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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>VI. Autres sujets astronomiques.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/VI-Autres-sujets-astronomiques</link>
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		<dc:date>2005-11-07T22:43:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1. Com&#232;tes. &lt;br class='autobr' /&gt; Les com&#232;tes sont produites par des feux qui, de temps en temps, se forment et se nourrissent par un concours d'atomes appropri&#233;s en certains endroits du ciel. Elles peuvent encore &#234;tre produites par un certain mouvement sp&#233;cial que le ciel prend au-dessus de nous de telle sorte que des astres de ce genre font leur apparition. Peut-&#234;tre aussi, &#224; certaines &#233;poques et gr&#226;ce &#224; des circonstances favorables, ces astres eux-m&#234;mes s'&#233;lancent-ils vers les lieux situ&#233;s au-dessus de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Analyse-de-la-lettre-a-Pythocles-" rel="directory"&gt;Analyse de la lettre &#224; Pythocl&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/V-Meteorologie' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1772284228' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Com&#232;tes.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les com&#232;tes sont produites par des feux qui, de temps en temps, se forment et se nourrissent par un concours d'atomes appropri&#233;s en certains endroits du ciel. Elles peuvent encore &#234;tre produites par un certain mouvement sp&#233;cial que le ciel prend au-dessus de nous de telle sorte que des astres de ce genre font leur apparition. Peut-&#234;tre aussi, &#224; certaines &#233;poques et gr&#226;ce &#224; des circonstances favorables, ces astres eux-m&#234;mes s'&#233;lancent-ils vers les lieux situ&#233;s au-dessus de notre horizon, le ciel restant immobile. La disparition des com&#232;tes a lieu en vertu de causes oppos&#233;es &#224; celles de leur apparition.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Astres fixes.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;(112)&lt;/strong&gt; Il y a des astres qui tournent toujours dans la m&#234;me place (c'est-&#224;-dire sans changer de position par rapport aux autres astres fixes). Or cela peut avoir lieu non seulement parce que la r&#233;gion des &#233;toiles fixes serait, ainsi que certains l'ont soutenu, immobile, pendant que le reste du monde et la terre m&#234;me tourneraient en face d'elle ; mais encore parce que tous les astres de cette r&#233;gion seraient emport&#233;s par un tourbillon circulaire o&#249; ils seraient envelopp&#233;s, et d'o&#249;, par cons&#233;quent, ils ne sauraient sortir dans aucune direction pour circuler hors de leur r&#233;gion et isol&#233;ment comme les astres non fixes. Il peut encore se faire que les &#233;toiles fixes conservent entre elles les m&#234;mes situations parce qu'en avan&#231;ant pour en sortir dans une direction quelconque, elles ne trouveraient plus, pour s'alimenter, la mati&#232;re combustible qu'il leur faut et qu'elles trouvent dans leur si&#232;ge. Et cela peut encore s'accomplir de beaucoup d'autres mani&#232;res, pourvu qu'on soit capable de faire des inf&#233;rences conformes aux ph&#233;nom&#232;nes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3. Astres errants.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Il y a des astres dont la course est errante, s'il est vrai que leurs mouvements sont effectivement tels, et il y en a d'autres, qui tout en n'&#233;tant pas fixes, suivent du moins dans leur r&#233;volution une courbe r&#233;guli&#232;re. &lt;strong&gt;(113)&lt;/strong&gt; Or cela peut avoir lieu parce que les uns parmi les astres non fixes ont re&#231;u, d&#232;s le commencement du monde, en vertu de n&#233;cessit&#233;s naturelles, un mouvement circulaire tel qu'on le pouvait attendre d'un tourbillon astreint &#224; d&#233;crire une courbe r&#233;guli&#232;re, tandis que les autres ont &#233;t&#233; emport&#233;s par les tourbillons d&#233;crivant des courbes pr&#233;sentant certaines anomalies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se peut encore que, si