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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>Il faut donner d'abord</title>
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		<dc:creator>Alain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Je puis vouloir une &#233;clipse, ou simplement un beau soleil qui s&#232;che le grain, au lieu de cette temp&#234;te grondeuse et pleureuse ; je puis, &#224; force de vouloir, esp&#233;rer et croire enfin que les choses iront comme je veux ; mais elles vont leur train. D'o&#249; je vois bien que ma pri&#232;re est d'un nigaud. Mais quand il s'agit de mes fr&#232;res les hommes, ou de mes s&#339;urs les femmes, tout change. Ce que je crois finit souvent par &#234;tre vrai. Si je me crois ha&#239;, je serai ha&#239; ; pour l'amour, de m&#234;me. Si je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je puis vouloir une &#233;clipse, ou simplement un beau soleil qui s&#232;che le grain, au lieu de cette temp&#234;te grondeuse et pleureuse ; je puis, &#224; force de vouloir, esp&#233;rer et croire enfin que les choses iront comme je veux ; mais elles vont leur train. D'o&#249; je vois bien que ma pri&#232;re est d'un nigaud. Mais quand il s'agit de mes fr&#232;res les hommes, ou de mes s&#339;urs les femmes, tout change. Ce que je crois finit souvent par &#234;tre vrai. Si je me crois ha&#239;, je serai ha&#239; ; pour l'amour, de m&#234;me. Si je crois que l'enfant que j'instruis est incapable d'apprendre, cette croyance &#233;crite dans mes regards et dans mes discours le rendra stupide ; au contraire, ma confiance et mon attente est comme un soleil qui m&#251;rira les fleurs et les fruits du petit bonhomme. Je pr&#234;te, dites-vous, &#224; la femme que j'aime, des vertus qu'elle n'a point ; mais si elle sait que je crois en elle, elles les aura. Plus ou moins ; mais il faut essayer ; il faut croire. Le peuple, m&#233;pris&#233;, est bient&#244;t m&#233;prisable ; estimez-le, il s'&#233;l&#232;vera. La d&#233;fiance a fait plus d'un voleur ; une demi-confiance est comme une injure ; mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait ? Il faut donner d'abord. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alain,&lt;i&gt; Propos sur l'&#233;ducation&lt;/i&gt;, chapitre 24.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Liens sur Alain</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Liens-sur-Alain</link>
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		<dc:date>2009-01-01T21:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Luc Derrien</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#233;di&#233; &#224; l'oeuvre d'Alain, le Site Alain est le site officiel de l'Association des Amis d'Alain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les liens de Facphilo&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Alain-" rel="directory"&gt;Alain&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alinalia.free.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;di&#233; &#224; l'oeuvre d'Alain, le Site Alain est le site officiel de l'Association des Amis d'Alain.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.univ-lyon3.fr/philo/alain.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les liens de Facphilo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'artiste et l'artisan</title>
		<link>https://caute.lautre.net/L-artiste-et-l-artisan</link>
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		<dc:date>2006-06-04T19:26:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il reste &#224; dire maintenant en quoi l'artiste diff&#232;re de l'artisan. Toutes les fois que l'id&#233;e pr&#233;c&#232;de et r&#232;gle l'ex&#233;cution, c'est industrie. Et encore est-il vrai que l'&#339;uvre souvent, m&#234;me dans l'industrie, redresse l'id&#233;e en ce sens que l'artisan trouve mieux qu'il n'avait pens&#233; d&#232;s qu'il essaye ; en cela il est artiste, mais par &#233;clairs. Toujours est-il que la repr&#233;sentation d'une id&#233;e dans une chose, je dis m&#234;me d'une id&#233;e bien d&#233;finie comme le dessin d'une maison, est une &#339;uvre m&#233;canique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Alain-" rel="directory"&gt;Alain&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il reste &#224; dire maintenant en quoi l'artiste diff&#232;re de l'artisan. Toutes les fois que l'id&#233;e pr&#233;c&#232;de et r&#232;gle l'ex&#233;cution, c'est industrie. Et encore est-il vrai que l'&#339;uvre souvent, m&#234;me dans l'industrie, redresse l'id&#233;e en ce sens que l'artisan trouve mieux qu'il n'avait pens&#233; d&#232;s qu'il essaye ; en cela il est artiste, mais par &#233;clairs. Toujours