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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Le Corps et l'Esprit (Ethique, III, prop.2)</title>
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		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


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		<dc:subject>ignorance</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le Corps ne peut d&#233;terminer l'Esprit &#224; penser, ni l'Esprit d&#233;terminer le Corps au mouvement, ni au repos, ni &#224; quelque chose d'autre (si &#231;a existe). &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#201;MONSTRATION &lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes les mani&#232;res de penser ont pour cause Dieu, en tant qu'il est chose pensante, et non en tant qu'il s'explique par un autre attribut (par la Prop. 6 p. 2) ; ce qui donc d&#233;termine l'Esprit &#224; penser, c'est une mani&#232;re de penser, non de l'&#201;tendue, c'est-&#224;-dire (par la D&#233;fin. 1 p. 2), ce n'est pas le Corps : Ce qui &#233;tait le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Spinoza-" rel="directory"&gt;Spinoza&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-liberte-+" rel="tag"&gt;libert&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-volonte-+" rel="tag"&gt;volont&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-animal-+" rel="tag"&gt;animal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-ignorance-+" rel="tag"&gt;ignorance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Corps ne peut d&#233;terminer l'Esprit &#224; penser, ni l'Esprit d&#233;terminer le Corps au mouvement, ni au repos, ni &#224; quelque chose d'autre (si &#231;a existe).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#201;MONSTRATION&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les mani&#232;res de penser ont pour cause Dieu, en tant qu'il est chose pensante, et non en tant qu'il s'explique par un autre attribut (&lt;i&gt;par la Prop. 6 p. 2&lt;/i&gt;) ; ce qui donc d&#233;termine l'Esprit &#224; penser, c'est une mani&#232;re de penser, non de l'&#201;tendue, c'est-&#224;-dire (&lt;i&gt;par la D&#233;fin. 1 p. 2&lt;/i&gt;), ce n'est pas le Corps : Ce qui &#233;tait le premier point. Ensuite, le mouvement et le repos du Corps doit na&#238;tre d'un autre corps, qui a lui aussi &#233;t&#233; d&#233;termin&#233; au mouvement ou au repos par un autre, et, absolument parlant, tout ce qui na&#238;t dans un corps a d&#251; na&#238;tre de Dieu, en tant qu'on le consid&#232;re affect&#233; d'une certaine mani&#232;re de l'&#201;tendue, et non d'une certaine mani&#232;re de penser (&lt;i&gt;par la m&#234;me Prop. 6 p. 2&lt;/i&gt;), c'est-&#224;-dire, ne peut pas na&#238;tre de l'Esprit, lequel (&lt;i&gt;par la Prop. 11 p. 2&lt;/i&gt;) est une mani&#232;re de penser : Ce qui &#233;tait le second point. Donc le Corps ne peut d&#233;terminer l'Esprit, etc. CQFD.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;SCOLIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela se comprend plus clairement par ce qu'on a dit dans le Scolie de la Proposition 7 p. 2, &#224; savoir que, l'Esprit et le Corps, c'est une seule et m&#234;me chose, qui se con&#231;oit sous l'attribut tant&#244;t de la Pens&#233;e, tant&#244;t de l'&#201;tendue. D'o&#249; vient que l'ordre ou encha&#238;nement des choses est un, qu'on con&#231;oive la nature sous l'un ou l'autre de ces attributs, par cons&#233;quent que l'ordre des actions et passions de notre Corps va par nature de pair avec l'ordre des actions et passions de notre Esprit : Ce qui ressort &#233;galement de la mani&#232;re dont nous avons d&#233;montr&#233; la Proposition 12 de la Deuxi&#232;me Partie. Or, encore que les choses soient telles qu'il ne reste pas de raison de douter, j'ai pourtant peine &#224; croire que, &#224; moins de prouver la chose par l'exp&#233;rience, je puisse induire les hommes &#224; examiner cela d'une &#226;me &#233;gale, tant ils sont fermement persuad&#233;s que c'est sous le seul commandement de l'Esprit que le