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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Prologue du Trait&#233; de l'amendement de l'intellect</title>
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		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>


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&lt;p&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La philosophie : recherche d'un bien v&#233;ritable&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quand l'exp&#233;rience m'eut appris que tous les &#233;v&#233;nements ordinaires de la vie sont vains et futiles, voyant que tout ce qui &#233;tait pour moi cause ou objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais dans la seule mesure ou l'&#226;me en &#233;tait &#233;mue, je me d&#233;cidai en fin de compte &#224; rechercher s'il n'existait pas un bien v&#233;ritable et qui p&#251;t se communiquer, quelque chose enfin dont la d&#233;couverte et l'acquisition me procureraient pour l'&#233;ternit&#233; la jouissance d'une joie supr&#234;me et incessante.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je dis qu'&lt;i&gt;en fin de compte je me d&#233;cidai&lt;/i&gt;, car, &#224; premi&#232;re vue, il semblait d&#233;raisonnable de renoncer &#224; du certain pour quelque chose d'encore incertain. Je voyais en effet les avantages que nous procurent honneurs et richesses, et qu'il m'en fallait abandonner la poursuite si je voulais m'appliquer avec s&#233;rieux &#224; cette nouvelle entreprise. Et je m'apercevais bien que si jamais le bonheur supr&#234;me r&#233;sidait dans ces biens, je devrais en &#234;tre priv&#233;. Mais en revanche, s'il n'y &#233;tait pas contenu et si je m'y attachais exclusivement, j'&#233;tais tout autant priv&#233; du bonheur supr&#234;me.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je m'interrogeai donc pour savoir si par hasard il n'&#233;tait pas possible d'accomplir ce nouveau projet, ou du moins d'arriver &#224; une certitude sans changer l'ordre et la conduite ordinaire de ma vie. Je l'ai souvent tent&#233; en vain. Car ce qui nous occupe le plus souvent dans la vie et ce que les hommes, comme on peut le conclure de leurs actes, estiment comme le souverain bien, peut se ramener &#224; ces trois choses : la richesse, les honneurs, et le plaisir sensuel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or l'esprit est tellement diverti par ces trois choses, qu'il peut &#224; peine penser &#224; quelque autre bien. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Par le plaisir sensuel, l'&#226;me est suspendue comme si elle se reposait dans un bien v&#233;ritable, ce qui l'emp&#234;che absolument de penser &#224; autre chose ; mais apr&#232;s la jouissance vient l'extr&#234;me tristesse qui, si elle ne suspend pas l'activit&#233; de l'esprit, la trouble et l'engourdit. La poursuite des honneurs et de la richesse ne divertit pas moins l'esprit, surtout quand on recherche la richesse pour elle-m&#234;me, car elle fait alors figure de souverain bien. Mais se sont les honneurs qui divertissent bien plus encore l'esprit : on admet toujours, en effet, que c'est un bien en soi et comme une fin derni&#232;re vers laquelle tout converge. Et puis, ni l'un ni l'autre ne contiennent leur propre punition comme c'est le cas pour le plaisir sensuel ; au contraire, plus on en poss&#232;de, plus on &#233;prouve de joie. Aussi sommes-nous chaque fois plus incit&#233;s &#224; les accro&#238;tre. Si, au contraire, nous sommes un jour d&#233;&#231;us, nous sommes tr&#232;s tristes. Enfin, les honneurs sont une s&#233;rieuse entrave, car, pour y parvenir, il nous faut n&#233;cessairement r&#233;gler notre vie selon le niveau ordinaire des hommes, c'est-&#224;-dire fuir ce que fuit le vulgaire, rechercher ce qu'il recherche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est pourquoi, voyant que tout cela &#233;tait un grand obstacle &#224; ma nouvelle entreprise, - et m&#234;me y &#233;tait tellement contraire qu'il fallait n&#233;cessairement renoncer &#224; l'un ou &#224; l'autre, - je me vis contraint de me demander ce qui me serait le plus utile. Car, je l'ai dit, il semblait que je voulus perdre un bien certain pour un incertain. Mais avec un peu plus d'attention, je trouvais d'abord que si, abandonnant les biens en question, je poursuivais mon nouveau dessein, j'abandonnerais un bien incertain par sa nature m&#234;me, comme il est clair par ce qui a &#233;t&#233; dit, pour un autre bien incertain. Mais un bien dont la nature m&#234;me n'&#233;tait pas incertaine - car je cherchais un bien stable - et dont l'obtention seule l'&#233;tait. En r&#233;fl&#233;chissant plus longuement, je fus convaincu que, pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond, je laissai des maux certains pour un bien certain. Je me voyais en effet dans un p&#233;ril extr&#234;me, et contraint de chercher de toutes mes forces un rem&#232;de, m&#234;me incertain. De m&#234;me qu'un malade mortellement atteint et qui sent venir une mort certaine s'il n'applique un rem&#232;de, m&#234;me incertain, est contraint de le chercher de toutes ses forces, si incertain soit-il, car il place tout son espoir en lui. Or toutes les choses que recherche le vulgaire, non seulement ne procurent aucun rem&#232;de pour la conservation de notre &#234;tre, mais encore y font obstacle et causent souvent la perte de qui les poss&#232;de et toujours celle de ceux qui en sont poss&#233;d&#233;s.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il y a, en effet, de tr&#232;s nombreux exemples de gens qui ont souffert d'&#234;tre pers&#233;cut&#233;s jusqu'&#224; la mort &#224; cause de leur richesse, et d'autres qui, pour acqu&#233;rir des biens, se sont expos&#233;s &#224; tant de p&#233;rils qu'en fin de compte ils ont pay&#233; leur b&#234;tise de leur vie. Il n'y a pas moins d'exemples de ceux qui, pour conqu&#233;rir ou conserver des honneurs, ont tr&#232;s cruellement souffert. Enfin, nous avons d'innombrables exemples de gens dont les exc&#232;s sensuels ont h&#226;t&#233; la mort. A la r&#233;flexion, ces maux me sembl&#232;rent venir de ce que toute notre f&#233;licit&#233; et notre mis&#232;re d&#233;pendent de la seule qualit&#233; de l'objet auquel nous sommes attach&#233;s par amour. Car on ne se dispute jamais &#224; propos d'un objet qu'on n'aime pas. S'il p&#233;rit, nulle tristesse ; si un autre le poss&#232;de, nulle envie, nulle crainte, nulle haine et, en un mot, nulle &#233;motion. Voil&#224;, au contraire, ce qui arrive si l'on aime les choses p&#233;rissables, comme le sont toutes celles dont nous venant de parler. Mais l'amour d'une chose &#233;ternelle et infinie nourrit l'&#226;me d'une joie sans m&#233;lange et sans tristesse, ce qui est tr&#232;s d&#233;sirable et m&#233;rite qu'on le recherche de toutes ses forces. En v&#233;rit&#233;, ce n'est pas sans raison que j'ai employ&#233; ces mots : &lt;i&gt;pourvu que je pusse r&#233;fl&#233;chir &#224; fond&lt;/i&gt;. Car, si clairement que mon esprit per&#231;&#251;t ces choses, je ne pouvais cependant pas me d&#233;tacher tout &#224; fait de l'avarice, du plaisir sensuel et de la gloire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais je voyais une chose : tant que mon esprit &#233;tait pr&#233;occup&#233; de ses pens&#233;es, il se d&#233;tournait des faux biens, et pensait s&#233;rieusement &#224; son nouveau projet. Ce qui me fut une grande consolation. car je voyais que ces maux ne sont pas de telle nature qu'ils ne dussent c&#233;der &#224; des rem&#232;des. Et bien qu'au d&#233;but ces moments fussent rares et tr&#232;s courts, cependant, apr&#232;s que le vrai bien me fut de plus en plus connu, ils devinrent plus fr&#233;quents et plus longs ; surtout quand je vis que le gain, le plaisir sensuel ou la gloire ne sont nuisibles que si on les recherche pour eux-m&#234;mes, et non comme moyen en vue d'une autre fin. Mais si on les recherche comme moyens, on en fera un usage mesur&#233; et ils ne nuiront nullement. Au contraire, ils nous aideront &#224; atteindre le but que nous recherchons. &#187;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Spinoza, &lt;strong&gt;Trait&#233; de la r&#233;forme de l'entendement&lt;/strong&gt;, &#167;&#167; 1 &#224; 11&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'All&#233;gorie de la Caverne.</title>