est-il que la repr&#233;sentation d'une id&#233;e dans une chose, je dis m&#234;me d'une id&#233;e bien d&#233;finie comme le dessin d'une maison, est une &#339;uvre m&#233;canique seulement, en ce sens qu'une machine bien r&#233;gl&#233;e d'abord ferait l'&#339;uvre &#224; mille exemplaires. Pensons maintenant au travail du peintre de portait ; il est clair qu'il ne peut avoir le projet de toutes les couleurs qu'il em-ploiera &#224; l'&#339;uvre qu'il commence ; l'id&#233;e lui vient &#224; mesure qu'il fait ; il serait m&#234;me rigoureux de dire que l'id&#233;e lui vient ensuite, comme au spectateur, et qu'il est spectateur aussi de son &#339;uvre en train de na&#238;tre. Et c'est l&#224; le propre de l'artiste. Il faut que le g&#233;nie ait la gr&#226;ce de la nature et s'&#233;tonne lui-m&#234;me. Un beau vers n'est pas d'abord en projet, et ensuite fait ; mais il se montre beau au po&#232;te ; et la belle statue se montre belle au sculpteur &#224; mesure qu'il la fait ; et le portrait na&#238;t sous le pinceau (...).&lt;br class='autobr' /&gt;
(...) Ainsi la r&#232;gle du beau n'appara&#238;t que dans l'&#339;uvre et y reste prise, en sorte qu'elle ne peut servir jamais, d'aucune mani&#232;re, &#224; faire une autre &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alain, &lt;i&gt;Syst&#232;me des Beaux-Arts&lt;/i&gt; (1920),&lt;br class='autobr' /&gt;
Gallimard,coll. Id&#233;es, pp.38-39&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Savoir &#233;couter</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Savoir-ecouter</link>
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		<dc:date>2005-03-21T14:54:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Ne suppose jamais aucune pens&#233;e dans ton semblable &#187;, disait un sage qui aimait le paradoxe. Il voulait dire : &#171; Ne suppose jamais en lui la pens&#233;e qui devrait &#234;tre en toi si tu disais ce qu'il dit. &#187; la passion explique assez les discours les plus insens&#233;s, et aussi ceux o&#249; l'on d&#233;couvre une apparence de raison. Comme la machine de notre corps est capable de trembler, de courir ou de frapper sans permission, d&#232;s que l'&#233;motion, si bien nomm&#233;e, court parmi les muscles, ainsi elle peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Alain-" rel="directory"&gt;Alain&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ne suppose jamais aucune pens&#233;e dans ton semblable &#187;, disait un sage qui aimait le paradoxe. Il voulait dire : &#171; Ne suppose jamais en lui la pens&#233;e qui devrait &#234;tre en toi si tu disais ce qu'il dit. &#187; la passion explique assez les discours les plus insens&#233;s, et aussi ceux o&#249; l'on d&#233;couvre une apparence de raison. Comme la machine de notre corps est capable de trembler, de courir ou de frapper sans permission, d&#232;s que l'&#233;motion, si bien nomm&#233;e, court parmi les muscles, ainsi elle peut crier, et m&#234;me former des discours selon les plis de la m&#233;moire, et sans aucune intention. Un ivrogne, en ses jurons, ne pense nullement &#224; dieu ni &#224; diable. Dans les propos d'un bavard, presque tout est fait, en quelque sorte, &#224; la machine ; et, m&#234;me dans les discours &#233;tudi&#233;s, il y a une partie de remplissage, qui fut peut-&#234;tre m&#233;dit&#233;e, mais qui ne l'est point maintenant. En somme, discours ne sont souvent que bruit. Comme la charrue fait son bruit de ferraille, comme l'&#233;p&#233;e fait son cliquetis, le vent son sifflement et la porte son grincement, ainsi un homme agit&#233; fait un bruit de discours. Je plains celui qui essaie de comprendre ; encore plus celui qui croit comprendre. Il n'y a rien &#224; comprendre. Attention. Dans un discours humain, anim&#233;, color&#233;, chantant, il y a &#224; comprendre de belles choses souvent. La beaut&#233; est un signe qui ne trompe gu&#232;re, parce qu'elle annonce un corps &#233;quilibr&#233; et des passions r&#233;gl&#233;es ; c'est pourquoi on dit bien qu'un bon chanteur chante juste. C'est pourquoi aussi je fais cr&#233;dit au po&#232;te, ce qui veut dire que je l'interpr&#232;te toujours pour le mieux, que toujours j'y suppose la pens&#233;e la plus belle, la plus humaine, la plus parfaite &#224; mes yeux, qui puisse s' accorder avec les paroles. C'est l&#224; ce qu'on appelle &#233;couter. De m&#234;me, quand j'&#233;coute le g&#233;om&#232;tre, j'attends sa belle preuve d'apr&#232;s l'app&#226;t de ses premi&#232;res preuves, faciles ; si je ne la d&#233;couvre pas, je penserais plut&#244;t que c'est moi qui ne sait pas comprendre, comme s'il parlait chinois. Mais une femme en col&#232;re, &#224; quoi bon l'&#233;couter ? Je