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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>L'abeille et l'architecte</title>
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		<dc:date>2003-08-15T08:43:55Z</dc:date>
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		<dc:creator>Marx, Karl</dc:creator>


		<dc:subject>technique</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l'homme et la nature. L'homme y joue lui-m&#234;me vis-&#224;-vis de la nature le r&#244;le d'une puissance naturelle. Les forces dont son corps est dou&#233;, bras et jambes, t&#234;te et mains, il les met en mouvement, afin de s'assimiler des mati&#232;res en leur donnant une forme utile &#224; sa vie. En m&#234;me temps qu'il agit par ce mouvement sur la nature ext&#233;rieure et la modifie, il modifie sa propre nature, et d&#233;veloppe les facult&#233;s qui y sommeillent. Nous ne nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l'homme et la nature. L'homme y joue lui-m&#234;me vis-&#224;-vis de la nature le r&#244;le d'une puissance naturelle. Les forces dont son corps est dou&#233;, bras et jambes, t&#234;te et mains, il les met en mouvement, afin de s'assimiler des mati&#232;res en leur donnant une forme utile &#224; sa vie. En m&#234;me temps qu'il agit par ce mouvement sur la nature ext&#233;rieure et la modifie, il modifie sa propre nature, et d&#233;veloppe les facult&#233;s qui y sommeillent. Nous ne nous arr&#234;tons pas &#224; cet &#233;tat primordial du travail o&#249; il n'a pas encore d&#233;pouill&#233; son mode purement instinctif. Notre point de d&#233;part c'est le travail sous une forme qui appartient exclusivement &#224; l'homme. Une araign&#233;e fait des op&#233;rations qui ressemblent &#224; celles du tisserand, et l'abeille confond par la structure de ses cellules de cire l'habilet&#233; de plus d'un architecte. Mais ce qui distingue d&#232;s l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il a construit la cellule dans sa t&#234;te avant de la construire dans la ruche. Le r&#233;sultat auquel le travail aboutit, pr&#233;existe id&#233;alement dans l'imagination du travailleur. Ce n'est pas qu'il op&#232;re seulement un changement de forme dans les mati&#232;res naturelles ; il y r&#233;alise du m&#234;me coup son propre but dont il a conscience, qui d&#233;termine comme loi son mode d'action, et auquel il doit subordonner sa volont&#233;. Et cette subordination n'est pas momentan&#233;e. L'oeuvre exige pendant toute sa dur&#233;e, outre l'effort des organes qui agissent, une attention soutenue, laquelle ne peut elle-m&#234;me r&#233;sulter que d'une tension constante de la volont&#233;. Elle l'exige d'autant plus que, par son objet et son mode d'ex&#233;cution, le travail entra&#238;ne moins le travailleur, qu'il se fait moins sentir &#224; lui, comme le libre jeu de ses forces corporelles et intellectuelles ; en un mot, qu'il est moins attrayant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Marx, &lt;strong&gt;Le Capital&lt;/strong&gt;, Ed. Sociales, Livre I, Chap.7, p.136-137&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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