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		<dc:creator>Platon</dc:creator>


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&lt;p&gt;Voir La ligne droite divis&#233;e pour un expos&#233; de la distinction entre le visible et l'intelligible. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Socrate : Maintenant, repr&#233;sente-toi de la fa&#231;on que voici l'&#233;tat de notre nature relativement &#224; l'instruction et &#224; l'ignorance. Consid&#232;re ceci : des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne. Celle-ci poss&#232;de en guise d'entr&#233;e un long passage menant vers le haut, vers la lumi&#232;re du jour, et en direction duquel toute la caverne se rassemble. Les hommes sont l&#224; depuis leur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-corruption-+" rel="tag"&gt;corruption&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-allegorie-+" rel="tag"&gt;all&#233;gorie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-rire-+" rel="tag"&gt;rire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-moquerie-+" rel="tag"&gt;moquerie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-etre-+" rel="tag"&gt;&#234;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-dessin-+" rel="tag"&gt;dessin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voir &lt;a href='https://caute.lautre.net/La-ligne-droite-divisee' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La ligne droite divis&#233;e&lt;/a&gt; pour un expos&#233; de la distinction entre le visible et l'intelligible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&#034;854&#034; height=&#034;480&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/d2afuTvUzBQ&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Socrate :&lt;/i&gt; Maintenant, repr&#233;sente-toi de la fa&#231;on que voici l'&#233;tat de notre nature relativement &#224; l'instruction et &#224; l'ignorance. Consid&#232;re ceci : des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne. Celle-ci poss&#232;de en guise d'entr&#233;e un long passage menant vers le haut, vers la lumi&#232;re du jour, et en direction duquel toute la caverne se rassemble. Les hommes sont l&#224; depuis leur enfance, les jambes et le cou encha&#238;n&#233;s, de sorte qu'ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la cha&#238;ne les emp&#234;chant de tourner la t&#234;te. Une lumi&#232;re leur vient d'un feu allum&#233; sur une hauteur, au loin derri&#232;re eux. Entre le feu et les prisonniers passe un chemin &#233;lev&#233;. Imagine que le long de ce chemin est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_25 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH263/caverne1-e6790.png?1772278064' width='500' height='263' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Caverne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;Glaucon : &lt;/i&gt;Je vois cela, dit-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Imagine donc comment, le long de ce petit mur, des hommes passent, portant toutes sortes de choses qui sont visibles au-dessus du mur, statues et autres figures de pierre ou de bois, et toutes sortes d'objets fabriqu&#233;s par la main de l'homme. Comme on pouvait s'y attendre, de tous ces porteurs, les uns parlent entre eux et les autres se taisent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Voil&#224;, s'&#233;cria-t-il, un &#233;trange tableau et d'&#233;tranges prisonniers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Ils nous ressemblent, r&#233;pondis-je. Qu'en penses-tu ? Jamais encore de tels hommes n'ont vu, soit d'eux-m&#234;mes, soit de leurs compagnons, autre chose que les ombres projet&#233;es par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Comment en serait-il autrement, s'ils sont forc&#233;s de rester la t&#234;te immobile durant toute leur vie ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Et pour les objets qui d&#233;filent, n'en est-il pas de m&#234;me ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Sans contredit.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Si donc ils pouvaient s'entretenir entre eux de ce qu'ils voient, ne penses-tu pas que, ce qu'ils voient, ils le prendraient pour ce qui est ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;N&#233;cessairement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Et qu'arriverait-il si cette prison avait en outre un &#233;cho, venant de la paroi qui fait face aux captifs ? Chaque fois qu'un des porteurs dirait un mot, les prisonniers attribueraient-ils ce mot &#224; autre chose qu'&#224; l'ombre qui passe devant eux ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Non, par Zeus, dit-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Donc, pour les hommes ainsi encha&#238;n&#233;s, les ombres des objets seraient la v&#233;rit&#233; et ils ne la verraient absolument que l&#224;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;C'est de toute n&#233;cessit&#233;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Consid&#232;re alors comment ces hommes pourraient &#234;tre d&#233;livr&#233;s de leurs cha&#238;nes et gu&#233;ris de leur &#233;garement : quelle forme celui-ci prendrait-il, s'il leur arrivait ce que je vais dire ? Chaque fois que l'un d'eux serait d&#233;livr&#233; de ses cha&#238;nes et oblig&#233; tout d'un coup de se lever, de tourner la t&#234;te, de se mettre en marche et de regarder en haut vers la lumi&#232;re, tous ces actes le feraient souffrir et l'&#233;clat de la lumi&#232;re l'emp&#234;cherait de voir les choses dont il observait pr&#233;c&#233;demment les ombres. Que r&#233;pondrait-il, &#224; ton avis, si quelqu'un lui affirmait qu'il n'avait vu jusqu'alors que des riens sans consistance, mais qu'il &#233;tait maintenant beaucoup plus pr&#232;s de ce qui est et que, tourn&#233; d&#233;sormais vers des choses ayant plus d'&#234;tre, il voyait aussi d'une fa&#231;on plus exacte ? Et si quelqu'un lui montrait alors chacune des choses transport&#233;es et l'obligeait &#224; dire ce que c'est, ne crois-tu pas qu'il serait bien embarrass&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;dans &#034; l'aporie &#034; ( aporia ).&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et qu'il estimerait que ce qu'il voyait auparavant &#233;tait plus vrai que ce qu'on lui montrerait &#224; pr&#233;sent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Beaucoup plus vraies, reconnut-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Et si on le for&#231;ait &#224; regarder le feu lui-m&#234;me, ses yeux n'en seraient-ils pas bless&#233;s et ne voudrait-il pas se d&#233;tourner pour retourner aux choses qu'il est dans ses forces de regarder ? Et ne croira-t-il pas que ces derni&#232;res sont en fait plus claires que celles qu'on lui montre ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Assur&#233;ment.