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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Prologue du Trait&#233; de l'amendement de l'intellect</title>
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		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


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&lt;p&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient pour l'&#233;ternit&#233; la jouissance d'une joie supr&#234;me et incessante.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je dis qu'&lt;i&gt;en fin de compte je me d&#233;cidai&lt;/i&gt;, car, &#224; premi&#232;re vue, il semblait d&#233;raisonnable de renoncer &#224; du certain pour quelque chose d'encore incertain. Je voyais en effet les avantages que nous procurent honneurs et richesses, et qu'il m'en fallait abandonner la poursuite si je voulais m'appliquer avec s&#233;rieux &#224; cette nouvelle entreprise. Et je m'apercevais bien que si jamais le bonheur supr&#234;me r&#233;sidait dans ces biens, je devrais en &#234;tre priv&#233;. Mais en revanche, s'il n'y &#233;tait pas contenu et si je m'y attachais exclusivement, j'&#233;tais tout autant priv&#233; du bonheur supr&#234;me.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je m'interrogeai donc pour savoir si par hasard il n'&#233;tait pas possible d'accomplir ce nouveau projet, ou du moins d'arriver &#224; une certitude sans changer l'ordre et la conduite ordinaire de ma vie. Je l'ai souvent tent&#233; en vain. Car ce qui nous occupe le plus souvent dans la vie et ce que les hommes, comme on peut le conclure de leurs actes, estiment comme le souverain bien, peut se ramener &#224; ces trois choses : la richesse, les honneurs, et le plaisir sensuel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or l'esprit est tellement diverti par ces trois choses, qu'il peut &#224; peine penser &#224; quelque autre bien. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Par le plaisir sensuel, l'&#226;me est suspendue comme si elle se reposait dans un bien v&#233;ritable, ce qui l'emp&#234;che absolument de penser &#224; autre chose ; mais apr&#232;s la jouissance vient l'extr&#234;me tristesse qui, si elle ne suspend pas l'activit&#233; de l'esprit, la trouble et l'engourdit. La poursuite des honneurs et de la richesse ne divertit pas moins l'esprit, surtout quand on recherche la richesse pour elle-m&#234;me, car elle fait alors figure de souverain bien. Mais se sont les honneurs qui divertissent bien plus encore l'esprit : on admet toujours, en effet, que c'est un bien en soi et comme une fin derni&#232;re vers laquelle tout converge. Et puis, ni l'un ni l'autre ne contiennent leur propre punition comme c'est le cas pour le plaisir sensuel ; au contraire, plus on en poss&#232;de, plus on &#233;prouve de joie. Aussi sommes-nous chaque fois plus incit&#233;s &#224; les accro&#238;tre. Si, au contraire, nous sommes un jour d&#233;&#231;us, nous sommes tr&#232;s tristes. Enfin, les honneurs sont une s&#233;rieuse entrave, car, pour y parvenir, il nous faut n&#233;cessairement r&#233;gler notre vie selon le niveau ordinaire des hommes, c'est-&#224;-dire fuir ce que fuit le vulgaire, rechercher ce qu'il recherche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est pourquoi, voyant que tout cela &#233;tait un grand obstacle &#224; ma nouvelle entreprise, - et m&#234;me y &#233;tait tellement contraire qu'il fallait n&#233;cessairement renoncer &#224; l'un ou &#224; l'autre, - je me vis contraint de me demander ce qui me serait le plus utile. Car, je l'ai dit, il semblait que je voulus perdre un bien certain pour un incertain. Mais avec un peu plus d'attention, je trouvais d'abord que si, abandonnant les biens en question, je poursuivais mon nouveau dessein, j'abandonnerais un bien incertain par sa nature m&#234;me, comme il est clair par ce qui a &#233;t&#233; dit, pour un