les astres non fixes sont port&#233;s par des courants d'air, les lieux o&#249; les uns se meuvent comportent des courants d'air qui exercent leur effort suivant une courbe r&#233;guli&#232;re et fassent toujours avancer l'astre vers le m&#234;me but, le faisant br&#251;ler ainsi sous nos yeux le long d'une courbe r&#233;guli&#232;re, tandis que les lieux o&#249; se meuvent les autres astres non fixes comportent des courants d'air dont les efforts s'exercent suivant des courbes qui pr&#233;sentent certaines anomalies, de fa&#231;on &#224; produire les changements de route que nous observons. Assigner &#224; ces faits une cause unique, alors que les ph&#233;nom&#232;nes nous sugg&#232;rent plusieurs causes possibles, c'est une preuve de folie et une impertinence de la part des z&#233;lateurs d'une astronomie vaine, qui invoquent des causes vides de sens en faisant intervenir les dieux, au lieu de les laisser libres de toute fonction comme l'exige leur nature.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4. Retards de certains astres.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;(114)&lt;/strong&gt; Quant au fait que, parmi les astres non fixes, les uns sont laiss&#233;s en arri&#232;re par les autres, il peut provenir de ce que quelques-uns d'entre eux sont emport&#233;s plus lentement que les autres, quoique suivant le m&#234;me cercle ; il se peut aussi que les astres qui paraissent les plus lents aient &#224; subir un mouvement contraire &#224; leur mouvement principal, se trouvant repouss&#233;s par un tourbillon capable de produire cet effet ; il se peut enfin que parmi les astres non fixes, tous entra&#238;n&#233;s par le mouvement circulaire d'un m&#234;me tourbillon, les uns, se mouvant plus loin du centre de la courbe d&#233;crite par ce tourbillon, parcourent une plus grande distance, tandis que les autres en parcourent une moindre &#233;tant plus rapproch&#233;s du centre. Donner du fait qui nous occupe une explication unique est bon &#224; ceux qui veulent se faire passer aux yeux de la multitude pour des hommes prodigieux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;5. Etoiles filantes.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les &#233;toiles filantes peuvent provenir tant&#244;t d'un frottement des nuages suivi d'une chute de feu l&#224; o&#249; le feu viendrait &#224; se condenser en souffle, comme nous avons dit &#224; propos des &#233;clairs ; &lt;strong&gt;(115)&lt;/strong&gt; tant&#244;t d'un rassemblement d'atomes propres &#224; produire le feu, rassemblement convenable &#224; l'accomplissement de cet effet et suivi d'un mouvement du feu selon la direction m&#234;me dans laquelle il a &#233;t&#233; lanc&#233; par les directions compos&#233;es des atomes r&#233;unis ; tant&#244;t enfin d'un rassemblement de vents sous la forme d'une nu&#233;e &#233;paisse, celle-ci venant &#224; s'embraser en cons&#233;quence d'une rotation, puis le feu brisant ce qui l'enveloppe et se portant vers le lieu o&#249; il est lanc&#233; par les impulsions qu'il a subies. Et il y a encore d'autres proc&#233;d&#233;s susceptibles de nous faire parvenir &#224; ce m&#234;me r&#233;sultat, sans qu'on recoure au mythe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;6. Pr&#233;visions.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les signes annonciateurs du temps, qu'on tire du fait que certains animaux c&#233;lestes ou constellations se l&#232;vent en m&#234;me temps que le soleil, n'ont lieu que par une co&#239;ncidence. Car les animaux c&#233;lestes ne pr&#233;sentent rien en eux qui puisse d&#233;terminer la production du mauvais temps ; et d'autre part, il n'y a pas une nature divine qui s'occupe &#224; observer les levers de ces animaux pour accomplir ensuite par sa puissance ce que ces signes annoncent. &lt;strong&gt;(116)&lt;/strong&gt; Car il n'y a pas d'&#234;tre anim&#233; quel qu'il soit, pour peu qu'il ait d'intelligence, qui tombe dans une folie assez grande pour se livrer &#224; une pareille occupation ; bien moins encore, un &#234;tre poss&#233;dant la b&#233;atitude parfaite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelle-toi tout ce que je viens de te dire, Pythocl&#232;s. Par