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Et si, repris-je, quelqu'un, le saisissant, le tra&#238;nait par force sur le chemin montant, raboteux et escarp&#233; de la caverne et qu'il ne le l&#226;ch&#226;t pas avant qu'il l'e&#251;t amen&#233; &#224; la lumi&#232;re du soleil, ne souffrirait-il pas vivement, et ne se plaindrait-il pas de ces violences ? Et, une fois parvenu &#224; la lumi&#232;re du jour, pourrait-il, les yeux tout &#233;blouis par son &#233;clat, distinguer une seule des choses qu'on lui pr&#233;senterait maintenant comme v&#233;ritables ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Il ne le pourrait pas, r&#233;pondit-il ; du moins pas tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Il est clair, &#224; mon avis, qu'une accoutumance serait n&#233;cessaire, s'il devait parvenir &#224; voir ce qui est en haut. D'abord ce seraient les ombres qu'il pourrait regarder le plus facilement, puis les images des hommes et des autres choses refl&#233;t&#233;es dans l'eau, et plus tard seulement les hommes et les choses elles-m&#234;mes. Et parmi celles-ci, il contemplerait sans doute plus facilement, pendant la nuit, les choses du ciel et le ciel lui-m&#234;me, tournant son regard vers la lumi&#232;re des astres et de la lune, qu'il ne le ferait pendant le jour du soleil et de son &#233;clat.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Sans doute.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;A la fin, j'imagine, ce serait le soleil - non ses vaines images r&#233;fl&#233;chies dans les eaux ou en quelque autre milieu - mais le soleil lui-m&#234;me en son lieu propre, qu'il pourrait voir et contempler tel qu'il est.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;N&#233;cessairement, dit-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Et, apr&#232;s toutes ces &#233;preuves, il pourrait rassembler ses pens&#233;es au sujet du soleil, et juger que c'est lui qui fait les saisons et les ann&#233;es, qui gouverne tout ce qui se trouve dans le lieu d&#233;sormais contempl&#233; &#224; la lumi&#232;re du jour, et qui, d'une certaine mani&#232;re, est la cause de tout ce qu'il voyait avec ses compagnons dans la caverne.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Manifestement, il parviendrait &#224; ces pens&#233;es apr&#232;s qu'il aurait laiss&#233; derri&#232;re lui ce qui n'est qu'ombre et reflet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Or donc, se souvenant de sa premi&#232;re demeure, du &#034;savoir&#034; qu'on y professe, et de ceux qui y furent ses compagnons de captivit&#233;, ne crois-tu pas qu'il se r&#233;jouirait du changement et aurait piti&#233; de ces derniers ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Si, certes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Et maintenant, s'ils se d&#233;cernaient entre eux honneurs et louanges, s'ils avaient des r&#233;compenses pour celui qui discernerait le mieux le passage des ombres, qui se rappellerait le mieux celles qui ont coutume de se pr&#233;senter les premi&#232;res ou les derni&#232;res, ou ensemble, et qui par l&#224; serait le plus habile &#224; deviner leur apparition, penses-tu que notre homme envierait ces distinctions, et qu'il voudrait rivaliser avec les plus honor&#233;s et les plus puissants d'entre eux ? Ou bien ne pr&#233;f&#233;rerait-il pas prendre sur lui, comme dit Hom&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Odyss&#233;e, XI, 489-490.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et, &#034; valet de boeufs, vivre en service chez un pauvre fermier &#034;, et ne supporterait-il pas n'importe quoi, plut&#244;t que de s'abandonner aux opinions admises dans la caverne et de vivre comme il vivait ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Je suis de ton avis, dit-il ; il pr&#233;f&#233;rera tout souffrir plut&#244;t que de vivre de cette fa&#231;on l&#224;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Consid&#232;re encore ceci : si l'homme ainsi sorti de la caverne y redescendait pour s'asseoir &#224; nouveau &#224; son ancienne place, est-ce que ses yeux, &#224; lui qui vient de quitter le soleil, ne se rempliraient pas de t&#233;n&#232;bres ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Assur&#233;ment si, dit-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;Et s'il lui fallait de nouveau entrer en comp&#233;tition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n'ont pas quitt&#233; leurs cha&#238;nes, et cela alors qu'il voit mal, ses yeux n'&#233;tant pas encore accoutum&#233;s &#224; l'obscurit&#233;, ce qui ne demande pas peu de temps, ne serait-il pas livr&#233; l&#224;-bas au ridicule et ne lui ferait-on pas comprendre que son voyage l&#224;-haut ne lui a rien rapport&#233; d'autre que de revenir dans la caverne avec des yeux ruin&#233;s et qu'il ne vaut donc pas la peine de chercher &#224; s'&#233;lever sur le chemin ? Et si quelqu'un entreprenait de les d&#233;livrer de leurs cha&#238;nes et de les conduire vers le haut, et qu'il leur soit possible de se saisir de lui et de le tuer, ne le tueraient-ils pas ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;G : &lt;/i&gt;Sans aucun doute, r&#233;pondit-il.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;74&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L491xH512/Caverne2-24422.jpg?1772278064' width='491' height='512' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Caverne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;in, Atlas de la philosophie, &#233;d. La Pochoth&#232;que, 1993, p. 40.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Socrate : &lt;/i&gt;Maintenant, mon cher Glaucon, repris-je, il faut appliquer point par point cette image &#224; ce que nous avons dit plus haut, comparer le monde que nous d&#233;couvre la vue au s&#233;jour de la prison, et la lumi&#232;re du feu qui l'&#233;claire &#224; la puissance du soleil. Quant &#224; la mont&#233;e dans la r&#233;gion sup&#233;rieure et &#224; la contemplation de ses objets, si tu la consid&#232;res comme l'ascension de l'&#226;me vers le lieu intelligible, tu ne te tromperas pas sur ma pens&#233;e, puisque aussi bien tu d&#233;sires la conna&#238;tre. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible l'id&#233;e du bien est per&#231;ue la derni&#232;re et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu'elle est la cause de tout ce qu'il y a de droit et de beau en toutes choses ; qu'elle a, dans le monde visible, engendr&#233; la lumi&#232;re et le souverain et le souverain de la lumi&#232;re ; que, dans le monde intelligible, c'est elle-m&#234;me qui est souveraine et dispense la v&#233;rit&#233; et l'intelligence ; et qu'il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie priv&#233;e et dans la vie publique.(...) Ne t'&#233;tonne [donc] pas que ceux qui se sont &#233;lev&#233;s &#224; ces hauteurs ne veuillent plus s'occuper des affaires humaines, et que leurs &#226;mes aspirent sans cesse &#224; demeurer l&#224;-haut. Cela est bien naturel si notre all&#233;gorie est exacte.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	G : &lt;/i&gt; C'est en effet bien naturel, dit-il.