Corps, tant&#244;t se meut, tant&#244;t est en repos, et fait un tr&#232;s grand nombre de choses qui d&#233;pendent de la seule volont&#233; de l'Esprit et de l'art de penser. Et, de fait, ce que peut le Corps, personne jusqu'&#224; pr&#233;sent ne l'a d&#233;termin&#233;, c'est-&#224;-dire, l'exp&#233;rience n'a appris &#224; personne jusqu'&#224; pr&#233;sent ce que le Corps peut faire par les seules lois de la nature en tant qu'on la consid&#232;re seulement comme corporelle, et ce qu'il ne peut faire &#224; moins d'&#234;tre d&#233;termin&#233; par l'Esprit. Car personne jusqu'&#224; pr&#233;sent n'a connu la structure du Corps si pr&#233;cis&#233;ment qu'il en p&#251;t expliquer toutes les fonctions, pour ne rien dire ici du fait que, chez les B&#234;tes, on observe plus d'une chose qui d&#233;passe de loin la sagacit&#233; humaine, et que les somnambules, dans leurs r&#234;ves, font un tr&#232;s grand nombre de choses qu'ils n'oseraient faire dans la veille ; ce qui montre assez que le Corps lui-m&#234;me, par les seules lois de sa nature, peut bien des choses qui font l'admiration de son Esprit. Ensuite, personne ne sait de quelle fa&#231;on, ou par quels moyens, l'Esprit meut le Corps, ni combien de degr&#233;s de mouvement il peut attribuer au Corps, et &#224; quelle vitesse il peut le mouvoir. D'o&#249; suit que, quand les hommes disent que telle ou telle action du Corps na&#238;t de l'Esprit, qui a un empire sur le Corps, ils ne savent ce qu'ils disent, et ils ne font qu'avouer, en termes sp&#233;cieux, qu'ils ignorent sans l'admirer la vraie cause de cette action. Mais ils vont dire, qu'ils sachent ou non par quels moyens l'Esprit meut le. Corps, que pourtant ils savent d'exp&#233;rience que, si l'Esprit n'&#233;tait pas apte &#224; penser, le Corps serait inerte. Qu'ensuite, ils savent d'exp&#233;rience qu'il est au seul pouvoir de l'Esprit tant de parler que de se taire, et bien d'autres choses qui, par suite, d&#233;pendent, &#224; ce qu'ils croient, du d&#233;cret de l'Esprit. Mais, pour ce qui touche au premier point, je leur demande si l'exp&#233;rience n'enseigne pas aussi que, si le Corps, inversement, est inerte, l'Esprit en m&#234;me temps est inapte &#224; penser ? Car, quand le Corps repose dans le sommeil, l'Esprit en m&#234;me temps que lui demeure endormi, et n'a pas le pouvoir de penser comme dans la veille. Ensuite, tout le monde a, je crois, fait l'exp&#233;rience que l'Esprit n'est pas toujours &#233;galement apte &#224; penser sur le m&#234;me objet ; mais que, selon que le Corps est plus apte &#224; ce que s'excite en lui l'image de tel ou tel objet, ainsi l'Esprit est plus apte &#224; contempler tel ou tel objet. Mais ils vont dire que, des seules lois de la nature, consid&#233;r&#233;e seulement en tant que corporelle, il ne peut pas se faire que l'on puisse d&#233;duire les causes des &#233;difices, des peintures et des choses de ce genre, qui se font par le seul art des hommes, et que le Corps humain, &#224; moins d'&#234;tre d&#233;termin&#233; et guid&#233; par l'Esprit, ne serait pas capable d'&#233;difier un temple. Mais j'ai d&#233;j&#224; montr&#233;, quant &#224; moi, qu'ils ne savent pas ce que peut le Corps, ou ce qu'on peut d&#233;duire de la seule contemplation de sa nature, et qu'ils ont l'exp&#233;rience d'un tr&#232;s grand nombre de choses qui se font par les seules lois de la nature et qu'ils n'auraient jamais cru pouvoir se faire sauf sous la direction de l'Esprit, comme sont celles que font les somnambules en dormant, et qu'ils admirent eux-m&#234;mes quand ils sont &#233;veill&#233;s. J'ajoute ici la structure m&#234;me du Corps humain, laquelle d&#233;passe de tr&#232;s loin en artifice toutes celles qu'a fabriqu&#233;es l'art des hommes, pour ne rien dire ici du fait, comme je l'ai montr&#233; plus haut, que de la nature, consid&#233;r&#233;e sous n'importe quel attribut, il suit une infinit&#233; de choses. Pour ce qui touche, en outre, au second point, les choses humaines iraient &#224; coup s&#251;r bien plus heureusement s'il &#233;tait