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	<title>Caute@lautre.net</title>
	<link>https://www.caute.lautre.net/</link>
	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>Chercher la beaut&#233; r&#233;elle ou la r&#233;elle laideur est une vaine enqu&#234;te</title>
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		<dc:date>2020-04-27T09:47:18Z</dc:date>
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		<dc:creator>Hume, David</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; La diff&#233;rence (...) est tr&#232;s vaste entre le jugement et le sentiment. Tout sentiment est juste, parce que le sentiment n'a r&#233;f&#233;rence &#224; rien au-del&#224; de lui-m&#234;me et qu'il est partout r&#233;el o&#249; l'homme en est conscient. Mais toutes les d&#233;terminations de l'entendement ne sont pas justes, parce qu'elles portent r&#233;f&#233;rence &#224; quelque chose au-del&#224; d'elles-m&#234;mes, c'est-&#224;-dire, &#224; la r&#233;alit&#233;, et qu'elles ne sont pas toujours conformes &#224; cette norme. Parmi un millier d'opinions diff&#233;rentes que des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-100-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; La diff&#233;rence (...) est tr&#232;s vaste entre le jugement et le sentiment. Tout sentiment est juste, parce que le sentiment n'a r&#233;f&#233;rence &#224; rien au-del&#224; de lui-m&#234;me et qu'il est partout r&#233;el o&#249; l'homme en est conscient. Mais toutes les d&#233;terminations de l'entendement ne sont pas justes, parce qu'elles portent r&#233;f&#233;rence &#224; quelque chose au-del&#224; d'elles-m&#234;mes, c'est-&#224;-dire, &#224; la r&#233;alit&#233;, et qu'elles ne sont pas toujours conformes &#224; cette norme. Parmi un millier d'opinions diff&#233;rentes que des hommes divers entretiennent sur le m&#234;me sujet, il y en a une, et seulement une, qui est juste et vraie. Et la seule difficult&#233; est de la d&#233;terminer et de la rendre certaine. Au contraire, un millier de sentiments diff&#233;rents, excit&#233;s par le m&#234;me objet, sont justes, parce qu'aucun sentiment ne repr&#233;sente ce qui est r&#233;ellement dans l'objet. Il marque seulement une certaine conformit&#233; ou une relation entre l'objet et les organes ou facult&#233;s de l'esprit, et si cette conformit&#233; n'existait pas r&#233;ellement, le sentiment n'aurait pu selon toute possibilit&#233; exister. La beaut&#233; n'est pas une qualit&#233; inh&#233;rente aux choses elles-m&#234;mes, elle existe seulement dans l'esprit qui la contemple, et chaque esprit re&#231;oit une beaut&#233; diff&#233;rente. Une personne peut m&#234;me percevoir de la difformit&#233; l&#224; o&#249; une autre per&#231;oit de la beaut&#233;. Et tout individu devrait &#234;tre d'accord avec son propre sentiment, sans pr&#233;tendre r&#233;gler ceux des autres. Chercher la beaut&#233; r&#233;elle ou la r&#233;elle laideur est une vaine enqu&#234;te, comme de pr&#233;tendre reconna&#238;tre ce qui est r&#233;ellement doux ou ce qui est r&#233;ellement amer. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;David Hume, &#034;De la norme du go&#251;t &#034; , &lt;i&gt;Essais esth&#233;tiques&lt;/i&gt;, GF, p. 126-127&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La cr&#233;ature de l'univers qui a le d&#233;sir le plus ardent d'une soci&#233;t&#233;.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/La-creature-de-l-univers-qui-a-le-desir-le-plus-ardent-d-une-societe</link>
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		<dc:date>2005-03-21T15:00:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hume, David</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Contexte : Notre estime des riches et des puissants.. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans toutes les cr&#233;atures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable d&#233;sir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce d&#233;sir est encore plus manifeste chez l'homme : celui-ci est la cr&#233;ature de l'univers qui a le d&#233;sir le plus ardent d'une soci&#233;t&#233;, et il y est adapt&#233; par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun d&#233;sir qui ne se r&#233;f&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-100-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Contexte : &lt;a href='https://caute.lautre.net/Notre-estime-des-riches-et-des-puissants' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Notre estime des riches et des puissants.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans toutes les cr&#233;atures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable d&#233;sir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce d&#233;sir est encore plus manifeste chez l'homme : celui-ci est la cr&#233;ature de l'univers qui a le d&#233;sir le plus ardent d'une soci&#233;t&#233;, et il y est adapt&#233; par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun d&#233;sir qui ne se r&#233;f&#232;re pas &#224; la soci&#233;t&#233;. La parfaite solitude est peut-&#234;tre la plus grande punition que nous puissions souffrir. Tout plaisir est languissant quand nous en jouissons hors de toute compagnie, et toute peine devient plus cruelle et plus intol&#233;rable. Quelles que soient les autres passions qui nous animent, orgueil, ambition, avarice, curiosit&#233;, d&#233;sir de vengeance, ou luxure, le principe de toutes, c'est la sympathie : elles n'auraient aucune force si nous devions faire enti&#232;rement abstraction des pens&#233;es et des sentiments d'autrui. Faites que tous les pouvoirs et tous les &#233;l&#233;ments de la nature s'unissent pour servir un seul homme et pour lui ob&#233;ir ; faites que le soleil se l&#232;ve et se couche &#224; son commandement ; que la mer et les fleuves coulent &#224; son gr&#233; ; que la terre lui fournisse spontan&#233;ment ce qui peut lui &#234;tre utile et agr&#233;able : il sera toujours mis&#233;rable tant que vous ne lui aurez pas donn&#233; au moins une personne avec qui il puisse partager son bonheur, et de l'estime et de l'amiti&#233; de qui il puisse jouir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le moi, un parfait n&#233;ant</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Le-moi-un-parfait-neant</link>
