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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Les intellectuels, la guerre et M. Bush </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vernet, Daniel </dc:creator>


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&lt;p&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ? &lt;br class='autobr' /&gt; Soixante intellectuels et universitaires am&#233;ricains qui signent un texte sur la &#034;guerre juste&#034; quelques semaines apr&#232;s que les &#201;tats-Unis ont chass&#233; Al-Qaida et les talibans d'Afghanistan, et au moment o&#249; des bruits de bottes se font entendre dans le Golfe : voil&#224; plut&#244;t une bonne nouvelle pour l'administration Bush, qui voit, apparemment, sa politique ointe par l'establishment de la pens&#233;e. Pourtant, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, le texte publi&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Peut-il-etre-juste-de-vouloir-la-guerre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Soixante intellectuels et universitaires am&#233;ricains qui signent un texte sur la &lt;i&gt;&#034;guerre juste&#034;&lt;/i&gt; quelques semaines apr&#232;s que les &#201;tats-Unis ont chass&#233; Al-Qaida et les talibans d'Afghanistan, et au moment o&#249; des bruits de bottes se font entendre dans le Golfe : voil&#224; plut&#244;t une bonne nouvelle pour l'administration Bush, qui voit, apparemment, sa politique ointe par l'establishment de la pens&#233;e. Pourtant, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, le texte publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (15 f&#233;vrier) ne constitue pas une approbation sans r&#233;serve de la politique men&#233;e par George W. Bush depuis les attentats du 11 septembre, et encore moins un blanc-seing donn&#233; aux actions que celui-ci envisage pour l'avenir. &lt;br /&gt;
Il existe des liens ambivalents entre la construction th&#233;orique de la &lt;i&gt;&#034;&lt;/i&gt; guerre juste&lt;i&gt;&#034;&lt;/i&gt; et la mise en &#339;uvre de cette th&#233;orie par les hommes politiques, comme il existe traditionnellement dans la politique &#233;trang&#232;re am&#233;ricaine des relations &#224; la fois compl&#233;mentaires et contradictoires entre l'exaltation des valeurs suppos&#233;es universelles et la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts strictement nationaux. &lt;br /&gt;
&#192; bien des &#233;gards, d'ailleurs, les signataires de la &lt;i&gt;Lettre d'Am&#233;rique&lt;/i&gt; prennent leurs distances avec la rh&#233;torique du pr&#233;sident. Ils r&#233;cusent par exemple les termes de &lt;i&gt;&#034;guerre sainte&#034;&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;&#034;croisade&#034;&lt;/i&gt; ; ils reconnaissent que les &#201;tats-Unis n'ont pas toujours respect&#233; les id&#233;aux qu'ils proposent &#224; l'humanit&#233; et qu'ils ont parfois men&#233; des &lt;i&gt;&#034;politiques mal orient&#233;es et injustes&#034;&lt;/i&gt; ; ils admettent que leur &lt;i&gt;&#034;nation a parfois fait preuve d'arrogance et d'ignorance envers d'autres soci&#233;t&#233;s&#034;&lt;/i&gt; et que cette &lt;i&gt;&#034;faille s&#233;parant -&lt;/i&gt;les- id&#233;aux de -la- conduite&#034; explique aussi la m&#233;fiance dont les &#201;tats-Unis sont l'objet : &lt;i&gt;&#034;Nous savons, &lt;/i&gt;&#233;crivent-ils, &lt;i&gt;que nous sommes, nous les Am&#233;ricains, en partie responsables de cette m&#233;fiance.&#034;&lt;/i&gt; Il ne s'agit pas d'une autocritique mais de l'expression d'une prise de conscience qu'on n'a pas entendue dans la bouche des dirigeants am&#233;ricains. Les auteurs mettent d'ailleurs en garde contre &lt;i&gt;&#034;les malencontreuses tentations - arrogance, chauvinisme notamment - auxquelles les nations en guerre semblent si souvent c&#233;der&#034;&lt;/i&gt; et ils s'engagent &#224; faire tout leur possible pour les &#233;carter. &lt;br /&gt;