tout autant au pouvoir de l'homme de se taire que de parler. Or l'exp&#233;rience enseigne plus que suffisamment qu'il n'est rien que les hommes aient moins en leur pouvoir que leur langue, et rien qu'ils puissent moins ma&#238;triser que leurs app&#233;tits ; d'o&#249; vint qu'ils croient, pour la plupart, que nous ne faisons librement que ce &#224; quoi nous aspirons l&#233;g&#232;rement, parce que l'app&#233;tit pour ces choses peut ais&#233;ment &#234;tre r&#233;duit par le souvenir d'autre chose que nous nous rappelons fr&#233;quemment, et que nous ne faisons pas du tout librement ce &#224; quoi nous aspirons avec un grand affect et que le souvenir d'autre chose ne peut apaiser. Mais &#224; vrai dire, si d'exp&#233;rience ils ne savaient que nous faisons plus d'une chose dont nous nous repentons ensuite, et que, souvent, quand nous sommes en proie &#224; des affects contraires, nous voyons le meilleur et nous faisons le pire, rien n'emp&#234;cherait qu'ils croient que nous faisons tout librement. Ainsi croit le b&#233;b&#233; aspirer librement au lait, et l'enfant en col&#232;re vouloir la vengeance, et le peureux la fuite. L'homme ivre, ensuite, croit que c'est par un libre d&#233;cret de l'Esprit qu'il dit ce que, redevenu sobre, il voudrait avoir tu : ainsi le d&#233;lirant, la bavarde, l'enfant, et bien d'autres de cette farine, croient que c'est par un libre d&#233;cret de l'Esprit qu'ils parlent, alors pourtant qu'ils ne peuvent contenir l'impulsion qu'ils ont &#224; parler ; si bien que l'exp&#233;rience elle-m&#234;me montre, non moins clairement que la raison, que les hommes se croient libres pour la seule raison qu'ils sont conscients de leurs actions, et ignorants des causes par quoi elles sont d&#233;termin&#233;es ; et, en outre, que les d&#233;crets de l'Esprit ne sont rien d'autre que les app&#233;tits eux-m&#234;mes, et pour cette raison varient en fonction de l'&#233;tat du Corps. Car chacun r&#232;gle toute chose &#224; partir de son propre affect, et, en outre, ceux qui sont en proie &#224; des affects contraires ne savent pas ce qu'ils veulent ; et, quant &#224; ceux qui n'en ont point, il suffit de tr&#232;s peu pour les pousser ici ou l&#224;. Toutes choses qui montrent assur&#233;ment clairement que tant le d&#233;cret que l'app&#233;tit de l'Esprit, et la d&#233;termination du Corps, vont de pair par nature, ou plut&#244;t sont une seule et m&#234;me chose, que nous appelons D&#233;cret quand on la consid&#232;re sous l'attribut de la Pens&#233;e, et qu'elle s'explique par lui et que nous appelons D&#233;termination quand on la consid&#232;re sous l'attribut de l'&#201;tendue, et qu'elle se d&#233;duit des lois du mouvement et du repos ; ce qui se verra plus clairement encore &#224; partir de ce qui reste &#224; dire maintenant. Car il y a autre chose que je voudrais ici noter tout particuli&#232;rement, c'est qu'il n'est rien que nous puissions faire par d&#233;cret de l'Esprit &#224; moins de nous en souvenir. Par ex., nous ne pouvons pas dire un mot &#224; moins de nous en souvenir. Ensuite, il n'est pas au libre pouvoir de l'Esprit de se souvenir d'une chose ou bien de l'oublier. Et donc, ce que l'on croit &#234;tre au pouvoir de l'Esprit, c'est seulement de pouvoir par d&#233;cret de l'Esprit ou bien dire ou bien taire la chose dont nous nous souvenons. Mais, lorsque nous r&#234;vons que nous parlons, nous croyons parler par un libre d&#233;cret de l'Esprit alors que pourtant nous ne parlons pas, ou, si nous parlons, cela se fait par un mouvement spontan&#233; du Corps. Ensuite, quand il nous arrive de r&#234;ver que nous cachons des choses aux hommes, c'est par le m&#234;me d&#233;cret de l'Esprit que celui par lequel, &#224; l'&#233;tat de veille, nous taisons ce que nous savons. Et enfin il nous arrive de r&#234;ver que nous faisons, par d&#233;cret de l'Esprit, des choses qu'en &#233;tat de veille nous n'oserions pas faire. Et par suite je voudrais bien savoir s'il y a dans l'Esprit deux genres de d&#233;crets, les Oniriques, et les Libres ? Que si l'on ne