre.net/MEDITATION-PREMIERE-Des-choses-que-l-on-peut-revoquer-en-doute' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M&#201;DITATION PREMI&#200;RE - Des choses que l'on peut r&#233;voquer en doute&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://caute.lautre.net/MEDITATION-SECONDE-De-la-nature-de-l-esprit-humain-et-qu-il-est-plus-aise-a' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M&#201;DITATION SECONDE - De la nature de l'esprit humain ; et qu'il est plus ais&#233; &#224; conna&#238;tre que le corps&lt;/a&gt;, et aussi &lt;a href='http://caute.lautre.net/I-p6-Que-nous-avons-un-libre-arbitre-qui-fait-que-nous-pouvons-nous-abstenir-de' class=&#034;spip_in&#034;&gt;I, &#167;6 : Que nous avons un libre arbitre qui fait que nous pouvons nous abstenir de croire les choses douteuses, et ainsi nous emp&#234;cher d'&#234;tre tromp&#233;s.&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://caute.lautre.net/I-p37-Que-la-principale-perfection-de-l-homme-est-d-avoir-un-libre-arbitre-et' class=&#034;spip_in&#034;&gt;I, &#167;37 : Que la principale perfection de l'homme est d'avoir un libre arbitre, et que c'est ce qui le rend digne de louanges ou de bl&#226;mes.&lt;/a&gt;, et &lt;a href='http://caute.lautre.net/I-p39-Que-la-liberte-de-notre-volonte-se-connait-sans-preuve-par-la-seule' class=&#034;spip_in&#034;&gt;I, &#167;39 : Que la libert&#233; de notre volont&#233; se conna&#238;t sans preuve, par la seule exp&#233;rience que nous en avons.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;strong&gt;Lettre 58 &#224; Schuller&lt;/strong&gt;, trad. Appuhn revue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La crainte est la v&#233;ritable cause de la superstition</title>
		<link>http://caute.lautre.net/La-crainte-est-la-veritable-cause-de-la-superstition</link>
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		<dc:date>2004-01-28T21:49:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


		<dc:subject>religion</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Expliquer le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les hommes les plus attach&#233;s &#224; toute esp&#232;ce de superstition, ce sont ceux qui d&#233;sirent sans mesure des biens incertains ; aussit&#244;t qu'un danger les menace, ne pouvant se secourir eux-m&#234;mes, ils implorent le secours divin par des pri&#232;res et des larmes ; la raison (qui ne peut en effet leur tracer une route s&#251;re vers les vains objets de leurs d&#233;sirs), ils l'appellent aveugle, la sagesse humaine, chose inutile ; mais les d&#233;lires de l'imagination, les songes et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/-Textes-brefs-66-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://caute.lautre.net/+-religion-+" rel="tag"&gt;religion&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquer le texte suivant :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les hommes les plus attach&#233;s &#224; toute esp&#232;ce de superstition, ce sont ceux qui d&#233;sirent sans mesure des biens incertains ; aussit&#244;t qu'un danger les menace, ne pouvant se secourir eux-m&#234;mes, ils implorent le secours divin par des pri&#232;res et des larmes ; la raison (qui ne peut en effet leur tracer une route s&#251;re vers les vains objets de leurs d&#233;sirs), ils l'appellent aveugle, la sagesse humaine, chose inutile ; mais les d&#233;lires de l'imagination, les songes et toutes sortes d'inepties et de pu&#233;rilit&#233;s sont &#224; leurs yeux les r&#233;ponses que Dieu fait &#224; nos v&#339;ux. Dieu d&#233;teste les sages. Ce n'est point dans nos &#226;mes qu'il a grav&#233; ses d&#233;crets, c'est dans les fibres des animaux. Les idiots, les fous, les oiseaux, voil&#224; les &#234;tres qu'il anime de son souffle et qui nous r&#233;v&#232;lent l'avenir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tel est l'exc&#232;s de d&#233;lire o&#249; la crainte jette les hommes. La v&#233;ritable cause de la superstition, ce qui la conserve et l'entretient, c'est donc la crainte. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;a href=&#034;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/article.php3?id_article=500#3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Trait&#233; th&#233;ologico-politique&lt;/strong&gt;, Pr&#233;face, &#167;3&lt;/a&gt; (trad. E. Saisset)&lt;/p&gt;