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		<dc:date>2004-12-04T18:04:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hume, David</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Pour ma part, quand je p&#233;n&#232;tre le plus intimement dans ce que j'appelle moi, je bute toujours sur une perception particuli&#232;re ou sur une autre, de chaud ou de froid, de lumi&#232;re ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne peux jamais me saisir, moi, en aucun moment sans une perception et je ne peux rien observer que la perception. Quand mes perceptions sont &#233;cart&#233;es pour un temps, comme par un sommeil tranquille, aussi longtemps je n'ai plus conscience de moi et on peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-100-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pour ma part, quand je p&#233;n&#232;tre le plus intimement dans ce que j'appelle &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt;, je bute toujours sur une perception particuli&#232;re ou sur une autre, de chaud ou de froid, de lumi&#232;re ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne peux jamais me saisir, &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt;, en aucun moment sans une perception et je ne peux rien observer que la perception. Quand mes perceptions sont &#233;cart&#233;es pour un temps, comme par un sommeil tranquille, aussi longtemps je n'ai plus conscience de &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt; et on peut dire vraiment que je n'existe pas. Si toutes mes perceptions &#233;taient supprim&#233;es par la mort et que je ne puisse ni penser, ni sentir, ni voir, ni aimer, ni ha&#239;r apr&#232;s la dissolution de mon corps, je serais enti&#232;rement annihil&#233; et je ne con&#231;ois pas ce qu'il faudrait de plus pour faire de moi un parfait n&#233;ant. Si quelqu'un pense, apr&#232;s une r&#233;flexion s&#233;rieuse et impartiale, qu'il a, de &lt;i&gt;lui-m&#234;me&lt;/i&gt;, une connaissance diff&#233;rente, il me faut l'avouer, je ne peux raisonner plus longtemps avec lui. Tout ce que je peux lui accorder, c'est qu'il peut &#234;tre dans le vrai aussi bien que moi et que nous diff&#233;rons essentiellement sur ce point. Peut-&#234;tre peut-il percevoir quelque chose de simple et de continu qu'il appelle &lt;i&gt;lui&lt;/i&gt; : et pourtant je suis s&#251;r qu'il n'y a pas en moi de pareil principe. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;David Hume, &lt;strong&gt;Trait&#233; de la nature humaine&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;
Livre I, 4&#232; partie, Chapitre 4 : &#171; L'identit&#233; personnelle &#187;,&lt;br /&gt;
Aubier-Montaigne, 1968, tome 1, 343-344&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le principe de toutes les passions, c'est la sympathie</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Le-principe-de-toutes-les-passions</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/Le-principe-de-toutes-les-passions</guid>
		<dc:date>2003-09-04T13:12:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hume, David</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texte donn&#233; au Bac 2001 - L. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le contexte : Notre estime des riches et des puissants, 15&#232; alin&#233;a. &lt;br class='autobr' /&gt; Expliquer le texte suivant &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans toutes les cr&#233;atures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable d&#233;sir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce d&#233;sir est encore plus manifeste chez l'homme : celui-ci est la cr&#233;ature de l'univers qui a le d&#233;sir le plus ardent d'une soci&#233;t&#233;, et il y est adapt&#233; par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-100-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte donn&#233; au &lt;a href='https://caute.lautre.net/Bac-2001-L' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bac 2001 - L&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte : &lt;a href='https://caute.lautre.net/Notre-estime-des-riches-et-des' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Notre estime des riches et des puissants&lt;/a&gt;, 15&#232; alin&#233;a.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquer le texte suivant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans toutes les cr&#233;atures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable d&#233;sir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce d&#233;sir est encore plus manifeste chez l'homme : celui-ci est la cr&#233;ature de l'univers qui a le d&#233;sir le plus ardent d'une soci&#233;t&#233;, et il y est adapt&#233; par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun d&#233;sir qui ne se r&#233;f&#232;re pas &#224; la soci&#233;t&#233;. La parfaite solitude est peut-&#234;tre la plus grande punition que nous puissions souffrir. Tout plaisir est languissant quand nous en jouissons hors de toute compagnie, et toute peine devient plus cruelle et plus intol&#233;rable. Quelles que soient les autres passions qui nous animent, orgueil, ambition, avarice, curiosit&#233;, d&#233;sir de vengeance, ou luxure, le principe de toutes, c'est la sympathie : elles n'auraient aucune force si nous devions faire enti&#232;rement abstraction des pens&#233;es et des sentiments d'autrui. Faites que tous les pouvoirs et tous les &#233;l&#233;ments de la nature s'unissent pour servir un seul homme et pour lui ob&#233;ir ; faites que le soleil se l&#232;ve et se couche &#224; son commandement ; que la mer et les fleuves coulent &#224; son gr&#233; ; que la terre lui fournisse spontan&#233;ment ce qui peut lui &#234;tre utile et agr&#233;able : il sera toujours mis&#233;rable tant que vous ne lui aurez pas donn&#233; au moins une personne avec qui il puisse partager son bonheur, et de l'estime et de l'amiti&#233; de qui il puisse jouir &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;D. Hume, &lt;strong&gt;Trait&#233; de la nature humaine&lt;/strong&gt;, Livre II, partie II, section V, GF, p. 211.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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