l&#224; en effet tu sortiras d&#233;cid&#233;ment de la mythologie et tu te rendras capable de saisir les autres choses du m&#234;me genre que celles-ci. Toutefois, tu dis surtout te consacrer &#224; m&#233;diter sur les principes des choses, sur l'infinit&#233; de l'univers et les questions de m&#234;me ordre ; puis aussi sur les crit&#232;res de la v&#233;rit&#233; et sur les affections, sans oublier le but en vue duquel nous avons &#233;tudi&#233; tout cela. Car ces vues d'ensemble te permettront de d&#233;terminer ais&#233;ment les causes des faits particuliers. Mais ceux qui n'aimeront pas ces choses-l&#224; par-dessus tout, ceux-l&#224; ne comprendront jamais bien les questions dont il s'agit, et jamais ils n'acquerront ce qui est le but de l'&#233;tude qu'on en fait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>V. M&#233;t&#233;orologie.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/V-Meteorologie</link>
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		<dc:date>2005-11-07T22:39:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1. Pr&#233;visions &lt;br class='autobr' /&gt; Les signes annonciateurs du temps peuvent se produire soit en vertu de co&#239;ncidences, de m&#234;me qu'il y a co&#239;ncidence entre l'&#233;tat de la temp&#233;rature et les migrations de certains des animaux visibles pr&#232;s de nous ; soit par suite d'alt&#233;rations et de changements imprim&#233;s &#224; l'air. Car ces deux explications sont &#233;galement compatibles avec les ph&#233;nom&#232;nes ; (99) mais il est impossible d'apercevoir dans quel cas la causalit&#233; op&#232;re selon l'une ou l'autre d'entre elles. &lt;br class='autobr' /&gt;
2. Nuages. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Analyse-de-la-lettre-a-Pythocles-" rel="directory"&gt;Analyse de la lettre &#224; Pythocl&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/IV-Mouvements-et-variations-celestes' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1772284228' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Pr&#233;visions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les signes annonciateurs du temps peuvent se produire soit en vertu de co&#239;ncidences, de m&#234;me qu'il y a co&#239;ncidence entre l'&#233;tat de la temp&#233;rature et les migrations de certains des animaux visibles pr&#232;s de nous ; soit par suite d'alt&#233;rations et de changements imprim&#233;s &#224; l'air. Car ces deux explications sont &#233;galement compatibles avec les ph&#233;nom&#232;nes ; &lt;strong&gt;(99)&lt;/strong&gt; mais il est impossible d'apercevoir dans quel cas la causalit&#233; op&#232;re selon l'une ou l'autre d'entre elles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Nuages.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les nuages peuvent se produire et se rassembler, soit par suite de condensations de l'air, d&#233;termin&#233;es par les vents, soit par suite de l'enlacement de certains atomes aptes &#224; s'accrocher les uns aux autres et &#224; former ainsi des nuages, soit par suite de la r&#233;union de certains courants &#233;man&#233;s de la terre et des eaux ; enfin la formation des nuages peut encore avoir lieu de beaucoup d'autres mani&#232;res. Quand ils sont form&#233;s, l'eau qu'ils r&#233;pandent peut provenir soit d'une pression mutuelle des nuages, soit d'une alt&#233;ration survenue en eux. &lt;strong&gt;(100)&lt;/strong&gt; La pluie peut encore provenir du choc contre les nuages de certains vents venus &#224; travers l'air de lieux appropri&#233;s. Les ond&#233;es sont d'ailleurs plus violentes quand elles proviennent de certains amas de nuages aptes &#224; r&#233;pandre de telles ond&#233;es.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3. Tonnerre, &#233;clairs, foudre.