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	S : &lt;/i&gt; Mais quoi ? penses-tu qu'il soit &#233;tonnant qu'un homme qui passe de contemplations divines aux mis&#233;rables choses humaines ait mauvaise gr&#226;ce et paraisse tout &#224; fait ridicule lorsque, ayant encore la vue troubl&#233;e et n'&#233;tant pas suffisamment accoutum&#233; aux t&#233;n&#232;bres environnantes, il est oblig&#233; d'entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interpr&#233;tations qu'en donnent ceux qui n'ont jamais vu la justice elle-m&#234;me ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	G : &lt;/i&gt; Il n'y a l&#224; rien d'&#233;tonnant. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	S :&lt;/i&gt; En effet, un homme sens&#233; se rappellera que les yeux peuvent &#234;tre troubl&#233;s de deux mani&#232;res et par deux causes oppos&#233;es : par le passage de la lumi&#232;re &#224; l'obscurit&#233;, et par celui de l'obscurit&#233; &#224; la lumi&#232;re ; et, ayant r&#233;fl&#233;chi qu'il en est de m&#234;me pour l'&#226;me, quand il en verra une troubl&#233;e et embarrass&#233;e pour discerner certains objets, il n'en rira pas sottement, mais examinera plut&#244;t si, venant d'une vie plus lumineuse, elle est, faute d'habitude, offusqu&#233;e par les t&#233;n&#232;bres, ou si passant de l'ignorance &#224; la lumi&#232;re, elle est &#233;blouie de son trop vif &#233;clat ; dans le premier cas il l'estimera heureuse en raison de ce qu'elle &#233;prouve et de la vie qu'elle m&#232;ne ; dans le second, il la plaindra, et s'il voulait rire &#224; ses d&#233;pens, ses moqueries seraient moins ridicules que si elles s'adressaient &#224; l'&#226;me qui redescend du s&#233;jour de la lumi&#232;re. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	G :&lt;/i&gt; C'est parler avec beaucoup de sagesse. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	S :&lt;/i&gt; Il nous faut donc, si tout cela est vrai, en conclure ceci : l'&#233;ducation n'est point ce que certains proclament qu'elle est : car ils pr&#233;tendent l'introduire dans l'&#226;me, o&#249; elle n'est point, comme on donnerait la vue &#224; des yeux aveugles. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	G :&lt;/i&gt; Ils le pr&#233;tendent en effet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	S : &lt;/i&gt;Or, repris-je, le pr&#233;sent discours montre que chacun poss&#232;de la facult&#233; d'apprendre et l'organe destin&#233; &#224; cet usage, et que, semblable &#224; des yeux qui ne pourraient se tourner qu'avec le corps tout entier des t&#233;n&#232;bres vers la lumi&#232;re, cet organe doit aussi se d&#233;tourner avec l'&#226;me tout enti&#232;re de ce qui na&#238;t, jusqu'&#224; ce qu'il devienne capable de supporter la vue de l'&#234;tre et de ce qu'il y a de plus lumineux dans l'&#234;tre ; et cela nous l'appelons le bien, n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	G :&lt;/i&gt; Oui.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&lt;i&gt;S : &lt;/i&gt;L'&#233;ducation est donc l'art qui se propose ce but, la conversion de l'&#226;me, et qui cherche les moyens les plus efficaces de l'op&#233;rer ; elle ne consiste pas &#224; donner la vue &#224; l'organe de l'&#226;me, puisqu'il l'a d&#233;j&#224; ; mais comme il est mal tourn&#233; et ne regarde pas o&#249; il faudrait, elle s'efforce de l'amener dans la bonne direction. &#187; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.agora.crosemont.qc.ca/dphilo/intradoc/phi103/caverne.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques dessins repr&#233;sentant la Caverne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;dans &#034; l'aporie &#034; ( aporia ).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Odyss&#233;e&lt;/i&gt;, XI, 489-490.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Platon, &lt;strong&gt;La R&#233;publique ( POLITEIA )&lt;/strong&gt;, Livre VII, 514a-518a&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Socrate et Diotime (1) : Le mythe de la naissance d'amour</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Socrate-et-Diotime-1-Le-mythe-de</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Socrate, le philosophe, interroge Diotime, savante en ce qui concerne le domaine de l'amour, et en beaucoup d'autres choses . Socrate et Diotime (2) : Le d&#233;sir d'immortalit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Socrate et Diotime (3) : La dialectique du Beau &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici le discours sur l'Amour que j'entendis un jour de la bouche d'une femme de Mantin&#233;e, Diotime, qui &#233;tait savante en ce domaine comme en beaucoup d'autres. C'est elle qui jadis, avant la peste , fit faire aux Ath&#233;niens les sacrifices qui &#233;cart&#232;rent pour dix ans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Socrate, le philosophe, interroge Diotime, savante en ce qui concerne le domaine de l'amour, et en beaucoup d'autres choses .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Socrate-et-Diotime-2-Le-desir-d' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Socrate et Diotime (2) : Le d&#233;sir d'immortalit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Socrate-et-Diotime-3-La' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Socrate et Diotime (3) : La dialectique du Beau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_23 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L50xH71/socrate-petit-f76fb.jpg?1772278143' width='50' height='71' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Socrate
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voici le discours sur l'Amour que j'entendis un jour de la bouche d'une femme de Mantin&#233;e, Diotime, qui &#233;tait savante en ce domaine comme en beaucoup d'autres. C'est elle qui jadis, avant la peste , fit faire aux Ath&#233;niens les sacrifices qui &#233;cart&#232;rent pour dix ans le fl&#233;au. Et c'est elle justement qui m'a instruit des choses de l'Amour... Je vais essayer de vous rapporter les paroles qu'elle me tenait, en partant des conventions accept&#233;es par Agathon et par moi, c'est-&#224;-dire avec mes seuls moyens, et comme je pourrai. Il faut, comme tu l'as toi-m&#234;me expos&#233;, Agathon, que j'explique d'abord la nature de l'Amour, ses attributs, et ensuite ses oeuvres Le plus facile, me semble-t-il, est de suivre dans mon expos&#233; l'ordre que suivait jadis l'&#233;trang&#232;re, dans l'examen qu'elle me faisait subir. Car je lui r&#233;pondais &#224; peu pr&#232;s comme Agathon me r&#233;pond &#224; pr&#233;sent : je d&#233;clarais que l'Amour &#233;tait un grand dieu, et qu'il &#233;tait amour du beau. Et elle me prouvait mon erreur par les m&#234;mes raisons dont je me suis servi en discutant avec Agathon : elle disait que l'Amour n'&#233;tait ni beau, selon mon propre langage, ni bon. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;l'Amour est un &#234;tre interm&#233;diaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; - Je lui r&#233;pliquai : &#034;Que dis-tu, Diotime ? Dans ce cas l'Amour est laid, et mauvais ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Pas de blasph&#232;me ! dit-elle. Crois-tu que ce qui n'est pas beau doive &#234;tre forc&#233;ment laid ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Bien s&#251;r !