Ils n'en soutiennent pas moins &lt;i&gt;&#034;la d&#233;cision de notre gouvernement et de notre soci&#233;t&#233; d'utiliser contre -&lt;/i&gt;les terroristes - &lt;i&gt;la force arm&#233;e&#034;&lt;/i&gt;. C'est dans cette optique que le texte reprend les arguments en faveur de la &lt;i&gt;&#034;guerre juste&#034;&lt;/i&gt; dont un des th&#233;oriciens modernes, Michael Walzer, est signataire de la &lt;i&gt;Lettre.&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;
Notre propos n'est pas ici de discuter les justifications morales de la guerre contre le terrorisme mais de rappeler en quoi ce texte, en d&#233;passant l'horizon de la politique pr&#233;sente, refl&#232;te une tendance profonde de la conception am&#233;ricaine des relations internationales. Une tendance qui r&#233;unit deux cat&#233;gories d'Am&#233;ricains, les &lt;i&gt;&#034;wilsoniens&#034;&lt;/i&gt;, internationalistes d&#233;mocrates h&#233;ritiers du pr&#233;sident Woodrow Wilson, tels Jimmy Carter et dans une certaine mesure Bill Clinton, et ceux que Henry Kissinger appelait, pour les critiquer, les n&#233;oconservateurs, autrement dit les d&#233;fenseurs de principes universels et les h&#233;rauts des valeurs morales non moins universelles. &lt;br /&gt;
Parce qu'elle a forg&#233; son identit&#233; sur la base des valeurs humaines universelles, la nation am&#233;ricaine est elle-m&#234;me une &lt;i&gt;&#034;nation universelle&#034;&lt;/i&gt;. Non seulement tout le monde en principe peut devenir am&#233;ricain, ainsi que l'&#233;crivent les signataires de la &lt;i&gt;Lettre, &lt;/i&gt;mais les valeurs am&#233;ricaines ont vocation &#224; se r&#233;pandre dans le monde. &lt;br /&gt;
Les uns et les autres s'opposent aux isolationnistes des deux bords, ceux de gauche, qui pensent que les &#201;tats-Unis ne sont pas dignes des valeurs qu'ils pr&#233;tendent incarner, ceux de droite, qui jugent le monde ext&#233;rieur trop mauvais pour acc&#233;der aux valeurs am&#233;ricaines. Une troisi&#232;me &#233;cole a marqu&#233; la diplomatie des &#201;tats-Unis, l'&#233;cole de la Realpolitik, et ce n'est pas par hasard qu'Henry Kissinger s'est oppos&#233; en m&#234;me temps aux isolationnistes de droite comme de gauche et aux universalistes, d&#233;mocrates ou conservateurs. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#034;NATION BUILDING&#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour les &#034;r&#233;alistes&#034;, la politique &#233;trang&#232;re n'est pas envisag&#233;e comme une lutte entre le bien et le mal, entre le monde libre et le communisme au temps de la guerre froide, entre la civilisation et le terrorisme, aujourd'hui. L'homme d'&#201;tat ne se meut pas dans des situations id&#233;ales o&#249; la vertu devrait l'emporter sur le vice ; il fait toujours des choix ambigus ; il doit chercher des issues incertaines ; il n'a pas &#224; choisir entre des solutions morales et d'autres qui seraient immorales. Il doit se laisser guider par les int&#233;r&#234;ts nationaux, ce qui n'emp&#234;che pas ceux-ci d'&#234;tre &#233;ventuellement soutenus par des valeurs et des principes, mais pour le ramener en une formule, ce qui importe en derni&#232;re analyse, ce sont les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains, pas les droits de l'homme. &lt;br /&gt;
Dans une administration o&#249; coexistent comme toujours plusieurs &#233;coles de pens&#233;e, George Bush semble se rattacher plut&#244;t &#224; la tendance r&#233;aliste, m&#234;me s'il masque ce pragmatisme par un discours aux accents religieux. D&#233;j&#224; avant le 11 septembre, il avait bien fait comprendre que, contrairement &#224; son pr&#233;d&#233;cesseur, il ne s'int&#233;resserait gu&#232;re au &lt;i&gt;&#034;nation building&#034;&lt;/i&gt;dans les pays en crise et ne laisserait pas les forces am&#233;ricaines s'emp&#234;trer dans des conflits o&#249; elles n'avaient rien &#224; gagner. Il avait soulign&#233; qu'il entendait r&#233;orienter la diplomatie des &#201;tats-Unis dans une direction plus simple : la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains. Comme l'&#233;crivait Donald Rumsfeld, dans un rapport r&#233;dig&#233; avant d'arriver au Pentagone, la politique de d&#233;fense am&#233;ricaine doit viser &#224; &lt;i&gt;&#034;prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts et les investissements am&#233;ricains&#034;&lt;/i&gt; &#224; une &#233;poque o&#249; &lt;i&gt;&#034;le foss&#233; s'&#233;largit entre les poss&#233;dants et ceux qui n'ont rien&#034;.&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;