vois bien vite que c'est du chinois absolument ; je n'y comprendrais rien de grand, rien de beau, rien d'humain, aucune pens&#233;e, enfin, pour tout dire. J'entends, je n'&#233;coute pas. Je dis une femme en col&#232;re ; en cela je ne suis pas juste ; un homme en col&#232;re n'offre pas un texte plus clair. Quand un homme jure apr&#232;s ses bottes, ou apr&#232;s son bouton de col, ce discours ne vaut pas qu'on l'&#233;coute. Ce qui est juste &#224; dire, c'est que la femme en col&#232;re a peut-&#234;tre plus de volubilit&#233; ; elle est insens&#233;e plus ing&#233;nument. Peut-&#234;tre aussi n'a-t-elle pas en r&#233;serve cette force explosive qui brise les discours ; ils passent donc en long morceaux comme des bois flottants. C'est pourquoi l'auditeur na&#239;f est plus tent&#233; de retenir ce texte intarissable, de le noter, de le traduire en id&#233;es. Il est mieux tromp&#233; que par un juron. Un charretier accumule les jurons ; une femme fait des reproches ; ce n'est toujours que du bruit. Parce qu'un piano est fait pour qu'on y joue de la musique, il serait fou de croire que tous ceux qui y poseront les mains joueront bien. Le langage humain est comme un piano ; si vous le faites sonner &#224; coups de poing, il n'en sortira aucune combinaison qui m&#233;rite d'&#234;tre retenue. R&#233;ellement, ce que je dis par humeur, dans le premier mouvement, dans l'impatience, dans la surprise, n'a jamais aucun sens pour moi ; que ce soit du chinois pour vous, c'est le mieux. Et si vous essayez de comprendre quelque chose, dans ce bruit que je fais au premier moment, vous n'&#234;tes pas bon, vous n'&#234;tes m&#234;me pas juste. Que l'homme apprenne &#224; &#233;couter l'homme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alain, &lt;i&gt;Propos&lt;/i&gt;, 6 novembre 1913&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Discours ne sont souvent que bruit.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Discours-ne-sont-souvent-que-bruit</link>
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		<dc:date>2005-03-21T14:49:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>



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&lt;p&gt;Contexte : Savoir &#233;couter. &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;Ne suppose jamais aucune pens&#233;e dans ton semblable&#034;, disait un sage qui aimait le paradoxe. Il voulait dire : &#034;Ne suppose jamais en lui la pens&#233;e qui devrait &#234;tre en toi si tu disais ce qu'il dit.&#034; La passion explique assez les discours les plus insens&#233;s, et aussi ceux o&#249; l'on d&#233;couvre une apparence de raison. Comme la machine de notre corps est capable de trembler, de courir ou de frapper sans permission, d&#232;s que l'&#233;motion, si bien nomm&#233;e, court parmi les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Contexte : &lt;a href='https://caute.lautre.net/Savoir-ecouter' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Savoir &#233;couter&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Ne suppose jamais aucune pens&#233;e dans ton semblable&#034;, disait un sage qui aimait le paradoxe. Il voulait dire : &#034;Ne suppose jamais en lui la pens&#233;e qui devrait &#234;tre en toi si tu disais ce qu'il dit.&#034; La passion explique assez les discours les plus insens&#233;s, et aussi ceux o&#249; l'on d&#233;couvre une apparence de raison. Comme la machine de notre corps est capable de trembler, de courir ou de frapper sans permission, d&#232;s que l'&#233;motion, si bien nomm&#233;e, court parmi les muscles, ainsi elle peut crier, et m&#234;me former des discours selon les plis de la m&#233;moire, et sans aucune intention. Un ivrogne, en ses jurons, ne pense nullement &#224; dieu ni &#224; diable. Dans les propos d'un bavard, presque tout est fait, en quelque sorte, &#224; la machine ; et, m&#234;me dans les discours &#233;tudi&#233;s, il y a une partie de remplissage, qui fut peut-&#234;tre m&#233;dit&#233;e, mais qui ne l'est point maintenant. En somme, discours ne sont souvent que bruit. Comme la charrue fait son bruit de ferraille, comme l'&#233;p&#233;e fait son cliquetis, le vent son sifflement et la porte son grincement, ainsi un homme agit&#233; fait un bruit de discours. Je plains celui qui essaie de comprendre ; encore plus celui qui croit comprendre. Il n'y a rien &#224; comprendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Penser, c'est dire non.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/Penser-c-est-dire-non</link>