veut pas &#234;tre fou &#224; ce point-l&#224;, il faut n&#233;cessairement accorder que ce d&#233;cret de l'Esprit, qu'on croit libre, ne se distingue pas de l'imagination ou m&#233;moire elle-m&#234;me, et n'est rien d'autre que l'affirmation qu'enveloppe n&#233;cessairement l'id&#233;e, en tant qu'elle est id&#233;e (&lt;i&gt;voir Prop. 49 p. 2&lt;/i&gt;). Et par suite ces d&#233;crets de l'Esprit naissent dans l'Esprit avec la m&#234;me n&#233;cessit&#233; que les id&#233;es des choses existant en acte. Ceux donc qui croient qu'ils parlent, ou se taisent, ou font quoi que ce soit, par un libre d&#233;cret de l'Esprit, r&#234;vent les yeux ouverts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'existence pr&#233;c&#232;de l'essence.</title>
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&lt;p&gt;Qu'on n'ait pas choisi de na&#238;tre peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une excuse ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Comparez ce texte de Sartre avec celui-ci, de Schopenhauer : Toute existence pr&#233;suppose une essence &lt;br class='autobr' /&gt; L'existence pr&#233;c&#232;de l'essence (&#8230;). Que faut-il entendre par l&#224; ? Lorsqu'on consid&#232;re un objet fabriqu&#233;, comme par exemple un livre ou un coupe-papier, cet objet a &#233;t&#233; fabriqu&#233; par un artisan qui s'est inspir&#233; d'un concept ; il s'est r&#233;f&#233;r&#233; au concept de coupe-papier, et &#233;galement &#224; une technique de production (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-finalite-+" rel="tag"&gt;finalit&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-essence-+" rel="tag"&gt;essence&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-recette-+" rel="tag"&gt;recette&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-fin-183-+" rel="tag"&gt;fin&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-nature-humaine-+" rel="tag"&gt;nature humaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-atheisme-+" rel="tag"&gt;ath&#233;isme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-existentialisme-+" rel="tag"&gt;existentialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-qualite-+" rel="tag"&gt;qualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-concept-190-+" rel="tag"&gt;concept&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-objet-+" rel="tag"&gt;objet&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Leibniz-195-+" rel="tag"&gt;Leibniz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Diderot-+" rel="tag"&gt;Diderot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Voltaire-197-+" rel="tag"&gt;Voltaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Kant-198-+" rel="tag"&gt;Kant&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Qu-on-n-ait-pas-choisi-de-naitre-peut-il-etre-considere-comme-une-excuse' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Qu'on n'ait pas choisi de na&#238;tre peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une excuse ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparez ce texte de Sartre avec celui-ci, de Schopenhauer : &lt;a href='https://caute.lautre.net/Toute-existence-presuppose-une' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Toute existence pr&#233;suppose une essence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'existence pr&#233;c&#232;de l'essence (&#8230;). Que faut-il entendre par l&#224; ? Lorsqu'on consid&#232;re un objet fabriqu&#233;, comme par exemple un livre ou un coupe-papier, cet objet a &#233;t&#233; fabriqu&#233; par un artisan qui s'est inspir&#233; d'un concept ; il s'est r&#233;f&#233;r&#233; au concept de coupe-papier, et &#233;galement &#224; une technique de production pr&#233;alable qui fait partie du concept, et qui est au fond une recette. Ainsi, le coupe-papier est &#224; la fois un objet qui se produit d'une certaine mani&#232;re et qui, d'autre part, a une utilit&#233; d&#233;finie, et on ne peut pas supposer un homme qui produirait un coupe-papier sans savoir &#224; quoi l'objet va servir. Nous dirons donc que, pour le coupe-papier, l'essence - c'est-&#224;-dire l'ensemble des recettes et des qualit&#233;s qui permettent de le produire et de le d&#233;finir - pr&#233;c&#232;de l'existence ; et ainsi la pr&#233;sence, en face de moi, de tel coupe-papier ou de tel livre est d&#233;termin&#233;e. Nous avons donc l&#224; une vision technique du monde, dans laquelle on peut dire que la production pr&#233;c&#232;de l'existence.