&lt;a href='http://caute.lautre.net/Croire-1511' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lectures possibles pour parvenir &#224; d&#233;gager le probl&#232;me dont il est question &lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Corps et l'Esprit (Ethique, III, prop.2)</title>
		<link>http://caute.lautre.net/Le-Corps-et-l-Esprit-Ethique-III</link>
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		<dc:date>2003-08-15T22:08:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


		<dc:subject>libert&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>volont&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>animal</dc:subject>
		<dc:subject>ignorance</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Corps ne peut d&#233;terminer l'Esprit &#224; penser, ni l'Esprit d&#233;terminer le Corps au mouvement, ni au repos, ni &#224; quelque chose d'autre (si &#231;a existe). &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#201;MONSTRATION &lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes les mani&#232;res de penser ont pour cause Dieu, en tant qu'il est chose pensante, et non en tant qu'il s'explique par un autre attribut (par la Prop. 6 p. 2) ; ce qui donc d&#233;termine l'Esprit &#224; penser, c'est une mani&#232;re de penser, non de l'&#201;tendue, c'est-&#224;-dire (par la D&#233;fin. 1 p. 2), ce n'est pas le Corps : Ce qui &#233;tait le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/-Spinoza-" rel="directory"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://caute.lautre.net/+-liberte-+" rel="tag"&gt;libert&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://caute.lautre.net/+-volonte-+" rel="tag"&gt;volont&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://caute.lautre.net/+-animal-+" rel="tag"&gt;animal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://caute.lautre.net/+-ignorance-+" rel="tag"&gt;ignorance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Corps ne peut d&#233;terminer l'Esprit &#224; penser, ni l'Esprit d&#233;terminer le Corps au mouvement, ni au repos, ni &#224; quelque chose d'autre (si &#231;a existe).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#201;MONSTRATION&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les mani&#232;res de penser ont pour cause Dieu, en tant qu'il est chose pensante, et non en tant qu'il s'explique par un autre attribut (&lt;i&gt;par la Prop. 6 p. 2&lt;/i&gt;) ; ce qui donc d&#233;termine l'Esprit &#224; penser, c'est une mani&#232;re de penser, non de l'&#201;tendue, c'est-&#224;-dire (&lt;i&gt;par la D&#233;fin. 1 p. 2&lt;/i&gt;), ce n'est pas le Corps : Ce qui &#233;tait le premier point. Ensuite, le mouvement et le repos du Corps doit na&#238;tre d'un autre corps, qui a lui aussi &#233;t&#233; d&#233;termin&#233; au mouvement ou au repos par un autre, et, absolument parlant, tout ce qui na&#238;t dans un corps a d&#251; na&#238;tre de Dieu, en tant qu'on le consid&#232;re affect&#233; d'une certaine mani&#232;re de l'&#201;tendue, et non d'une certaine mani&#232;re de penser (&lt;i&gt;par la m&#234;me Prop. 6 p. 2&lt;/i&gt;), c'est-&#224;-dire, ne peut pas na&#238;tre de l'Esprit, lequel (&lt;i&gt;par la Prop. 11 p. 2&lt;/i&gt;) est une mani&#232;re de penser : Ce qui &#233;tait le second point. Donc le Corps ne peut d&#233;terminer l'Esprit, etc. CQFD.