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Le tonnerre peut se produire soit par suite du roulement &#224; l'int&#233;rieur des nuages, ainsi que cela a lieu &#224; l'int&#233;rieur de nos r&#233;cipients, soit par suite du son grave que rend le feu venant &#224; se condenser en souffle au sein des nuages, soit par suite de la d&#233;chirure et de la dispersion des nuages, soit par suite de froissements, de pouss&#233;es, entre nuages ayant pris la consistance de la glace ; en un mot, les ph&#233;nom&#232;nes nous sugg&#232;rent plusieurs explications de ce fait du tonnerre comme des autres. &lt;strong&gt;(101)&lt;/strong&gt; Les &#233;clairs, &#224; leur tour, peuvent &#233;galement se produire de plusieurs mani&#232;res. Il se peut que, par suite du frottement et du choc mutuel des nuages, des corpuscules conform&#233;s pour donner du feu s'&#233;chappent et engendrent l'&#233;clair. Il se peut que les vents agissant comme des soufflets fassent jaillir hors des nuages des corps qui produisent la lueur en question. Il se peut encore que les vents ou la pression mutuelle des nuages expriment les &#233;clairs du sein de ceux-ci. Il se peut que la lumi&#232;re r&#233;pandue par les astres se soit accumul&#233;e &#224; l'int&#233;rieur des nuages et que le choc des autres nuages et du vent l'en fasse tomber tout d'un coup &#224; travers les nuages. Il se peut que la partie la plus subtile de la lumi&#232;re filtre &#224; travers les nuages et se mette en mouvement. Il se peut que le vent s'enflamme en cons&#233;quence d'une translation rapide et d'une rotation tr&#232;s vive. &lt;strong&gt;(102)&lt;/strong&gt; Il se peut que les nuages se d&#233;chirent sous l'action du vent et qu'il en tombe des atomes produisant du feu et prenant l'aspect de l'&#233;clair. Il y a encore plusieurs autres explications possibles qu'on d&#233;couvrira sans peine, pourvu qu'on se laisse guider par les ph&#233;nom&#232;nes terrestres, et qu'on soit capable d'embrasser d'un regard l'ensemble des choses qu'on peut concevoir &#224; leur ressemblance dans le ciel. Que si l'&#233;clair devance le tonnerre dans les orages, c'est parce que les corpuscules propres &#224; produire l'&#233;clair s'&#233;chappent des nuages aussit&#244;t qu'ils ont &#233;t&#233; frapp&#233;s par le vent, tandis que le vent ne produit le tonnerre qu'un peu apr&#232;s, en roulant &#224; travers les nuages. C'est peut-&#234;tre aussi que, l'&#233;clair et le tonnerre tombant en m&#234;me temps, l'&#233;clair nous parvient avec plus de vitesse, &lt;strong&gt;(103)&lt;/strong&gt; tandis que le tonnerre va plus lentement ; car c'est ce que nous voyons arriver sur la terre pour certains corps que nous apercevons &#224; distance frappant d'autres corps dont le son ne nous parvient qu'apr&#232;s. La foudre peut se produire par suite du rassemblement de beaucoup de vents, de leur tourbillonnement violent, de leur embrasement, de la brisure du courant dans l'une de ses parties et de la chute violente qui s'ensuit vers les lieux inf&#233;rieurs, cette brisure ayant lieu parce que les lieux voisins sont rendus plus denses par la compression des nuages. La foudre peut encore se produire, de m&#234;me que le tonnerre aussi, par la chute et le tourbillonnement du feu qui, devenu trop abondant, se condense en souffle, se trouve par l&#224; plus fort, et brise les nuages, faute de pouvoir avancer une fois qu'il les a d&#233;j&#224; pouss&#233;s les uns contre les autres. &lt;strong&gt;(104)&lt;/strong&gt; Il y a encore beaucoup d'autres explications possibles de la foudre. Qu'on tienne seulement le mythe &#224; l'&#233;cart, et l'on y parviendra, pourvu qu'on se laisse conduire par les ph&#233;nom&#232;nes dans les inf&#233;rences sur les choses cach&#233;es.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4. Cyclones, s&#233;ismes.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les cyclones peuvent &#234;tre produits par un nuage qui sous la pouss&#233;e d'un vent violent descend en forme de colonne vers les lieux inf&#233;rieurs, est anim&#233; par le fait de ce vent d'un mouvement rotatoire, et subit en m&#234;me temps une translation horizontale sous l'action d'un vent int&#233;rieur. Les cyclones peuvent encore &#234;tre produits par un vent qui se forme en cercle et qui d'ailleurs est pouss&#233; d'en haut par un courant d'air. Ils peuvent enfin &#234;tre produits par le cours abondant d'un vent qui ne peut s'&#233;couler lat&#233;ralement &#224; cause de la condensation de l'air ambiant. &lt;strong&gt;(105)&lt;/strong&gt; Lorsque le cyclone descend sur la terre, il se forme un tourbillon ; lorsqu'il