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		<dc:date>2003-11-02T16:07:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort ; au contraire le r&#233;veil secoue la t&#234;te et dit non. Non &#224; quoi ? Au monde, au tyran, au pr&#234;cheur ? Ce n'est que l'apparence. En tous ces cas-l&#224;, c'est &#224; elle-m&#234;me que la pens&#233;e dit non. Elle rompt l'heureux acquiescement. Elle se s&#233;pare d'elle-m&#234;me. Elle combat contre elle-m&#234;me. Il n'y a pas au monde d'autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs d&#233;tourn&#233;s, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort ; au contraire le r&#233;veil secoue la t&#234;te et dit non. Non &#224; quoi ? Au monde, au tyran, au pr&#234;cheur ? Ce n'est que l'apparence. En tous ces cas-l&#224;, c'est &#224; elle-m&#234;me que la pens&#233;e dit non. Elle rompt l'heureux acquiescement. Elle se s&#233;pare d'elle-m&#234;me. Elle combat contre elle-m&#234;me. Il n'y a pas au monde d'autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs d&#233;tourn&#233;s, c'est que je consens, c'est que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est ma&#238;tre de moi, c'est que je respecte au lieu d'examiner. M&#234;me une doctrine vraie, elle tombe au faux par cette somnolence. C'est par croire que les hommes sont esclaves. R&#233;fl&#233;chir, c'est nier ce que l'on croit. Qui croit ne sait m&#234;me plus ce qu'il croit. Qui se contente de sa pens&#233;e ne pense plus rien. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;ALAIN, &lt;strong&gt;Propos sur les pouvoirs&lt;/strong&gt;, &#034;L'homme devant l'apparence&#034;, 19 janvier 1924, n&#176; 139, Folio essais, p. 351&lt;br class='autobr' /&gt;
( ou LXIV&#232;me des &lt;strong&gt;Propos sur la religion&lt;/strong&gt;, PUF, 1969, pp. 201 &#224; 203).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guerre est toute de religion</title>
		<link>https://caute.lautre.net/La-guerre-est-toute-de-religion</link>
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		<dc:date>2003-07-21T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain</dc:creator>


		<dc:subject>guerre</dc:subject>
		<dc:subject>religion</dc:subject>
		<dc:subject>admiration</dc:subject>
		<dc:subject>divertissement</dc:subject>
		<dc:subject>spectacle</dc:subject>
		<dc:subject>ennui</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ? &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; [...] La guerre est toute de religion. L'occasion d'admirer jette alors tous les hommes dans un bonheur enivrant qui les rend comme insensibles. Et le c&#244;t&#233; odieux, petit et laid de la chose, ils ne veulent point le voir. Ni les moyens d'effacer de notre monde humain ce barbare divertissement ; ils ne veulent point les voir ; ils s'irritent si on les leur montre ; c'est les priver de sublime et les rejeter &#224; l'ennui. Ne nous trompons point ici, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-guerre-+" rel="tag"&gt;guerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-religion-+" rel="tag"&gt;religion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-admiration-+" rel="tag"&gt;admiration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-divertissement-+" rel="tag"&gt;divertissement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-spectacle-+" rel="tag"&gt;spectacle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://caute.lautre.net/+-ennui-+" rel="tag"&gt;ennui&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/Peut-il-etre-juste-de-vouloir-la-guerre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Peut-il &#234;tre juste de vouloir la guerre ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; [...] La guerre est toute de religion. L'occasion d'admirer jette alors tous les hommes dans un bonheur enivrant qui les rend comme insensibles. Et le c&#244;t&#233; odieux, petit et laid de la chose, ils ne veulent point le voir. Ni les moyens d'effacer de notre monde humain ce barbare divertissement ; ils ne veulent point les voir ; ils s'irritent si on les leur montre ; c'est les priver de sublime et les rejeter &#224; l'ennui. Ne nous trompons point ici, l'erreur serait de cons&#233;quence. Il est bien vrai que ceux qui aiment la guerre sont souvent petits, envieux, intrigants ; mais je crois qu'ils aiment la guerre justement parce qu'ils sont ennuy&#233;s et tristes d'&#234;tre ce qu'ils sont. Si l'on comprenait mieux que la guerre est un spectacle, l'id&#233;e viendrait, qui est la bonne, de supprimer ce genre de plaisir, au nom de l'int&#233;r&#234;t public et des bonnes m&#339;urs, comme on a supprim&#233; l'absinthe. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alain, &lt;strong&gt;Propos&lt;/strong&gt;, 20 ao&#251;t 1921&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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