&lt;br /&gt; Lorsque nous concevons un Dieu cr&#233;ateur, ce Dieu est assimil&#233; la plupart du temps &#224; un artisan sup&#233;rieur ; et quelle que soit la doctrine que nous consid&#233;rions, qu'il s'agisse d'une doctrine comme celle de Descartes ou de la doctrine de Leibniz, nous admettons toujours que la volont&#233; suit plus ou moins l'entendement, ou tout au moins l'accompagne, et que Dieu, lorsqu'il cr&#233;e, sait pr&#233;cis&#233;ment ce qu'il cr&#233;e. Ainsi, le concept d'homme, dans l'esprit de Dieu, est assimilable au concept de coupe-papier dans l'esprit de l'industriel ; et Dieu produit l'homme suivant des techniques et une conception, exactement comme l'artisan fabrique un coupe-papier suivant une d&#233;finition et une technique. Ainsi l'homme individuel r&#233;alise un certain concept qui est dans l'entendement divin. Au XVIIIe si&#232;cle, dans l'ath&#233;isme des philosophes, la notion de Dieu est supprim&#233;e, mais non pas pour autant l'id&#233;e que l'essence pr&#233;c&#232;de l'existence. Cette id&#233;e, nous la retrouvons un peu partout : nous la retrouvons chez Diderot, chez Voltaire, et m&#234;me chez Kant. L'homme est possesseur d'une nature humaine ; cette nature humaine, qui est le concept humain, se retrouve chez tous les hommes, ce qui signifie que chaque homme est un exemple particulier d'un concept universel, l'homme ; chez Kant, il r&#233;sulte de cette universalit&#233; que l'homme des bois, l'homme de la nature, comme le bourgeois sont astreints &#224; la m&#234;me d&#233;finition et poss&#232;dent les m&#234;mes qualit&#233;s de base. Ainsi, l&#224; encore, l'essence de l'homme pr&#233;c&#232;de cette existence historique que nous rencontrons dans la nature.&lt;br /&gt; L'existentialisme ath&#233;e, que je repr&#233;sente, est plus coh&#233;rent. Il d&#233;clare que si Dieu n'existe pas, il y a au moins un &#234;tre chez qui l'existence pr&#233;c&#232;de l'essence, un &#234;tre qui existe avant de pouvoir &#234;tre d&#233;fini par aucun concept et que cet &#234;tre c'est l'homme (&#8230;). Qu'est-ce que signifie ici que l'existence pr&#233;c&#232;de l'essence ? Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se d&#233;finit apr&#232;s. L'homme, tel que le con&#231;oit l'existentialiste, s'il n'est pas d&#233;finissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera fait. Ainsi, il n'y a pas de nature humaine, puisqu'il n'y a pas de Dieu pour la concevoir. L'homme est seulement, non seulement tel qu'il se con&#231;oit, mais tel qu'il se veut, et comme il se con&#231;oit apr&#232;s l'existence, comme il se veut apr&#232;s cet &#233;lan vers l'existence ; l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Paul Sartre, &lt;strong&gt;L'existentialisme est un humanisme&lt;/strong&gt;, Nagel, pp.17-22&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Qu'est-ce donc que la libert&#233; ? Na&#238;tre, c'est &#224; la fois na&#238;tre du monde et na&#238;tre au monde.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Qu-est-ce-donc-que-la-liberte-Naitre-c-est-a-la-fois-naitre-du-monde-et-naitre</link>
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		<dc:creator>Merleau-Ponty, Maurice</dc:creator>