Depuis le 11 septembre, la lutte n&#233;cessaire contre le terrorisme est aussi utilis&#233;e pour des objectifs strictement am&#233;ricains o&#249; les &lt;i&gt;&#034;valeurs universelles&#034;&lt;/i&gt; ne sont pas la premi&#232;re pr&#233;occupation. &lt;i&gt;&#034;L'axe du Mal&#034;&lt;/i&gt;, dont a parl&#233; le pr&#233;sident dans son discours sur l'&#233;tat de l'Union, est constitu&#233; par des r&#233;gimes qui d&#233;plaisent ou s'opposent &#224; la politique am&#233;ricaine dans leur r&#233;gion, et pas seulement &#224; cause de leur attitude envers le terrorisme. Si ce dernier crit&#232;re &#233;tait le seul d&#233;terminant, la liste devrait &#234;tre plus longue et comporter aussi des pays qui ont longtemps pass&#233; pour des amis des &#201;tats-Unis. &lt;br /&gt;
Dans la d&#233;finition de ceux &lt;i&gt;&#034;qui sont contre nous&#034;&lt;/i&gt;, George Bush est all&#233; plus loin dans une intervention faite fin janvier, au cours d'un d&#233;placement &#233;lectoral &#224; Daytona Beach en Floride. &lt;i&gt;&#034;Si vous &#234;tes un de ces pays qui d&#233;veloppent des armes de destruction massive, et que vous &#234;tes pr&#234;t &#224; vous allier &#224; un groupe terroriste ou que vous soutenez actuellement le terrorisme, ou si vous ne partagez pas les valeurs qui nous sont ch&#232;res, alors, vous aussi, vous &#234;tes sous surveillance.&#034;&lt;/i&gt; En en appelant aux valeurs, le pr&#233;sident a r&#233;introduit une dimension messianique qui fait &#233;cho aux principes universels, soulign&#233;s dans la &lt;i&gt;Lettre d'Am&#233;rique&lt;/i&gt;. Comme si la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts nationaux devait toujours s'abriter derri&#232;re les valeurs suppos&#233;es communes &#224; toute l'humanit&#233; ; comme si celles-ci &#233;taient destin&#233;es &#224; couvrir toujours la premi&#232;re. Mais en &#233;crivant que certains des signataires s'opposent, au moins en partie, &#224; &lt;i&gt;&#034;une certaine politique am&#233;ricaine et occidentale&#034;&lt;/i&gt;, les soixante intellectuels brisent ce cercle ferm&#233; de l'autojustification. Il n'y a pas toujours ad&#233;quation parfaite entre affirmation des valeurs et d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts. C'est ce va-et-vient permanent entre les deux qui fait la richesse de la politique &#233;trang&#232;re am&#233;ricaine&#8230; et son ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;LE MONDE du 21 f&#233;vrier 2002&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Aux origines de la philosophie politique islamique&#034;, par Agn&#232;s Devictor</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Aux-origines-de-la-philosophie</link>
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		<dc:date>2003-08-09T22:47:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Devictor, Agn&#232;s </dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Alfarabi fut le premier &#224; r&#233;introduire dans le monde islamique m&#233;di&#233;val la pens&#233;e platonico-aristot&#233;licienne. Commentant son &#339;uvre, Muhsin Mahdi rend intelligible le statut de la philosophie, du droit et de la th&#233;ologie en Islam. &lt;br class='autobr' /&gt;