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;SCOLIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela se comprend plus clairement par ce qu'on a dit dans le Scolie de la Proposition 7 p. 2, &#224; savoir que, l'Esprit et le Corps, c'est une seule et m&#234;me chose, qui se con&#231;oit sous l'attribut tant&#244;t de la Pens&#233;e, tant&#244;t de l'&#201;tendue. D'o&#249; vient que l'ordre ou encha&#238;nement des choses est un, qu'on con&#231;oive la nature sous l'un ou l'autre de ces attributs, par cons&#233;quent que l'ordre des actions et passions de notre Corps va par nature de pair avec l'ordre des actions et passions de notre Esprit : Ce qui ressort &#233;galement de la mani&#232;re dont nous avons d&#233;montr&#233; la Proposition 12 de la Deuxi&#232;me Partie. Or, encore que les choses soient telles qu'il ne reste pas de raison de douter, j'ai pourtant peine &#224; croire que, &#224; moins de prouver la chose par l'exp&#233;rience, je puisse induire les hommes &#224; examiner cela d'une &#226;me &#233;gale, tant ils sont fermement persuad&#233;s que c'est sous le seul commandement de l'Esprit que le Corps, tant&#244;t se meut, tant&#244;t est en repos, et fait un tr&#232;s grand nombre de choses qui d&#233;pendent de la seule volont&#233; de l'Esprit et de l'art de penser. Et, de fait, ce que peut le Corps, personne jusqu'&#224; pr&#233;sent ne l'a d&#233;termin&#233;, c'est-&#224;-dire, l'exp&#233;rience n'a appris &#224; personne jusqu'&#224; pr&#233;sent ce que le Corps peut faire par les seules lois de la nature en tant qu'on la consid&#232;re seulement comme corporelle, et ce qu'il ne peut faire &#224; moins d'&#234;tre d&#233;termin&#233; par l'Esprit. Car personne jusqu'&#224; pr&#233;sent n'a connu la structure du Corps si pr&#233;cis&#233;ment qu'il en p&#251;t expliquer toutes les fonctions, pour ne rien dire ici du fait que, chez les B&#234;tes, on observe plus d'une chose qui d&#233;passe de loin la sagacit&#233; humaine, et que les somnambules, dans leurs r&#234;ves, font un tr&#232;s grand nombre de choses qu'ils n'oseraient faire dans la veille ; ce qui montre assez que le Corps lui-m&#234;me, par les seules lois de sa nature, peut bien des choses qui font l'admiration de son Esprit. Ensuite, personne ne sait de quelle fa&#231;on, ou par quels moyens, l'Esprit meut le Corps, ni combien de degr&#233;s de mouvement il peut attribuer au Corps, et &#224; quelle vitesse il peut le mouvoir. D'o&#249; suit que, quand les hommes disent que telle ou telle action du Corps na&#238;t de l'Esprit, qui a un empire sur le Corps, ils ne savent ce qu'ils disent, et ils ne font qu'avouer, en termes sp&#233;cieux, qu'ils ignorent sans l'admirer la vraie cause de cette action. Mais ils vont dire, qu'ils sachent ou non par quels moyens l'Esprit meut le. Corps, que pourtant ils savent d'exp&#233;rience que, si l'Esprit n'&#233;tait pas apte &#224; penser, le Corps serait inerte. Qu'ensuite, ils savent d'exp&#233;rience qu'il est au seul pouvoir de l'Esprit tant de parler que de se taire, et bien d'autres choses qui, par suite, d&#233;pendent, &#224; ce qu'ils croient, du d&#233;cret de l'Esprit. Mais, pour ce qui touche au premier point, je leur demande si l'exp&#233;rience n'enseigne pas aussi que, si le Corps, inversement, est inerte, l'Esprit en m&#234;me temps est inapte &#224; penser ? Car, quand le Corps repose dans le sommeil, l'Esprit en m&#234;me temps que lui demeure endormi, et n'a pas le pouvoir de penser comme dans la veille. Ensuite, tout le monde a, je crois, fait l'exp&#233;rience que l'Esprit n'est pas toujours &#233;galement apte &#224; penser sur le m&#234;me objet ; mais que, selon que le Corps est plus apte &#224; ce que s'excite en lui l'image de tel ou tel objet, ainsi l'Esprit est plus apte &#224; contempler tel ou tel objet. Mais ils vont dire que, des seules lois de la nature, consid&#233;r&#233;e seulement en tant que corporelle, il ne peut pas se faire que l'on puisse d&#233;duire les causes des &#233;difices, des peintures et des choses de ce genre, qui se font par le seul art des hommes, et que le Corps humain, &#224; moins d'&#234;tre