&lt;br class='autobr' /&gt; - Et que, de m&#234;me, ce qui n'est pas savant doive &#234;tre ignorant ? N'as-tu pas saisi qu'il y a un milieu entre science et ignorance ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Lequel ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Avoir une opinion droite sans &#234;tre &#224; m&#234;me d'en rendre raison. Ne sais-tu pas, dit-elle, que ce n'est ni savoir (car une chose dont on n'est pas &#224; m&#234;me de rendre raison comment pourrait-elle &#234;tre une science ?) ni ignorance (car ce qui atteint par hasard le r&#233;el peut-il &#234;tre une ignorance ?). L'opinion droite est bien, je suppose, semblable &#224; ce que je dis : un milieu entre la pens&#233;e juste et l'ignorance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - Tu dis vrai, r&#233;pondis-je.&lt;br class='autobr' /&gt; - Ne force donc pas ce qui n'est pas beau &#224; &#234;tre laid, et ce qui n'est pas bon &#224; &#234;tre mauvais. Il en est de m&#234;me pour l'Amour : puisque tu conviens toi-m&#234;me qu'il n'est ni bon ni beau, tu n'as pas &#224; croire davantage qu'il est n&#233;cessairement laid et mauvais, mais qu'il est, me disait-elle, un milieu entre les deux.&lt;br class='autobr' /&gt; - Pourtant, repris-je, tout le monde convient que l'Amour est un grand dieu.&lt;br class='autobr' /&gt; - Est-ce des ignorants que tu parles, en disant 'tout le monde' ? ou des savants aussi ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Je parle de tous &#224; la fois.&#034; Elle se mit &#224; rire : &#034;Comment, Socrate, dit-elle, serait-il reconnu comme un grand dieu par ceux qui affirment qu'il n'est m&#234;me pas un dieu ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Qui sont ces gens-l&#224; ? dis-je.&lt;br class='autobr' /&gt; - Toi d'abord, dit-elle. Et moi ensuite.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt; - Je r&#233;pliquai : &#034;Que dis-tu l&#224; ?&lt;br class='autobr' /&gt; - C'est tout simple, r&#233;pondit-elle. Dis-moi : n'affirmes-tu pas que tous les dieux sont heureux et beaux ? ou oserais-tu soutenir que tel d'entre les dieux n'est ni beau ni heureux ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Je n'oserais pas, par Zeus, r&#233;pondis-je.&lt;br class='autobr' /&gt; - Or les heureux, &#224; t'entendre, sont bien ceux, n'est-ce pas ? qui poss&#232;dent les bonnes et les belles choses ?&lt;br class='autobr' /&gt; - C'est bien cela.&lt;br class='autobr' /&gt; - Pourtant tu as reconnu que l'Amour, manquant des bonnes et des belles choses, a le d&#233;sir de ces choses m&#234;mes dont il manque.&lt;br class='autobr' /&gt; - Je l'ai reconnu.&lt;br class='autobr' /&gt; - Comment d&#232;s lors pourrait-il &#234;tre un dieu, lui qui n'a part ni aux belles ni aux bonnes choses ?&lt;br class='autobr' /&gt; - C'est impossible, apparemment.&lt;br class='autobr' /&gt; - Tu vois, dit-elle, toi-m&#234;me tu ne tiens pas l'Amour pour un dieu.&lt;br class='autobr' /&gt; - Que serait donc l'Amour ? dis-je. Un mortel ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Nullement.&lt;br class='autobr' /&gt; - Alors quoi ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;l'Amour est un &#171; d&#233;mon &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; - Comme dans les exemples pr&#233;c&#233;dents, dit-elle, il est un interm&#233;diaire entre le mortel et l'immortel.&lt;br class='autobr' /&gt; - Que veux-tu dire, Diotime ?&lt;br class='autobr' /&gt; - C'est un grand d&#233;mon, Socrate. En effet tout ce qui a le caract&#232;re du d&#233;mon est un interm&#233;diaire entre le mortel et l'immortel.&lt;br class='autobr' /&gt; - Et quel en est, demandai-je, le pouvoir ?&lt;br class='autobr' /&gt; - Il traduit et transmet aux dieux ce qui vient des hommes, et aux hommes ce qui vient des dieux d'un c&#244;t&#233; les pri&#232;res et les sacrifices, de l'autre les ordres et la r&#233;tribution des sacrifices, et comme il est &#224; mi-chemin des uns et des autres, il contribue &#224; remplir l'intervalle, de mani&#232;re que le Tout soit li&#233; &#224; lui-m&#234;me. De lui proc&#232;de tout l'art divinatoire, l'art des pr&#234;tres en ce qui concerne les sacrifices, les initiations, les incantations, tout ce qui est divination et sorcellerie. Le dieu ne se m&#234;le pas aux hommes, mais, gr&#226;ce &#224; ce d&#233;mon, de toutes les mani&#232;res les dieux entrent en rapport avec les hommes, leur parlent, soit dans la veille soit dans le sommeil. L'homme savant en ces choses est un &#234;tre d&#233;moniaque, tandis que l'homme savant dans un autre domaine - art, m&#233;tier manuel- n'est qu'un ouvrier. Ces d&#233;mons sont nombreux et de toute sorte : l'un d'eux est l'Amour.&lt;br class='autobr' /&gt; - De quel p&#232;re, dis-je, est-il n&#233;, et de quelle m&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L381xH330/Eros_et_Aphrodite-7954a.jpg?1772278143' width='381' height='330' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eros et Aphrodite
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La naissance d'Amour&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; - C'est un peu long &#224; raconter, me dit Diotime. Je te le dirai pourtant. Le jour o&#249; naquit Aphrodite, les dieux banquetaient. Avec eux tous il y avait le fils de &lt;i&gt;M&#232;tis&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#232;tis. Mot grec. M&#232;tis signifie la ruse, l'intelligence pratique. M&#232;tis est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Poros&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Poros. Mot grec. D&#233;signe un &#171; passage &#187; maritime. Au figur&#233; : un moyen (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;. Apr&#232;s le d&#238;ner, &lt;i&gt;P&#233;nia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;P&#233;nia. Mot grec. La pauvret&#233;.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &#233;tait venue mendier, ce qui est naturel un jour de f&#234;te, et elle se tenait pr&#232;s de la porte. &lt;i&gt;Poros &lt;/i&gt;qui s'&#233;tait enivr&#233; de nectar (car le vin n'existait pas encore) entra dans le jardin de Zeus, et tout alourdi s'endormit. &lt;i&gt;P&#233;nia, &lt;/i&gt;dans sa p&#233;nurie, eut l'id&#233;e d'avoir un enfant de &lt;i&gt;Poros : &lt;/i&gt;elle se coucha pr&#232;s de lui, et fut enceinte de l'Amour . Voil&#224; pourquoi l' Amour est devenu le compagnon d'Aphrodite et son serviteur ; engendr&#233; lors des f&#234;tes de la naissance de celle-ci, il est naturellement amoureux du beau - et Aphrodite est belle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donc fils de &lt;i&gt;Poros &lt;/i&gt;et de &lt;i&gt;P&#233;nia, &lt;/i&gt;l'Amour se trouve dans cette condition : d'abord, il est toujours pauvre, et loin d'&#234;tre d&#233;licat et beau comme le croient la plupart, il est rude au contraire, il est dur, il va pieds nus, il est sans g&#238;te, il couche toujours par terre, sur la dure, il dort &#224; la belle &#233;toile pr&#232;s des portes et sur les chemins, car il tient de sa m&#232;re, et il est toujours dans le besoin. D'autre part, &#224; l'exemple de son p&#232;re, il est &#224; l'aff&#251;t de ce qui est beau et de ce qui est bon, il est viril, r&#233;solu, ardent, c'est un chasseur de premier ordre, il ne cesse d'inventer des ruses ; il est d&#233;sireux du savoir et sait trouver les passages qui y m&#232;nent, il emploie &#224; philosopher tout le temps de sa vie, il est merveilleux sorcier, et magicien, et sophiste. Ajoutons qu'il n'est, par nature, ni immortel ni mortel. Dans la m&#234;me journ&#233;e tant&#244;t il fleurit et il vit, tant&#244;t il meurt ; puis il revit quand passent en lui les ressources qu'il doit &#224; la nature de son p&#232;re, mais ce qui passe en lui sans cesse lui &#233;chappe ; aussi l'Amour n'est-il jamais ni dans l'indigence ni dans l'opulence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part il se tient entre le savoir et l'ignorance, et voici ce qu'il en est : aucun dieu ne s'occupe &#224; philosopher et ne d&#233;sire devenir savant, car il l'est. Et d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale si l'on est savant on ne philosophe pas ; mais les ignorants eux non plus ne philosophent pas, et ne d&#233;sirent pas devenir savants. C'est l&#224; justement ce qu'il y a de f&#226;cheux dans l'ignorance : on n'est ni beau, ni bon, ni intelligent, et pourtant on croit l'&#234;tre assez. On ne d&#233;sire pas une chose quand on ne croit pas qu'elle vous manque.