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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>La naissance n'est pas un acte qui soit le fait de celui qui est n&#233;.</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kant, Emmanuel</dc:creator>


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&lt;p&gt;Qu'on n'ait pas choisi de na&#238;tre peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une excuse ? &lt;br class='autobr' /&gt; Or comme la naissance n'est pas un acte qui soit le fait de celui qui est n&#233; et que, par suite, elle ne peut entra&#238;ner aucune in&#233;galit&#233; de l'&#233;tat juridique, ni aucune soumission &#224; des lois de contrainte, hormis celle qui lui est commune avec tous les autres en tant que sujet de l'unique pouvoir l&#233;gislatif supr&#234;me, il ne peut y avoir aucun privil&#232;ge inn&#233; d'un membre de la r&#233;publique, en tant que co-sujet, sur un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-egalite-+" rel="tag"&gt;&#233;galit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-inegalite-+" rel="tag"&gt;in&#233;galit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Qu-on-n-ait-pas-choisi-de-naitre-peut-il-etre-considere-comme-une-excuse' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Qu'on n'ait pas choisi de na&#238;tre peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une excuse ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Or comme la naissance n'est pas un &lt;i&gt;acte &lt;/i&gt;qui soit le fait de celui qui est n&#233; et que, par suite, elle ne peut entra&#238;ner aucune in&#233;galit&#233; de l'&#233;tat juridique, ni aucune soumission &#224; des lois de contrainte, hormis celle qui lui est commune avec tous les autres en tant que sujet de l'unique pouvoir l&#233;gislatif supr&#234;me, il ne peut y avoir aucun privil&#232;ge inn&#233; d'un membre de la r&#233;publique, en tant que co-sujet, sur un autre et nul ne peut transmettre le privil&#232;ge du &lt;i&gt;rang &lt;/i&gt;dont il jouit dans la r&#233;publique &#224; ses descendants ; par suite il ne peut non plus, comme si sa naissance le qualifiait pour la condition seigneuriale, emp&#234;cher les autres par contrainte de parvenir par leur propre m&#233;rite aux degr&#233;s sup&#233;rieurs de la hi&#233;rarchie (du &lt;i&gt;superior &lt;/i&gt;et de &lt;i&gt;l'inferior, &lt;/i&gt;sans que l'un soit &lt;i&gt;imperans &lt;/i&gt;et l'autre &lt;i&gt;subjectus). &lt;/i&gt;Il peut transmettre tout le reste en fait de chose (ne concernant pas la personnalit&#233;), tout ce qui peut &#234;tre acquis comme propri&#233;t&#233; et aussi &#234;tre ali&#233;n&#233; par lui, et il peut de ce fait produire dans une lign&#233;e de descendants une in&#233;galit&#233; consid&#233;rable des moyens de fortune entre les membres d'une r&#233;publique (mercenaire et locataire, propri&#233;taire foncier et ouvriers agricoles, etc.), seulement il ne doit pas faire obstacle &#224; ce que ces gens aient la facult&#233;, si leur talent, leur activit&#233; et leur chance le leur permet, de s'&#233;lever &#224; des conditions comparables. Car autrement, il lui serait permis de contraindre sans pouvoir &#224; son tour &#234;tre contraint par la r&#233;action des autres, et de sortir du rang de co-sujet. - De cette &#233;galit&#233; aucun homme ne peut non plus d&#233;choir, qui vit dans un &#233;tat juridique de r&#233;publique, sinon du fait de son propre crime, mais jamais par contrat ou par violence de guerre ( &lt;i&gt;occupatio bellica&lt;/i&gt; &lt;/i&gt; ; car il ne peut, par aucun acte juridique (ni le sien ni celui d'un autre) cesser d'&#234;tre son propre ma&#238;tre et passer dans la classe des animaux domestiques, qu'on