d&#233;termin&#233; et guid&#233; par l'Esprit, ne serait pas capable d'&#233;difier un temple. Mais j'ai d&#233;j&#224; montr&#233;, quant &#224; moi, qu'ils ne savent pas ce que peut le Corps, ou ce qu'on peut d&#233;duire de la seule contemplation de sa nature, et qu'ils ont l'exp&#233;rience d'un tr&#232;s grand nombre de choses qui se font par les seules lois de la nature et qu'ils n'auraient jamais cru pouvoir se faire sauf sous la direction de l'Esprit, comme sont celles que font les somnambules en dormant, et qu'ils admirent eux-m&#234;mes quand ils sont &#233;veill&#233;s. J'ajoute ici la structure m&#234;me du Corps humain, laquelle d&#233;passe de tr&#232;s loin en artifice toutes celles qu'a fabriqu&#233;es l'art des hommes, pour ne rien dire ici du fait, comme je l'ai montr&#233; plus haut, que de la nature, consid&#233;r&#233;e sous n'importe quel attribut, il suit une infinit&#233; de choses. Pour ce qui touche, en outre, au second point, les choses humaines iraient &#224; coup s&#251;r bien plus heureusement s'il &#233;tait tout autant au pouvoir de l'homme de se taire que de parler. Or l'exp&#233;rience enseigne plus que suffisamment qu'il n'est rien que les hommes aient moins en leur pouvoir que leur langue, et rien qu'ils puissent moins ma&#238;triser que leurs app&#233;tits ; d'o&#249; vint qu'ils croient, pour la plupart, que nous ne faisons librement que ce &#224; quoi nous aspirons l&#233;g&#232;rement, parce que l'app&#233;tit pour ces choses peut ais&#233;ment &#234;tre r&#233;duit par le souvenir d'autre chose que nous nous rappelons fr&#233;quemment, et que nous ne faisons pas du tout librement ce &#224; quoi nous aspirons avec un grand affect et que le souvenir d'autre chose ne peut apaiser. Mais &#224; vrai dire, si d'exp&#233;rience ils ne savaient que nous faisons plus d'une chose dont nous nous repentons ensuite, et que, souvent, quand nous sommes en proie &#224; des affects contraires, nous voyons le meilleur et nous faisons le pire, rien n'emp&#234;cherait qu'ils croient que nous faisons tout librement. Ainsi croit le b&#233;b&#233; aspirer librement au lait, et l'enfant en col&#232;re vouloir la vengeance, et le peureux la fuite. L'homme ivre, ensuite, croit que c'est par un libre d&#233;cret de l'Esprit qu'il dit ce que, redevenu sobre, il voudrait avoir tu : ainsi le d&#233;lirant, la bavarde, l'enfant, et bien d'autres de cette farine, croient que c'est par un libre d&#233;cret de l'Esprit qu'ils parlent, alors pourtant qu'ils ne peuvent contenir l'impulsion qu'ils ont &#224; parler ; si bien que l'exp&#233;rience elle-m&#234;me montre, non moins clairement que la raison, que les hommes se croient libres pour la seule raison qu'ils sont conscients de leurs actions, et ignorants des causes par quoi elles sont d&#233;termin&#233;es ; et, en outre, que les d&#233;crets de l'Esprit ne sont rien d'autre que les app&#233;tits eux-m&#234;mes, et pour cette raison varient en fonction de l'&#233;tat du Corps. Car chacun r&#232;gle toute chose &#224; partir de son propre affect, et, en outre, ceux qui sont en proie &#224; des affects contraires ne savent pas ce qu'ils veulent ; et, quant &#224; ceux qui n'en ont point, il suffit de tr&#232;s peu pour les pousser ici ou l&#224;. Toutes choses qui montrent assur&#233;ment clairement que tant le d&#233;cret que l'app&#233;tit de l'Esprit, et la d&#233;termination du Corps, vont de pair par nature, ou plut&#244;t sont une seule et m&#234;me chose, que nous appelons D&#233;cret quand on la consid&#232;re sous l'attribut de la Pens&#233;e, et qu'elle s'explique par lui et que nous appelons D&#233;termination quand on la consid&#232;re sous l'attribut de l'&#201;tendue, et qu'elle se d&#233;duit des lois du mouvement et du repos ; ce qui se verra plus clairement encore &#224; partir de ce qui reste &#224; dire maintenant. Car il y a autre chose que je voudrais ici noter tout particuli&#232;rement, c'est qu'il n'est