autre bien incertain. Mais un bien dont la nature m&#234;me n'&#233;tait pas incertaine - car je cherchais un bien stable - et dont l'obtention seule l'&#233;tait. En r&#233;fl&#233;chissant plus longuement, je fus convaincu que, pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond, je laissai des maux certains pour un bien certain. Je me voyais en effet dans un p&#233;ril extr&#234;me, et contraint de chercher de toutes mes forces un rem&#232;de, m&#234;me incertain. De m&#234;me qu'un malade mortellement atteint et qui sent venir une mort certaine s'il n'applique un rem&#232;de, m&#234;me incertain, est contraint de le chercher de toutes ses forces, si incertain soit-il, car il place tout son espoir en lui. Or toutes les choses que recherche le vulgaire, non seulement ne procurent aucun rem&#232;de pour la conservation de notre &#234;tre, mais encore y font obstacle et causent souvent la perte de qui les poss&#232;de et toujours celle de ceux qui en sont poss&#233;d&#233;s.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il y a, en effet, de tr&#232;s nombreux exemples de gens qui ont souffert d'&#234;tre pers&#233;cut&#233;s jusqu'&#224; la mort &#224; cause de leur richesse, et d'autres qui, pour acqu&#233;rir des biens, se sont expos&#233;s &#224; tant de p&#233;rils qu'en fin de compte ils ont pay&#233; leur b&#234;tise de leur vie. Il n'y a pas moins d'exemples de ceux qui, pour conqu&#233;rir ou conserver des honneurs, ont tr&#232;s cruellement souffert. Enfin, nous avons d'innombrables exemples de gens dont les exc&#232;s sensuels ont h&#226;t&#233; la mort. A la r&#233;flexion, ces maux me sembl&#232;rent venir de ce que toute notre f&#233;licit&#233; et notre mis&#232;re d&#233;pendent de la seule qualit&#233; de l'objet auquel nous sommes attach&#233;s par amour. Car on ne se dispute jamais &#224; propos d'un objet qu'on n'aime pas. S'il p&#233;rit, nulle tristesse ; si un autre le poss&#232;de, nulle envie, nulle crainte, nulle haine et, en un mot, nulle &#233;motion. Voil&#224;, au contraire, ce qui arrive si l'on aime les choses p&#233;rissables, comme le sont toutes celles dont nous venant de parler. Mais l'amour d'une chose &#233;ternelle et infinie nourrit l'&#226;me d'une joie sans m&#233;lange et sans tristesse, ce qui est tr&#232;s d&#233;sirable et m&#233;rite qu'on le recherche de toutes ses forces. En v&#233;rit&#233;, ce n'est pas sans raison que j'ai employ&#233; ces mots : &lt;i&gt;pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond&lt;/i&gt;. Car, si clairement que mon esprit per&#231;&#251;t ces choses, je ne pouvais cependant pas me d&#233;tacher tout &#224; fait de l'avarice, du plaisir sensuel et de la gloire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais je voyais une chose : tant que mon esprit &#233;tait pr&#233;occup&#233; de ses pens&#233;es, il se d&#233;tournait des faux biens, et pensait s&#233;rieusement &#224; son nouveau projet. Ce qui me fut une grande consolation. car je voyais que ces maux ne sont pas de telle nature qu'ils ne dussent c&#233;der &#224; des rem&#232;des. Et bien qu'au d&#233;but ces moments fussent rares et tr&#232;s courts, cependant, apr&#232;s que le vrai bien me fut de plus en plus connu, ils devinrent plus fr&#233;quents et plus longs ; surtout quand je vis que le gain, le plaisir sensuel ou la gloire ne sont nuisibles que si on les recherche pour eux-m&#234;mes, et non comme moyen en vue d'une autre fin. Mais si on les recherche comme moyens, on en fera un usage mesur&#233; et ils ne nuiront nullement. Au contraire, ils nous aideront &#224; atteindre le but que nous recherchons. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;strong&gt;Trait&#233; de la r&#233;forme de l'entendement&lt;/strong&gt;, &#167;&#167; 1 &#224; 11&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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