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&lt;p&gt;Qu'on n'ait pas choisi de na&#238;tre peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une excuse ? &lt;br class='autobr' /&gt; Qu'est-ce donc que la libert&#233; ? Na&#238;tre, c'est &#224; la fois na&#238;tre du monde et na&#238;tre au monde. Le monde est d&#233;j&#224; constitu&#233;, mais aussi jamais compl&#232;tement constitu&#233;. Sous le premier rapport, nous sommes sollicit&#233;s, sous le second nous sommes ouverts &#224; une infinit&#233; de possibles. Mais cette analyse est encore abstraite, car nous existons sous les deux rapports &#224; la fois. Il n'y a donc jamais d&#233;terminisme et jamais choix (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Merleau-Ponty-" rel="directory"&gt;Merleau-Ponty&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-heros-+" rel="tag"&gt;h&#233;ros&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Qu-on-n-ait-pas-choisi-de-naitre-peut-il-etre-considere-comme-une-excuse' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Qu'on n'ait pas choisi de na&#238;tre peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une excuse ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce donc que la libert&#233; ? Na&#238;tre, c'est &#224; la fois na&#238;tre du monde et na&#238;tre au monde. Le monde est d&#233;j&#224; constitu&#233;, mais aussi jamais compl&#232;tement constitu&#233;. Sous le premier rapport, nous sommes sollicit&#233;s, sous le second nous sommes ouverts &#224; une infinit&#233; de possibles. Mais cette analyse est encore abstraite, car nous existons sous les deux rapports &lt;i&gt;&#224; la fois&lt;/i&gt;. Il n'y a donc jamais d&#233;terminisme et jamais choix absolu, jamais je ne suis chose et jamais conscience nue. En particulier, m&#234;me nos initiatives, m&#234;me les situations que nous avons choisies nous portent, une fois assum&#233;es comme par une gr&#226;ce d'&#233;tat. La g&#233;n&#233;ralit&#233; du &#171; r&#244;le &#187; et de la situation vient au secours de la d&#233;cision, et, dans cet &#233;change entre la situation et celui qui l'assume, il est impossible de d&#233;limiter la &#171; part de la situation &#187; et la &#171; part de la libert&#233; &#187;. On torture un homme pour le faire parler. S'il refuse de donner les noms et les adresses qu'on veut lui arracher ce n'est pas par une d&#233;cision solitaire et sans appuis ; il se sentait encore avec ses camarades, et, encore engag&#233; dans la lutte commune, il &#233;tait comme incapable de parler ; ou bien, depuis des mois ou des ann&#233;es, il a affront&#233; en pens&#233;e cette &#233;preuve et mis&#233; toute sa vie sur elle ; ou enfin, il veut prouver en la surmontant ce qu'il a toujours pens&#233; et dit de la libert&#233;. Ces motifs n'annulent pas la libert&#233;, ils font du moins qu'elle ne soit pas sans &#233;tais dans l'&#234;tre. Ce n'est pas finalement une conscience nue qui r&#233;siste &#224; la douleur, mais le prisonnier avec ses camarades ou avec ceux qu'il aime et sous le regard de qui il vit, ou enfin la conscience avec sa solitude mrgueilleusement voulue, c'est-&#224;-dire encore un certain mode du &lt;i&gt;Mit-Sein&lt;/i&gt;. Et sans doute c'est l'individu, dans sa prison, qui ranime chaque jour ces fant&#244;mes, ils lui rendent la force qu'il leur a donn&#233;e, mais r&#233;ciproquement, s'il s'est engag&#233; dans cette action, s'il s'est li&#233; avec ces camarades ou attach&#233; &#224; cette morale, c'est parce que la situation historique, les camarades, le monde autour de lui lui paraissaient attendre de lui cette conduite-l&#224;. On pourrait ainsi continuer l'analyse sans fin. Nous choisissons notre monde et le monde nous choisit. Il est s&#251;r en tout cas que jamais nous ne pouvons r&#233;server en nous-m&#234;me un r&#233;duit o&#249; l'&#234;tre ne p&#233;n&#232;tre pas, sans qu'aussit&#244;t, du seul fait qu'elle est v&#233;cue, cette libert&#233; prenne figure d'&#234;tre et devienne motif et appui. Concr&#232;tement prise, la libert&#233; est toujours une rencontre de l'ext&#233;rieur et de l'int&#233;rieur, - m&#234;me la libert&#233; pr&#233;humaine et pr&#233;historique par laquelle nous avons commenc&#233;, - et elle se d&#233;grade sans devenir jamais nulle &#224; mesure que diminue la &lt;i&gt;tol&#233;rance &lt;/i&gt;des donn&#233;es corporelles et institutionnelles de notre vie. Il y a, comme dit Husserl, un &#171; champ de la libert&#233; &#187; et une &#171; libert&#233; conditionn&#233;e &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fink, Vergegenw&#228;rtigung und Bild, p. 285&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, non qu'elle soit absolue dans les limites de ce champ et nulle au dehors, - comme le champ perceptif, celui-ci est sans limites lin&#233;aires, - mais parce que j'ai des possibilit&#233;s prochaines et des possibilit&#233;s lointaines. Nos engagements soutiennent notre puissance et il n 'y a pas de libert&#233; sans quelque puissance. Notre libert&#233;, dit-on, est ou bien totale, ou bien nulle. Ce dilemme est celui de la pens&#233;e objective et de l'analyse r&#233;flexive, sa complice. Si en effet nous nous pla&#231;ons dans l'&#234;tre, il faut n&#233;cessairement que nos actions viennent du dehors, si nous revenons &#224; la conscience constituante, il faut qu'elles viennent du dedans. Mais nous avons justement appris &#224; reconna&#238;tre l'ordre des ph&#233;nom&#232;nes. Nous sommes m&#234;l&#233;s au monde et aux autres dans une confusion inextricable. L'id&#233;e de situation exclut la libert&#233; absolue &#224; l'origine de nos engagements. Elle l'exclut d'ailleurs &#233;galement &#224; leur terme. Aucun engagement. et pas m&#234;me l'engagement dans l'&#201;tat h&#233;g&#233;lien, ne peut me faire d&#233;passer toutes les diff&#233;rences et me rendre libre pour tout. Cette universalit&#233; elle-m&#234;me, du seul fait qu'elle serait v&#233;cue. se d&#233;tacherait comme une particularit&#233; sur le fond du monde, l'existence g&#233;n&#233;ralise et particularise &#224; la fois tout ce qu'elle vise et ne saurait &#234;tre int&#233;grale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La synth&#232;se de l'En soi et du Pour soi qui accomplit la libert&#233; h&#233;g&#233;lienne a cependant sa v&#233;rit&#233;. En un sens, c'est la d&#233;finition m&#234;me de l'existence, elle se fait &#224; chaque moment sous nos yeux dans le ph&#233;nom&#232;ne de pr&#233;sence, simplement elle est bient&#244;t &#224; recommencer et ne supprime pas notre finitude. En assumant un pr&#233;sent, je ressaisis et je transforme mon pass&#233;, j'en change le sens, je m'en lib&#232;re, je m'en d&#233;gage. Mais je ne le fais qu'en m'engageant ailleurs. Le traitement psychanalytique ne gu&#233;rit pas en provoquant une prise de conscience du pass&#233;, mais d'abord en liant le sujet &#224; son m&#233;decin par de nouveaux rapports d'existence. Il ne s'agit pas de donner &#224; l'interpr&#233;tation psychanalytique un assentiment scientifique et de d&#233;couvrir un sens notionnel du pass&#233;, il s'agit de le re-vivre comme signifiant ceci ou cela, et le malade n'y parvient qu'en voyant son pass&#233; dans la perspective de sa coexistence avec le m&#233;decin. Le complexe n'est pas dissous par une libert&#233; sans instruments, mais plut&#244;t disloqu&#233; par une nouvelle pulsation du temps qui a ses appuis et ses motifs. Il en est de m&#234;me dans toutes les prises de conscience : elles ne sont effectives que si elles sont port&#233;es par un nouvel engagement. Or cet engagement &#224; son tour se fait dans l'implicite, il n'est donc valable que pour un cycle de temps. Le choix que nous faisons de notre vie a toujours lieu sur la base d'un certain donn&#233;. Ma libert&#233; peut d&#233;tourner ma vie de son sens spontan&#233;, mais par une s&#233;rie de glissements, en l'&#233;pousant d'abord, et non par aucune cr&#233;ation absolue. Toutes les explications de ma conduite par mon pass&#233;, mon temp&#233;rament, mon milieu sont donc vraies, &#224; condition qu'on les consid&#232;re non comme des apports s&#233;parables, mais comme des moments de mon &#234;tre total dont il m'est loisible d'expliciter le sens dans diff&#233;rentes directions, sans qu'on puisse jamais dire si c'est moi qui leur donne leur sens ou si je le re&#231;ois d'eux. Je suis une structure psychologique et historique. J'ai re&#231;u avec l'existence une mani&#232;re d'exister, un style. Toutes mes actions et mes pens&#233;es sont en rapport avec cette