rien que nous puissions faire par d&#233;cret de l'Esprit &#224; moins de nous en souvenir. Par ex., nous ne pouvons pas dire un mot &#224; moins de nous en souvenir. Ensuite, il n'est pas au libre pouvoir de l'Esprit de se souvenir d'une chose ou bien de l'oublier. Et donc, ce que l'on croit &#234;tre au pouvoir de l'Esprit, c'est seulement de pouvoir par d&#233;cret de l'Esprit ou bien dire ou bien taire la chose dont nous nous souvenons. Mais, lorsque nous r&#234;vons que nous parlons, nous croyons parler par un libre d&#233;cret de l'Esprit alors que pourtant nous ne parlons pas, ou, si nous parlons, cela se fait par un mouvement spontan&#233; du Corps. Ensuite, quand il nous arrive de r&#234;ver que nous cachons des choses aux hommes, c'est par le m&#234;me d&#233;cret de l'Esprit que celui par lequel, &#224; l'&#233;tat de veille, nous taisons ce que nous savons. Et enfin il nous arrive de r&#234;ver que nous faisons, par d&#233;cret de l'Esprit, des choses qu'en &#233;tat de veille nous n'oserions pas faire. Et par suite je voudrais bien savoir s'il y a dans l'Esprit deux genres de d&#233;crets, les Oniriques, et les Libres ? Que si l'on ne veut pas &#234;tre fou &#224; ce point-l&#224;, il faut n&#233;cessairement accorder que ce d&#233;cret de l'Esprit, qu'on croit libre, ne se distingue pas de l'imagination ou m&#233;moire elle-m&#234;me, et n'est rien d'autre que l'affirmation qu'enveloppe n&#233;cessairement l'id&#233;e, en tant qu'elle est id&#233;e (&lt;i&gt;voir Prop. 49 p. 2&lt;/i&gt;). Et par suite ces d&#233;crets de l'Esprit naissent dans l'Esprit avec la m&#234;me n&#233;cessit&#233; que les id&#233;es des choses existant en acte. Ceux donc qui croient qu'ils parlent, ou se taisent, ou font quoi que ce soit, par un libre d&#233;cret de l'Esprit, r&#234;vent les yeux ouverts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le rire est bon par soi</title>
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		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


		<dc:subject>morale</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Entre la Moquerie (que dans le 1er Coroll. j'ai dit &#234;tre mauvaise) et le rire, je fais une grande diff&#233;rence. Car le rire , tout comme la plaisanterie, est Joie pure et simple ; et par suite, &#224; condition d'&#234;tre sans exc&#232;s, il est bon par soi (par la prop. 41 de cette p.). Il n'y a certainement qu'une torve et triste superstition pour interdire qu'on prenne du plaisir. Car en quoi est-il plus convenable d'&#233;teindre la faim et la soif que de chasser la m&#233;lancolie ? Voici ma r&#232;gle, et &#224; quoi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://caute.lautre.net/+-ethique-+" rel="tag"&gt;&#233;thique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Entre la Moquerie (que dans le 1er Coroll. j'ai dit &#234;tre mauvaise) et le rire, je fais une grande diff&#233;rence. Car le rire , tout comme la plaisanterie, est Joie pure et simple ; et par suite, &#224; condition d'&#234;tre sans exc&#232;s, il est bon par soi (&lt;i&gt;par la prop. 41 de cette p.&lt;/i&gt;). Il n'y a certainement qu'une torve et triste superstition pour interdire qu'on prenne du plaisir. Car en quoi est-il plus convenable d'&#233;teindre la faim et la soif que de chasser la m&#233;lancolie ? Voici ma r&#232;gle, et &#224; quoi je me sui r&#233;solu. Il n'y a ni dieu ni personne, &#224; moins d'un envieux, pour pren-dre plaisir &#224; mon impuissance et &#224; ma peine, et pour nous tenir pour vertu les larmes, les sanglots, la crainte et les autres choses de ce genre, qui marquent une &#226;me impuissante ; mais, au contraire, plus grande est la Joie qui nous af-fecte, plus grande la perfection &#224; laquelle nous passons, c'est-&#224;-dire, plus nous participons, n&#233;cessairement, de la nature divine. Et donc user des choses, et y prendre plaisir autant que faire se peut (non, bien s&#251;r, jusqu'&#224; la