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Amour est philosophe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; - Qui sont donc, Diotime, demandai-je, ceux qui philosophent, s'ils ne sont ni les savants ni les ignorants ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_24 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L200xH433/Eros_et_Aphrodite2_-_Terracotta_stattue_2nd_century_BC_MM-98f92.jpg?1772278143' width='200' height='433' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eros et Aphrodite
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Terracotta stattue, 2nd century BC, MM
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; - C'est tr&#232;s clair, dit-elle ; m&#234;me un enfant le verrait d&#232;s maintenant : ceux qui se trouvent entre les deux, et l'Amour doit en faire partie. La science, en effet, compte parmi les choses les plus belles ; or l'Amour est amour du beau ; il est donc n&#233;cessaire que l'Amour soit philosophe et, comme il est philosophe, qu'il tienne le milieu entre le savant et l'ignorant. La cause de cela m&#234;me est dans son origine, car il est n&#233; d'un p&#232;re savant et plein de ressources, et d'une m&#232;re d&#233;pourvue de science comme de ressources. Telle est, mon cher Socrate, la nature de ce d&#233;mon. Mais l'id&#233;e que tu t'&#233;tais faite de l'Amour n'avait rien de surprenant. Ton id&#233;e, autant que tes paroles me permettent de le conjecturer, est que l'Amour est l'aim&#233;, et non ce qui aime. Pour cette raison, sans doute, il te paraissait dou&#233; de toutes les beaut&#233;s. Et de fait ce qui est aimable, c'est ce qui est r&#233;ellement beau, d&#233;licat, parfait, digne de toute f&#233;licit&#233;. Mais l'essence de ce qui aime est diff&#233;rente : je viens de t'exposer ce qu'elle est.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#232;tis. Mot grec. M&#232;tis signifie la ruse, l'intelligence pratique. M&#232;tis est une personnification de cette sagesse pratique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Poros. Mot grec. D&#233;signe un &#171; passage &#187; maritime. Au figur&#233; : un moyen efficace pour contourner un difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;P&#233;nia. Mot grec. La pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Platon, &lt;strong&gt;Le Banquet&lt;/strong&gt;, 201d-204c&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La philosophie est comme un arbre.</title>
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		<dc:creator>Descartes, Ren&#233;</dc:creator>


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		<dc:subject>sagesse</dc:subject>
		<dc:subject>tronc</dc:subject>
		<dc:subject>branche</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; [Un homme] doit commencer tout de bon &#224; s'appliquer &#224; la vraie philosophie, dont la premi&#232;re partie est la m&#233;taphysique, qui contient les principes de la connaissance, entre lesquels est l'explication des principaux attributs de Dieu, de l'immat&#233;rialit&#233; de nos &#226;mes, et de toutes les notions claires et simples qui sont en nous. La seconde est la physique, en laquelle, apr&#232;s avoir trouv&#233; les vrais principes des choses mat&#233;rielles, on examine en g&#233;n&#233;ral comment tout l'univers est compos&#233;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-branche-+" rel="tag"&gt;branche&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; [Un homme] doit commencer tout de bon &#224; s'appliquer &#224; la vraie philosophie, dont la premi&#232;re partie est la m&#233;taphysique, qui contient les principes de la connaissance, entre lesquels est l'explication des principaux attributs de Dieu, de l'immat&#233;rialit&#233; de nos &#226;mes, et de toutes les notions claires et simples qui sont en nous. La seconde est la physique, en laquelle, apr&#232;s avoir trouv&#233; les vrais principes des choses mat&#233;rielles, on examine en g&#233;n&#233;ral comment tout l'univers est compos&#233;, puis en particulier quelle est la nature de cette Terre et de tous les corps qui se trouvent le plus commun&#233;ment autour d'elle, comme de l'air, de l'eau, du feu, de l'aimant et des autres min&#233;raux. Ensuite de quoi il est besoin aussi d'examiner en particulier la nature des plantes, celle des animaux et surtout celle de l'homme, afin qu'on soit capable par apr&#232;s de trouver les autres sciences qui lui sont utiles. Ainsi toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines font la m&#233;taphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences qui se r&#233;duisent &#224; trois principales, &#224; savoir la m&#233;decine, la m&#233;canique et la morale, j'entends la plus haute et la plus parfaite morale, qui, pr&#233;supposant une enti&#232;re connaissance des autres sciences, est le dernier degr&#233; de la sagesse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;89&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L358xH600/arbre_connaissance-769e6.jpg?1772281318' width='358' height='600' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'arbre de la connaissance
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Heures de Rohan, vers 1430, Paris, BNF, D&#233;p. des manuscrits.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Or comme ce n'est pas des racines, ni du tronc des arbres, qu'on cueille les fruits, mais seulement des extr&#233;mit&#233;s de leurs branches, ainsi la principale utilit&#233; de la philosophie d&#233;pend de celles de ses parties qu'on ne peut apprendre que les derni&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Descartes, &lt;strong&gt;Les Principes de la Philosophie&lt;/strong&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
Lettre-Pr&#233;face, Pl&#233;iade, p.565-566&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>On a de l'herbe dans la t&#234;te, et pas un arbre.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/On-a-de-l-herbe-dans-la-tete-et-pas-un-arbre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/On-a-de-l-herbe-dans-la-tete-et-pas-un-arbre</guid>
		<dc:date>2003-08-11T23:54:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Deleuze, Gilles</dc:creator>


		<dc:subject>philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>recommencement</dc:subject>
		<dc:subject>recommencer</dc:subject>
		<dc:subject>commencement</dc:subject>
		<dc:subject>commencer</dc:subject>
		<dc:subject>table rase</dc:subject>
		<dc:subject>certitude</dc:subject>
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		<dc:subject>ligne de fuite</dc:subject>
		<dc:subject>ligne d'enracinement</dc:subject>
		<dc:subject>cerveau</dc:subject>
		<dc:subject>anglais</dc:subject>
		<dc:subject>am&#233;ricain</dc:subject>