structure, et m&#234;me la pens&#233;e d'un philosophe n'est qu'une mani&#232;re d'expliciter sa prise sur le monde, cela qu'il est. Et cependant, je suis libre, non pas en d&#233;pit ou en de&#231;&#224; de ces motivations, mais par leur moyen. Car cette vie signifiante, cette certaine signification de la nature et de l'histoire que je suis, ne limite pas mon acc&#232;s au monde, elle est au contraire mon moyen de communiquer avec lui. C'est en &#233;tant sans restrictions ni r&#233;serves ce que je suis &#224; pr&#233;sent que j'ai chance de progresser, c'est en vivant mon temps que je peux comprendre les autres temps, c'est en m'enfon&#231;ant dans le pr&#233;sent et dans le monde, en assumant r&#233;solument ce que je suis par hasard, en voulant ce que je veux, en faisant ce que je fais que je peux aller au del&#224;. Je ne peux manquer la libert&#233; que si je cherche &#224; d&#233;passer ma situation naturelle et sociale en refusant de l'assumer d'abord, au lieu de rejoindre &#224; travers elle le monde naturel et humain. Rien ne me d&#233;termine du dehors, non que rien ne me sollicite, mais au contraire parce que je suis d'embl&#233;e hors de moi et ouvert au monde. Nous sommes de part en part &lt;i&gt;vrais&lt;/i&gt;, nous avons avec nous, du seul fait que nous sommes au monde, et non pas seulement dans le monde, comme des choses, tout ce qu'il faut pour nous d&#233;passer. Nous n'avons pas &#224; craindre que nos choix ou nos actions restreignent notre libert&#233;, puisque le choix et l'action nous lib&#232;rent seuls de nos ancres. De m&#234;me que la r&#233;flexion emprunte son v&#339;u d'ad&#233;quation absolue &#224; la perception qui fait para&#238;tre une chose, et qu'ainsi l'id&#233;alisme utilise tacitement l'&#171; opinion originaire &#187; qu'il voudrait d&#233;truire comme opinion, de m&#234;me la libert&#233; s'embarrasse dans les contradictions de l'engagement et ne s'aper&#231;oit pas qu'elle ne serait pas libert&#233; sans les racines qu'elle pousse dans le monde. Ferai-je cette promesse ? Risquerai-je ma vie pour si peu ? Donnerai-je ma libert&#233; pour sauver la libert&#233; ? Il n'y a pas de r&#233;ponse th&#233;orique &#224; ces questions. Mais il y a ces &lt;i&gt;choses &lt;/i&gt;qui se pr&#233;sentent, irr&#233;cusables, il y a cette personne aim&#233;e devant toi, il y a ces hommes qui existent esclaves autour de toi et &lt;i&gt;ta &lt;/i&gt;libert&#233; ne peut se vouloir sans sortir de sa singularit&#233; et sans vouloir &lt;i&gt;la &lt;/i&gt;libert&#233;. Qu'il s'agisse des choses ou des situations historiques, la philosophie n'a pas d'autre fonction que de nous rapprendre &#224; les voir bien, et il est vrai de dire qu'elle se r&#233;alise en se d&#233;truisant comme philosophie s&#233;par&#233;e. Mais c'est ici qu'il faut se taire car seul le h&#233;ros vit jusqu'au bout sa relation aux hommes et au monde, et il ne convient pas qu'un autre parle en son nom. &#171; Ton fils est pris dans l'incendie, tu le sauveras&#8230;Tu vendrais, s'il est un obstacle, ton &#233;paule contre un coup d'&#233;paule. Tu loges dans ton acte m&#234;me. Ton acte, c'est toi... Tu t'&#233;changes... Ta signification se montre, &#233;blouissante. C'est ton devoir, c'est ta haine, c'est ton amour, c'est ta fid&#233;lit&#233;, c'est ton invention... L 'homme n'est qu'un n&#339;ud de relations, les relations comptent seules pour l'homme. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. DE SAINT-EXUP&#201;RY, Pilote de Guerre, pp. 171 et 174.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fink, &lt;i&gt;Vergegenw&#228;rtigung und Bild&lt;/i&gt;, p. 285&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A. DE SAINT-EXUP&#201;RY, &lt;i&gt;Pilote de Guerre&lt;/i&gt;, pp. 171 et 174.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Maurice Merleau-Ponty, &lt;strong&gt;Ph&#233;nom&#233;nologie de la perception&lt;/strong&gt;, Gallimard, coll. &#034;TEL&#034;, pp.517-520&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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