naus&#233;e, car ce n'est plus prendre plaisir), est d'un homme sage. Il est, dis-je d'un homme sage de se refaire et recr&#233;er en mangeant et buvant de bonnes choses mod&#233;r&#233;ment, ainsi qu'en usant des odeurs, de l'agr&#233;ment des plantes vertes, de la parure, de la musique, des jeux qui exercent le corps, des th&#233;&#226;tres, et des autres choses de ce genre dont chacun peut user sans aucun dommage pour autrui. Car le Corps humain se compose d'un tr&#232;s grand nombre de parties de nature diff&#233;rentes, qui ont continuellement besoin d'une alimentation nouvelle et vari&#233;e pour que le Corps tout entier soit partout &#233;galement apte &#224; tout ce qui peut suivre de sa na-ture, et par cons&#233;quent pour que l'Esprit soit lui aussi partout &#233;galement apte &#224; comprendre plusieurs choses &#224; la fois. Et donc cette r&#232;gle de vie convient excel-lemment et avec nos principes, et avec la pratique commune ; cette r&#232;gle de vie, si elle n'est pas la seule, est donc la meilleure de toutes, et doit &#234;tre recomman-d&#233;e de toutes les mani&#232;res, et il n'est pas besoin d'en traiter plus clairement ni plus longuement. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;strong&gt;&#201;thique&lt;/strong&gt;, IV, 45, Scolie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vraie fin des lois</title>
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		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


		<dc:subject>crainte</dc:subject>
		<dc:subject>loi</dc:subject>
		<dc:subject>ob&#233;issance</dc:subject>
		<dc:subject>devoir</dc:subject>
		<dc:subject>lois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Expliquer le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il semble donc que l'on doive d&#233;finir la loi plus particuli&#232;rement comme une r&#232;gle de vie que l'homme s'impose &#224; lui-m&#234;me ou impose &#224; d'autres pour une fin quelconque. Toutefois, comme la vraie fin des lois n'appara&#238;t d'ordinaire qu'&#224; un petit nombre et que la plupart des hommes sont &#224; peu pr&#232;s incapables de la percevoir, leur vie n'&#233;tant rien moins que conforme &#224; la raison, les l&#233;gislateurs ont sagement institu&#233;, afin de contraindre &#233;galement tous les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquer le texte suivant :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il semble donc que l'on doive d&#233;finir la loi plus particuli&#232;rement comme une r&#232;gle de vie que l'homme s'impose &#224; lui-m&#234;me ou impose &#224; d'autres pour une fin quelconque. Toutefois, comme la vraie fin des lois n'appara&#238;t d'ordinaire qu'&#224; un petit nombre et que la plupart des hommes sont &#224; peu pr&#232;s incapables de la percevoir, leur vie n'&#233;tant rien moins que conforme &#224; la raison, les l&#233;gislateurs ont sagement institu&#233;, afin de contraindre &#233;galement tous les hommes, une autre fin bien diff&#233;rente de celle qui suit n&#233;cessairement de la nature des lois ; ils promettent aux d&#233;fenseurs des lois ce que le vulgaire aime le plus, tandis qu'ils menacent leurs violateurs de ce qu'il redoute le plus. Ils se sont ainsi efforc&#233;s de contenir le vulgaire dans la mesure o&#249; il est possible de le faire, comme on contient un cheval &#224; l'aide d'un frein. De l&#224; cette cons&#233;quence qu'on a surtout tenu pour loi une r&#232;gle de vie prescrite aux hommes par le commandement d'autres hommes, si bien que ceux qui ob&#233;issent aux lois, on dit qu'ils vivent sous l'empire de la loi et ils semblent &#234;tre asservis. Il est bien vrai que celui qui rend &#224; chacun le sien par crainte du gibet agit par le commandement d'autrui et est contraint par le mal qu'il redoute ; on ne peut dire qu'il soit juste ; mais celui qui rend &#224; chacun le sien parce qu'il conna&#238;t la vraie raison des lois et leur n&#233;cessit&#233; agit en constant accord avec lui-m&#234;me et par son propre d&#233;cret, non par le d&#233;cret d'autrui ; il m&#233;rite donc d'&#234;tre appel&#233; juste. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;strong&gt;Trait&#233; th&#233;ologico-politique&lt;/strong&gt;, ch. IV, PUF, pp.183-185&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prologue du Trait&#233; de l'amendement de l'intellect</title>