LA CIT&#201; VERTUEUSE D'ALFARABI La fondation de la philosophie politique en Islam de Muhsin Mahdi, traduit de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Fran&#231;ois Zabbal, Albin Michel, &#171; Biblioth&#232;que id&#233;es &#187;, 244 p., 145 F (22,11 euros). (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Platon-64-+" rel="tag"&gt;Platon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-Aristote-65-+" rel="tag"&gt;Aristote&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-vertu-+" rel="tag"&gt;vertu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-meilleur-gouvernement-+" rel="tag"&gt;meilleur gouvernement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Peut-il-etre-juste-de-vouloir-la-guerre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfarabi fut le premier &#224; r&#233;introduire dans le monde islamique m&#233;di&#233;val la pens&#233;e platonico-aristot&#233;licienne. Commentant son &#339;uvre, Muhsin Mahdi rend intelligible le statut de la philosophie, du droit et de la th&#233;ologie en Islam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;LA CIT&#201; VERTUEUSE D'ALFARABI La fondation de la philosophie politique en Islam&lt;/i&gt; de Muhsin Mahdi, traduit de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Fran&#231;ois Zabbal, Albin Michel, &#171; Biblioth&#232;que id&#233;es &#187;, 244 p., 145 F (22,11 euros).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour des penseurs de l'envergure d'Avicenne et d'Averro&#232;s, Alfarabi fut l'&#233;quivalent de Platon ou d'Aristote. Ce disciple de l'&#201;cole d'Alexandrie r&#233;introduisit dans le monde islamique m&#233;di&#233;val du Xe si&#232;cle la philosophie platonico-aristot&#233;licienne en d&#233;montrant qu'elle seule &#233;tait apte &#224; relever le d&#233;fi qu'imposaient des religions r&#233;v&#233;l&#233;es &#224; la pens&#233;e philosophique. Ce fondateur de la philosophie politique islamique, qui laissa derri&#232;re lui une somme consid&#233;rable d'ouvrages, est rest&#233; pourtant m&#233;connu en Occident durant des si&#232;cles. &lt;br /&gt;
Muhsin Mahdi a consacr&#233; des ann&#233;es &#224; rechercher des manuscrits, traduire, analyser et commenter l'&#339;uvre de ce philosophe m&#233;connu. Il en r&#233;sulte un livre d'une grande &#233;rudition, r&#233;dig&#233; avec une rigueur p&#233;dagogique exemplaire. La premi&#232;re partie resitue Alfarabi dans son contexte historique et philosophique. Puis, Mahdi commente l'&#339;uvre politique du philosophe et notamment son ouvrage majeur, la &lt;i&gt;Cit&#233; vertueuse&lt;/i&gt;. La derni&#232;re partie analyse la lecture de Platon et d'Aristote par Alfarabi lui-m&#234;me et la post&#233;rit&#233; de sa d&#233;marche scientifique et de son &#339;uvre, aussi bien dans la philosophie juive &#233;labor&#233;e par Ma&#239;monide au XIIe si&#232;cle, que dans la philosophie chr&#233;tienne occidentale d&#233;velopp&#233;e par Saint Thomas au XIIIe si&#232;cle. &lt;br /&gt;
Les conceptions du bien et du mal, de la vertu et du vice, du public et du priv&#233; avaient &#233;t&#233; boulevers&#233;es depuis la victoire des religions r&#233;v&#233;l&#233;es, et notamment de l'islam. Sur les grandes questions de la vie politique, les th&#233;ologiens et les juristes avaient manifest&#233; une indiff&#233;rence totale depuis la naissance de la communaut&#233; islamique et ils ne pouvaient r&#233;pondre &#224; la question de l'ad&#233;quation entre communaut&#233; politique et religieuse pas plus qu'&#224; celle sur le caract&#232;re des r&#233;gimes politiques et de la diversit&#233; des formes qu'ils prenaient &#224; mesure que l'islam se r&#233;pandait.&lt;br /&gt;
C'&#233;tait &#224; la philosophie politique, occult&#233;e depuis des si&#232;cles, &#224; r&#233;pondre &#224; ces questions. Mais, Alfarabi ne pouvait se satisfaire des travaux de ses pr&#233;d&#233;cesseurs n&#233;oplatoniciens et des premiers philosophes de la p&#233;riode islamique qui s'&#233;taient repli&#233;s sur l'individu au d&#233;triment du collectif. Il fallait revenir aux deux fondements de l'enqu&#234;te philosophique classique pour introduire la politique dans la pens&#233;e islamique et tirer la philosophie classique vers l'islam. La philosophie politique devait permettre de r&#233;introduire, &lt;i&gt;&#171; l'esprit philanthropique de la philosophie &#187;&lt;/i&gt;, selon l'expression de Muhsen Mahdi, en pensant la place de l'homme dans la cit&#233;, la