emploie &#224; tous usages, comme on veut, et qu'on maintient en cet &#233;tat sans leur consentement, aussi longtemps qu'on veut, sous r&#233;serve qu'on ne les mutile ni ne les mette &#224; mort (clause qui est m&#234;me parfois sanctionn&#233;e par la religion, comme c'est le cas chez les Indiens). On peut admettre qu'en tout &#233;tat l'homme est heureux pourvu seulement qu'il ait conscience qu'il ne tient qu'&#224; lui-m&#234;me (&#224; son pouvoir ou &#224; sa volont&#233; expresse), ou &#224; des circonstances dont il ne peut faire grief &#224; autrui et non pas &#224; la volont&#233; irr&#233;sistible d'autrui, s'il ne s'&#233;l&#232;ve pas au m&#234;me rang que d'autres, qui, &#233;tant ses co-sujets, n'ont en mati&#232;re de droit, aucun avantage sur lui&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Si on veut lier au mot : gracieux un concept d&#233;termin&#233; (distinct de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Si on veut lier au mot : &lt;i&gt;gracieux&lt;/i&gt; un concept d&#233;termin&#233; (distinct de bienveillant, bienfaisant , tut&#233;laire etc.) on ne peut l'attribuer qu'&#224; celui &#224; l'&#233;gard duquel &lt;i&gt;aucun droit de contrainte&lt;/i&gt; n'est possible. Ainsi &lt;i&gt;seul&lt;/i&gt; le chef &lt;i&gt;de l'administration de l'&#201;tat&lt;/i&gt; qui produit et r&#233;partit tout le bien possible selon des lois publiques (car le &lt;i&gt;Souverain&lt;/i&gt; qui les donne est en quelque sorte invisible ; il n'est pas agent, il est la loi-m&#234;me personnifi&#233;e) peut recevoir le titre de : &lt;i&gt;gracieux seigneur&lt;/i&gt; en tant qu'il est le seul &#224; l'&#233;gard duquel aucun droit de contrainte n'est possible. C'est ainsi que dans une aristocratie, par exemple &#224; Venise, le S&#233;nat est le seul gracieux seigneur ; les nobles qui le composent sont, dans leur ensemble, sans en excepter le &lt;i&gt;Doge&lt;/i&gt; (car seul le &lt;i&gt;Grand Conseil&lt;/i&gt; est le Souverain), des sujets, et en ce qui concerne l'exercice du droit, &#233;gaux &#224; tous les autres en ce sens qu'un droit de contrainte &#224; l'&#233;gard de chacun d'eux est d&#233;volu au sujet. Les princes, c'est-&#224;-dire les personnes auxquelles revient un droit successoral au gouvernement, sont aussi, il est vrai, de ce point de vue et en raison de ces pr&#233;tentions (par courtoisie), appel&#233;s gracieux seigneurs ; mais quant &#224; l'&#233;tat de leurs biens , ils sont pourtant des co-sujets, &#224; l'&#233;gard desquels, par le truchement du chef de l'&#201;tat, le moindre de leurs serviteurs doit disposer d'un droit de contrainte. Il ne peut donc y avoir dans l'&#201;tat plus d'un seul gracieux seigneur. Quant aux gracieuses dames (proprement : personnes de qualit&#233;), elles peuvent &#234;tre ainsi qualifi&#233;es du fait que leur &lt;i&gt;condition&lt;/i&gt; ainsi que leur &lt;i&gt;sexe&lt;/i&gt; (par suite uniquement par rapport au sexe &lt;i&gt;masculin&lt;/i&gt;), leur donne droit &#224; ce titre et cela gr&#226;ce au raffinement des m&#339;urs (appel&#233; galanterie) qui fait que le sexe masculin estime qu'il s'honore d'autant plus qu'il accorde au beau sexe des avantages sur lui.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Kant, &#171; Sur l'expression courante : il se peut que ce soit juste en th&#233;orie, mais en pratique, cela ne vaut rien &#187; (1793), II &#171; Du rapport de la th&#233;orie et de la pratique dans le droit politique (contre Hobbes) &#187;, 2., in &lt;strong&gt;Th&#233;orie et pratique - Droit de mentir&lt;/strong&gt;, trad. Guillermit, Vrin, 1980, p. 34-35&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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