		<link>http://caute.lautre.net/Prologue-du-Traite-de-l-amendement</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient pour l'&#233;ternit&#233; la jouissance d'une joie supr&#234;me et incessante.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je dis qu'&lt;i&gt;en fin de compte je me d&#233;cidai&lt;/i&gt;, car, &#224; premi&#232;re vue, il semblait d&#233;raisonnable de renoncer &#224; du certain pour quelque chose d'encore incertain. Je voyais en effet les avantages que nous procurent honneurs et richesses, et qu'il m'en fallait abandonner la poursuite si je voulais m'appliquer avec s&#233;rieux &#224; cette nouvelle entreprise. Et je m'apercevais bien que si jamais le bonheur supr&#234;me r&#233;sidait dans ces biens, je devrais en &#234;tre priv&#233;. Mais en revanche, s'il n'y &#233;tait pas contenu et si je m'y attachais exclusivement, j'&#233;tais tout autant priv&#233; du bonheur supr&#234;me.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je m'interrogeai donc pour savoir si par hasard il n'&#233;tait pas possible d'accomplir ce nouveau projet, ou du moins d'arriver &#224; une certitude sans changer l'ordre et la conduite ordinaire de ma vie. Je l'ai souvent tent&#233; en vain. Car ce qui nous occupe le plus souvent dans la vie et ce que les hommes, comme on peut le conclure de leurs actes, estiment comme le souverain bien, peut se ramener &#224; ces trois choses : la richesse, les honneurs, et le plaisir sensuel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or l'esprit est tellement diverti par ces trois choses, qu'il peut &#224; peine penser &#224; quelque autre bien. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Par le plaisir sensuel, l'&#226;me est suspendue comme si elle se reposait dans un bien v&#233;ritable, ce qui l'emp&#234;che absolument de penser &#224; autre chose ; mais apr&#232;s la jouissance vient l'extr&#234;me tristesse qui, si elle ne suspend pas l'activit&#233; de l'esprit, la trouble et l'engourdit. La poursuite des honneurs et de la richesse ne divertit pas moins l'esprit, surtout quand on recherche la richesse pour elle-m&#234;me, car elle fait alors figure de souverain bien. Mais se sont les honneurs qui divertissent bien plus encore l'esprit : on admet toujours, en effet, que c'est un bien en soi et comme une fin derni&#232;re vers laquelle tout converge. Et puis, ni l'un ni l'autre ne contiennent leur propre punition comme c'est le cas pour le plaisir sensuel ; au contraire, plus on en poss&#232;de, plus on &#233;prouve de joie. Aussi sommes-nous chaque fois plus incit&#233;s &#224; les accro&#238;tre. Si, au contraire, nous sommes un jour d&#233;&#231;us, nous sommes tr&#232;s tristes. Enfin, les honneurs sont une s&#233;rieuse entrave, car, pour y parvenir, il nous faut n&#233;cessairement r&#233;gler notre vie selon le niveau ordinaire des hommes, c'est-&#224;-dire fuir ce que fuit le vulgaire, rechercher ce qu'il recherche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est pourquoi, voyant que tout cela &#233;tait un grand obstacle &#224; ma nouvelle entreprise, - et m&#234;me y &#233;tait tellement contraire qu'il fallait n&#233;cessairement renoncer &#224; l'un ou &#224; l'autre, - je me vis contraint de me demander ce qui me serait le plus utile. Car, je l'ai dit, il semblait que je voulus perdre un bien certain pour un incertain. Mais avec un peu plus d'attention, je trouvais d'abord que si, abandonnant les biens en question, je poursuivais mon nouveau dessein, j'abandonnerais un bien incertain par sa nature