nation ou la communaut&#233; religieuse, place qui devait privil&#233;gier le salut public sur le salut personnel ou priv&#233;. D'apr&#232;s Muhsin Mahdi,&lt;i&gt; &#171; au cours des dix si&#232;cles qui s&#233;parent Cic&#233;ron d'Alfarabi, aucun philosophe important n'a &#233;troitement li&#233; la philosophie &#224; la philosophie politique, ni accord&#233; dans ses &#233;crits une position dominante, centrale et d&#233;cisive &#224; la philosophie politique&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Si Alfarabi fut l'un des passeurs de la philosophie politique classique &#224; l'Occident chr&#233;tien, il innova par ailleurs dans sa &#171; relecture non platonicienne de Platon &#187;, en pr&#233;sentant &lt;i&gt;&#171; un Platon franchement politique dont le d&#233;tachement &#224; l'&#233;gard du monde serait accidentel &#187;.&lt;/i&gt; Partant des &lt;i&gt;Lois&lt;/i&gt;, et notamment du questionnement de l'origine divine ou terrestre des lois, Alfarabi pose la probl&#233;matique, centrale en science politique, du meilleur r&#233;gime. Pour aboutir au gouvernement vertueux, il articule la conception platonicienne du meilleur r&#233;gime &#224; la loi divine de l'islam, la communaut&#233; politique &#224; la communaut&#233; des croyants. Le philosophe roi ou le proph&#232;te philosophe est l'&#234;tre humain le plus &#224; m&#234;me de gouverner la cit&#233; suivant la vertu. Mais comme la co&#239;ncidence entre philosophie et proph&#233;tie est rare, l'art de gouverner suivant la jurisprudence devient un substitut &#224; l'absence de la synth&#232;se parfaite du souverain philosophe et proph&#232;te. &lt;br /&gt;
Alfarabi ne peut cependant faire l'&#233;conomie de distorsions dans l'h&#233;ritage. Par exemple, comme Aristote et Platon, il consid&#232;re la cit&#233; comme l'unit&#233; politique de base dans laquelle l'homme peut acc&#233;der &#224; une perfection politique. Mais, il est contraint de se dissocier d'eux, en affirmant que la cit&#233; n'est pas l'ultime entit&#233;, l'Islam tendant &#224; l'universel. Il en existe pour lui de plus vastes et plus peupl&#233;es, recouvrant m&#234;me la totalit&#233; du monde habit&#233;, susceptibles de conduire au gouvernement vertueux. Cette rupture sur la taille de la communaut&#233; est d'autant plus saillante qu'elle entra&#238;ne des conceptions diff&#233;rentes sur la guerre juste. En effet, en plus de la proph&#233;tie, de la philosophie, et de la ma&#238;trise de la jurisprudence, le gouverneur vertueux devra poss&#233;der la vertu guerri&#232;re, pour forcer, le cas &#233;ch&#233;ant, le citoyen r&#233;calcitrant &#224; se ranger du c&#244;t&#233; de la vertu et de la loi divine. Et, si &lt;i&gt;&#171; la paix universelle constitue l'&#233;tat de l'homme&lt;/i&gt; &#187; et que la guerre n'est jamais une fin en soi, la guerre offensive entreprise par le gouvernement vertueux pour &#233;tablir ou r&#233;tablir la vertu, peut alors devenir une guerre juste. Alfarabi justifie ainsi, suivant une d&#233;marche rationnelle, le concept de guerre sainte dont la finalit&#233; &#233;tait de diffuser le message de l'Islam sur l'ensemble de la plan&#232;te. &lt;br /&gt;
Par la pr&#233;sentation et le commentaire de l'&#339;uvre politique d'Alfarabi, Muhsin Mahdi rend intelligible le statut de la philosophie, du droit et de la th&#233;ologie en Islam, statuts qui participent de la complexit&#233; et de la richesse de la pens&#233;e islamique. Plus g&#233;n&#233;ralement, il &#233;claire l'histoire de la pens&#233;e politique m&#233;di&#233;vale de l'Orient islamique &#224; l'Occident chr&#233;tien et tout en lui rendant sa juste place de fondateur de la philosophie politique islamique, il r&#233;introduit Alfarabi dans le cort&#232;ge des savants musulmans qui transmirent la philosophie classique &#224; l'Occident. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Monde des livres&lt;/strong&gt;, le 26 Janvier 2001&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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