		<dc:subject>fran&#231;ais</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Anglais, les Am&#233;ricains n'ont pas la m&#234;me mani&#232;re de recommencer que les Fran&#231;ais. Le recommencement fran&#231;ais, c'est la table rase, la recherche d'une premi&#232;re certitude comme d'un point d'origine, toujours le point ferme. L'autre mani&#232;re de recommencer, au contraire, c'est reprendre la ligne interrompue, ajouter un segment &#224; la ligne bris&#233;e, la faire passer entre deux rochers, dans un &#233;troit d&#233;fil&#233;, ou par-dessus le vide, l&#224; o&#249; elle s'&#233;tait arr&#234;t&#233;e. Ce n'est jamais le d&#233;but ni la fin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-commencer-+" rel="tag"&gt;commencer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-table-rase-+" rel="tag"&gt;table rase&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-certitude-+" rel="tag"&gt;certitude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-origine-+" rel="tag"&gt;origine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-ligne-+" rel="tag"&gt;ligne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-debut-+" rel="tag"&gt;d&#233;but&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-fin-+" rel="tag"&gt;fin&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-racine-+" rel="tag"&gt;racine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-sommet-+" rel="tag"&gt;sommet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-ligne-de-fuite-236-+" rel="tag"&gt;ligne de fuite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-ligne-d-enracinement-+" rel="tag"&gt;ligne d'enracinement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-cerveau-+" rel="tag"&gt;cerveau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-anglais-239-+" rel="tag"&gt;anglais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-americain-+" rel="tag"&gt;am&#233;ricain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-francais-+" rel="tag"&gt;fran&#231;ais&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Anglais, les Am&#233;ricains n'ont pas la m&#234;me mani&#232;re de recommencer que les Fran&#231;ais. Le recommencement fran&#231;ais, c'est la table rase, la recherche d'une premi&#232;re certitude comme d'un point d'origine, toujours le point ferme. L'autre mani&#232;re de recommencer, au contraire, c'est reprendre la ligne interrompue, ajouter un segment &#224; la ligne bris&#233;e, la faire passer entre deux rochers, dans un &#233;troit d&#233;fil&#233;, ou par-dessus le vide, l&#224; o&#249; elle s'&#233;tait arr&#234;t&#233;e. Ce n'est jamais le d&#233;but ni la fin qui sont int&#233;ressants, le d&#233;but et la fin sont des points. L'int&#233;ressant, c'est le milieu. Le z&#233;ro anglais est toujours au milieu. Les &#233;tranglements sont toujours au milieu. On est au milieu d'une ligne, et c'est la situation la plus inconfortable. On recommence par le milieu. Les Fran&#231;ais pensent trop en termes d'arbre : l'arbre du savoir, les points d'arborescence, l'alpha et l'om&#233;ga, les racines et le sommet. C'est le contraire de l'herbe. Non seulement l'herbe pousse au milieu des choses, mais elle pousse elle-m&#234;me par le milieu. C'est le probl&#232;me anglais, ou am&#233;ricain. L'herbe a sa ligne de fuite, et pas d'enracinement. On a de l'herbe dans la t&#234;te, et pas un arbre : ce que signifie penser, ce qu'est le cerveau, &#171; un certain nervous system &#187;, de l'herbe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Steven Rose, Le Cerveau conscient, &#233;d. du Seuil.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Voici l'illustration que donne Jacqueline Duh&#234;me de ce texte dans son beau livre &lt;i&gt;L'oiseau philosophie&lt;/i&gt;, Le Seuil, 1997. Cette image appara&#238;t sur la page d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L500xH518/herbe_dans_la_tete2-7d880.jpg?1772230389' width='500' height='518' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Steven Rose, &lt;i&gt;Le Cerveau conscient&lt;/i&gt;, &#233;d. du Seuil.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;G. Deleuze, C. Parnet, &lt;strong&gt;Dialogues&lt;/strong&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
Flammarion, coll &#171; Champs &#187;, 1996 (1977)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Aux origines de la philosophie politique islamique&#034;, par Agn&#232;s Devictor</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Aux-origines-de-la-philosophie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/Aux-origines-de-la-philosophie</guid>
		<dc:date>2003-08-09T22:47:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Devictor, Agn&#232;s </dc:creator>


		<dc:subject>guerre</dc:subject>
		<dc:subject>paix</dc:subject>
		<dc:subject>justice</dc:subject>
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		<dc:subject>islam</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>
		<dc:subject>philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>philosophie politique</dc:subject>
		<dc:subject>Alfarabi</dc:subject>
		<dc:subject>Avicenne</dc:subject>
		<dc:subject>Averro&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Platon</dc:subject>
		<dc:subject>Aristote</dc:subject>
		<dc:subject>vertu</dc:subject>
		<dc:subject>meilleur gouvernement</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Alfarabi fut le premier &#224; r&#233;introduire dans le monde islamique m&#233;di&#233;val la pens&#233;e platonico-aristot&#233;licienne. Commentant son &#339;uvre, Muhsin Mahdi rend intelligible le statut de la philosophie, du droit et de la th&#233;ologie en Islam. &lt;br class='autobr' /&gt;
LA CIT&#201; VERTUEUSE D'ALFARABI La fondation de la philosophie politique en Islam de Muhsin Mahdi, traduit de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Fran&#231;ois Zabbal, Albin Michel, &#171; Biblioth&#232;que id&#233;es &#187;, 244 p., 145 F (22,11 euros). (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-violence-+" rel="tag"&gt;violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-droit-+" rel="tag"&gt;droit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-guerre-sainte-+" rel="tag"&gt;guerre sainte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-jihad-+" rel="tag"&gt;jihad&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-islam-+" rel="tag"&gt;islam&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-politique-58-+" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-philosophie-politique-+" rel="tag"&gt;philosophie politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Alfarabi-61-+" rel="tag"&gt;Alfarabi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Avicenne-+" rel="tag"&gt;Avicenne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Averroes-+" rel="tag"&gt;Averro&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Platon-64-+" rel="tag"&gt;Platon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Aristote-65-+" rel="tag"&gt;Aristote&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-vertu-+" rel="tag"&gt;vertu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-meilleur-gouvernement-+" rel="tag"&gt;meilleur gouvernement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Peut-il-etre-juste-de-vouloir-la-guerre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfarabi fut le premier &#224; r&#233;introduire dans le monde islamique m&#233;di&#233;val la pens&#233;e platonico-aristot&#233;licienne. Commentant son &#339;uvre, Muhsin Mahdi rend intelligible le statut de la philosophie, du droit et de la th&#233;ologie en Islam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;LA CIT&#201; VERTUEUSE D'ALFARABI La fondation de la philosophie politique en Islam&lt;/i&gt; de Muhsin Mahdi, traduit de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Fran&#231;ois Zabbal, Albin Michel, &#171; Biblioth&#232;que id&#233;es &#187;, 244 p., 145 F (22,11 euros).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour des penseurs de l'envergure d'Avicenne et d'Averro&#232;s, Alfarabi fut l'&#233;quivalent de Platon ou d'Aristote. Ce disciple de l'&#201;cole d'Alexandrie r&#233;introduisit dans le monde islamique m&#233;di&#233;val du Xe si&#232;cle la philosophie platonico-aristot&#233;licienne en d&#233;montrant qu'elle seule &#233;tait apte &#224; relever le d&#233;fi qu'imposaient des religions r&#233;v&#233;l&#233;es &#224; la pens&#233;e philosophique. Ce fondateur de la philosophie politique islamique, qui laissa derri&#232;re lui une somme consid&#233;rable d'ouvrages, est rest&#233; pourtant m&#233;connu en Occident durant des si&#232;cles. &lt;br /&gt;