m&#234;me, comme il est clair par ce qui a &#233;t&#233; dit, pour un autre bien incertain. Mais un bien dont la nature m&#234;me n'&#233;tait pas incertaine - car je cherchais un bien stable - et dont l'obtention seule l'&#233;tait. En r&#233;fl&#233;chissant plus longuement, je fus convaincu que, pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond, je laissai des maux certains pour un bien certain. Je me voyais en effet dans un p&#233;ril extr&#234;me, et contraint de chercher de toutes mes forces un rem&#232;de, m&#234;me incertain. De m&#234;me qu'un malade mortellement atteint et qui sent venir une mort certaine s'il n'applique un rem&#232;de, m&#234;me incertain, est contraint de le chercher de toutes ses forces, si incertain soit-il, car il place tout son espoir en lui. Or toutes les choses que recherche le vulgaire, non seulement ne procurent aucun rem&#232;de pour la conservation de notre &#234;tre, mais encore y font obstacle et causent souvent la perte de qui les poss&#232;de et toujours celle de ceux qui en sont poss&#233;d&#233;s.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il y a, en effet, de tr&#232;s nombreux exemples de gens qui ont souffert d'&#234;tre pers&#233;cut&#233;s jusqu'&#224; la mort &#224; cause de leur richesse, et d'autres qui, pour acqu&#233;rir des biens, se sont expos&#233;s &#224; tant de p&#233;rils qu'en fin de compte ils ont pay&#233; leur b&#234;tise de leur vie. Il n'y a pas moins d'exemples de ceux qui, pour conqu&#233;rir ou conserver des honneurs, ont tr&#232;s cruellement souffert. Enfin, nous avons d'innombrables exemples de gens dont les exc&#232;s sensuels ont h&#226;t&#233; la mort. A la r&#233;flexion, ces maux me sembl&#232;rent venir de ce que toute notre f&#233;licit&#233; et notre mis&#232;re d&#233;pendent de la seule qualit&#233; de l'objet auquel nous sommes attach&#233;s par amour. Car on ne se dispute jamais &#224; propos d'un objet qu'on n'aime pas. S'il p&#233;rit, nulle tristesse ; si un autre le poss&#232;de, nulle envie, nulle crainte, nulle haine et, en un mot, nulle &#233;motion. Voil&#224;, au contraire, ce qui arrive si l'on aime les choses p&#233;rissables, comme le sont toutes celles dont nous venant de parler. Mais l'amour d'une chose &#233;ternelle et infinie nourrit l'&#226;me d'une joie sans m&#233;lange et sans tristesse, ce qui est tr&#232;s d&#233;sirable et m&#233;rite qu'on le recherche de toutes ses forces. En v&#233;rit&#233;, ce n'est pas sans raison que j'ai employ&#233; ces mots : &lt;i&gt;pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond&lt;/i&gt;. Car, si clairement que mon esprit per&#231;&#251;t ces choses, je ne pouvais cependant pas me d&#233;tacher tout &#224; fait de l'avarice, du plaisir sensuel et de la gloire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais je voyais une chose : tant que mon esprit &#233;tait pr&#233;occup&#233; de ses pens&#233;es, il se d&#233;tournait des faux biens, et pensait s&#233;rieusement &#224; son nouveau projet. Ce qui me fut une grande consolation. car je voyais que ces maux ne sont pas de telle nature qu'ils ne dussent c&#233;der &#224; des rem&#232;des. Et bien qu'au d&#233;but ces moments fussent rares et tr&#232;s courts, cependant, apr&#232;s que le vrai bien me fut de plus en plus connu, ils devinrent plus fr&#233;quents et plus longs ; surtout quand je vis que le gain, le plaisir sensuel ou la gloire ne sont nuisibles que si on les recherche pour eux-m&#234;mes, et non comme moyen en vue d'une autre fin. Mais si on les recherche comme moyens, on en fera un usage mesur&#233; et ils ne nuiront nullement. Au contraire, ils nous aideront &#224; atteindre le but que nous recherchons. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;strong&gt;Trait&#233; de la r&#233;forme de l'entendement&lt;/strong&gt;, &#167;&#167; 1 &#224; 11&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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