Muhsin Mahdi a consacr&#233; des ann&#233;es &#224; rechercher des manuscrits, traduire, analyser et commenter l'&#339;uvre de ce philosophe m&#233;connu. Il en r&#233;sulte un livre d'une grande &#233;rudition, r&#233;dig&#233; avec une rigueur p&#233;dagogique exemplaire. La premi&#232;re partie resitue Alfarabi dans son contexte historique et philosophique. Puis, Mahdi commente l'&#339;uvre politique du philosophe et notamment son ouvrage majeur, la &lt;i&gt;Cit&#233; vertueuse&lt;/i&gt;. La derni&#232;re partie analyse la lecture de Platon et d'Aristote par Alfarabi lui-m&#234;me et la post&#233;rit&#233; de sa d&#233;marche scientifique et de son &#339;uvre, aussi bien dans la philosophie juive &#233;labor&#233;e par Ma&#239;monide au XIIe si&#232;cle, que dans la philosophie chr&#233;tienne occidentale d&#233;velopp&#233;e par Saint Thomas au XIIIe si&#232;cle. &lt;br /&gt;
Les conceptions du bien et du mal, de la vertu et du vice, du public et du priv&#233; avaient &#233;t&#233; boulevers&#233;es depuis la victoire des religions r&#233;v&#233;l&#233;es, et notamment de l'islam. Sur les grandes questions de la vie politique, les th&#233;ologiens et les juristes avaient manifest&#233; une indiff&#233;rence totale depuis la naissance de la communaut&#233; islamique et ils ne pouvaient r&#233;pondre &#224; la question de l'ad&#233;quation entre communaut&#233; politique et religieuse pas plus qu'&#224; celle sur le caract&#232;re des r&#233;gimes politiques et de la diversit&#233; des formes qu'ils prenaient &#224; mesure que l'islam se r&#233;pandait.&lt;br /&gt;
C'&#233;tait &#224; la philosophie politique, occult&#233;e depuis des si&#232;cles, &#224; r&#233;pondre &#224; ces questions. Mais, Alfarabi ne pouvait se satisfaire des travaux de ses pr&#233;d&#233;cesseurs n&#233;oplatoniciens et des premiers philosophes de la p&#233;riode islamique qui s'&#233;taient repli&#233;s sur l'individu au d&#233;triment du collectif. Il fallait revenir aux deux fondements de l'enqu&#234;te philosophique classique pour introduire la politique dans la pens&#233;e islamique et tirer la philosophie classique vers l'islam. La philosophie politique devait permettre de r&#233;introduire, &lt;i&gt;&#171; l'esprit philanthropique de la philosophie &#187;&lt;/i&gt;, selon l'expression de Muhsen Mahdi, en pensant la place de l'homme dans la cit&#233;, la nation ou la communaut&#233; religieuse, place qui devait privil&#233;gier le salut public sur le salut personnel ou priv&#233;. D'apr&#232;s Muhsin Mahdi,&lt;i&gt; &#171; au cours des dix si&#232;cles qui s&#233;parent Cic&#233;ron d'Alfarabi, aucun philosophe important n'a &#233;troitement li&#233; la philosophie &#224; la philosophie politique, ni accord&#233; dans ses &#233;crits une position dominante, centrale et d&#233;cisive &#224; la philosophie politique&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Si Alfarabi fut l'un des passeurs de la philosophie politique classique &#224; l'Occident chr&#233;tien, il innova par ailleurs dans sa &#171; relecture non platonicienne de Platon &#187;, en pr&#233;sentant &lt;i&gt;&#171; un Platon franchement politique dont le d&#233;tachement &#224; l'&#233;gard du monde serait accidentel &#187;.&lt;/i&gt; Partant des &lt;i&gt;Lois&lt;/i&gt;, et notamment du questionnement de l'origine divine ou terrestre des lois, Alfarabi pose la probl&#233;matique, centrale en science politique, du meilleur r&#233;gime. Pour aboutir au gouvernement vertueux, il articule la conception platonicienne du meilleur r&#233;gime &#224; la loi divine de l'islam, la communaut&#233; politique &#224; la communaut&#233; des croyants. Le philosophe roi ou le proph&#232;te philosophe est l'&#234;tre humain le plus &#224; m&#234;me de gouverner la cit&#233; suivant la vertu. Mais comme la co&#239;ncidence entre philosophie et proph&#233;tie est rare, l'art de gouverner suivant la jurisprudence devient un substitut &#224; l'absence de la synth&#232;se parfaite du souverain philosophe et proph&#232;te. &lt;br /&gt;
Alfarabi ne peut cependant faire l'&#233;conomie de distorsions dans l'h&#233;ritage. Par exemple, comme Aristote et Platon, il consid&#232;re la cit&#233; comme l'unit&#233; politique de base dans laquelle l'homme peut acc&#233;der &#224; une perfection politique. Mais, il est contraint de se dissocier d'eux, en affirmant que la cit&#233; n'est pas l'ultime entit&#233;, l'Islam tendant &#224; l'universel. Il en existe pour lui de plus vastes et plus peupl&#233;es, recouvrant m&#234;me la totalit&#233; du monde habit&#233;, susceptibles de conduire au gouvernement vertueux. Cette rupture sur la taille de la communaut&#233; est d'autant plus saillante qu'elle entra&#238;ne des conceptions diff&#233;rentes sur la guerre juste. En effet, en plus de la proph&#233;tie, de la philosophie, et de la ma&#238;trise de la jurisprudence, le gouverneur vertueux devra poss&#233;der la vertu guerri&#232;re, pour forcer, le cas &#233;ch&#233;ant, le citoyen r&#233;calcitrant &#224; se ranger du c&#244;t&#233; de la vertu et de la loi divine. Et, si &lt;i&gt;&#171; la paix universelle constitue l'&#233;tat de l'homme&lt;/i&gt; &#187; et que la guerre n'est jamais une fin en soi, la guerre offensive entreprise par le gouvernement vertueux pour &#233;tablir ou r&#233;tablir la vertu, peut alors devenir une guerre juste. Alfarabi justifie ainsi, suivant une d&#233;marche rationnelle, le concept de guerre sainte dont la finalit&#233; &#233;tait de diffuser le message de l'Islam sur l'ensemble de la plan&#232;te. &lt;br /&gt;
Par la pr&#233;sentation et le commentaire de l'&#339;uvre politique d'Alfarabi, Muhsin Mahdi rend intelligible le statut de la philosophie, du droit et de la th&#233;ologie en Islam, statuts qui participent de la complexit&#233; et de la richesse de la pens&#233;e islamique. Plus g&#233;n&#233;ralement, il &#233;claire l'histoire de la pens&#233;e politique m&#233;di&#233;vale de l'Orient islamique &#224; l'Occident chr&#233;tien et tout en lui rendant sa juste place de fondateur de la philosophie politique islamique, il r&#233;introduit Alfarabi dans le cort&#232;ge des savants musulmans qui transmirent la philosophie classique &#224; l'Occident. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Monde des livres&lt;/strong&gt;, le 26 Janvier 2001&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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