descend sur la mer, c'est un tournant d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tremblements de terre peuvent &#234;tre produits par du vent enferm&#233; dans la terre, lequel environne les petites masses de cette derni&#232;re et leur imprime un mouvement continuel - ce qui provoque la secousse sismique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce vent est entr&#233; du dehors dans la terre, ou bien il provient de ce que l'air enferm&#233; dans les cavernes souterraines a &#233;t&#233; transform&#233; en vent par l'agitation qu'ont caus&#233;e en lui, en s'affaissant, les parties de terre qui soutiennent la surface. Les tremblements de terre peuvent encore &#234;tre produits par la propagation du mouvement caus&#233; par la chute d'une masse consid&#233;rable de couches terrestres et par son rebondissement, lorsqu'elle s'est heurt&#233;e dans cette chute, contre des masses de terre plus denses et plus solides qu'elle. &lt;strong&gt;(106)&lt;/strong&gt; Ces agitations de la terre peuvent d'ailleurs s'expliquer par d'autres causes encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vents se produisent de temps en temps, en cons&#233;quence d'une alt&#233;ration de l'air lente et progressive. Les vents peuvent encore &#234;tre produits par l'air qui sort de grandes masses d'eau. D'autres vents se produisent en cons&#233;quence de la chute d'un peu d'air dans les nombreuses cavernes de la terre et de sa distribution dans tous les sens.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;5. Gr&#234;le, neige, ros&#233;e, glace.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
La gr&#234;le se forme par la cong&#233;lation violente (de l'eau des nuages) environn&#233;s de tous c&#244;t&#233;s par des vents, cette eau gel&#233;e se fendant ensuite en parcelles. Elle peut aussi se former par la cong&#233;lation moins violente d'&#233;l&#233;ments aqueux qui se trouvent environn&#233;s de souffles d'air, lesquels font deux choses &#224; la fois, d'une part resserrant les &#233;l&#233;ments aqueux et, de l'autre, les s&#233;parant, pour arriver &#224; ce double r&#233;sultat que les &#233;l&#233;ments aqueux se cong&#232;lent en petites quantit&#233;s s&#233;par&#233;es, et en consistance serr&#233;e. &lt;strong&gt;(107)&lt;/strong&gt; Quant &#224; la forme ronde de la gr&#234;le, il n'est pas impossible qu'elle r&#233;sulte de l'&#233;moussement de tous les angles, suite d'un long trajet dans l'air. Elle peut aussi r&#233;sulter de ce que, lors de la constitution m&#234;me de la gr&#234;le, une atmosph&#232;re aqueuse ou a&#233;riforme entoure, comme nous l'avons dit, chaque gr&#234;lon en le pressant uniform&#233;ment de tous c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La neige peut &#234;tre form&#233;e par les gouttes de l'eau la plus subtile, filtrant &#224; travers les portes des nuages qui r&#233;pondent &#224; leurs dimensions, lorsque les nuages convenables pour cela se trouvent press&#233;s par les vents ; et les gouttes se cong&#232;lent ensuite dans leur chute &#224; cause du refroidissement interne qu'elles subissent dans les r&#233;gions situ&#233;es au-dessous des nuages. La neige peut encore &#234;tre produite par cong&#233;lation au sein m&#234;me de nuages d'une porosit&#233; uniforme, l'expulsion de la neige ayant lieu lorsque les parties aqueuses qui sont voisines dans un nuage se trouvent press&#233;es les unes contre les autres. &lt;strong&gt;(108)&lt;/strong&gt; Le frottement mutuel de deux nuages congel&#233;s peut encore faire jaillir et rebondir des amas de particules neigeuses. Il y a encore d'autres explications possibles de la neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ros&#233;e se produit par le rassemblement, &#224; partir de tous les points de l'air, des corpuscules capables de constituer cette sorte d'humidit&#233; ; elle peut encore se produire par l'&#233;l&#233;vation dans l'air de l'humidit&#233; que poss&#232;dent les lieux mouill&#233;s ou couverts d'eau, lieux o&#249; l'on voit surtout se former la ros&#233;e, puis par le rassemblement de ces &#233;l&#233;ments humides en un m&#234;me point de fa&#231;on &#224; constituer une atmosph&#232;re humide, et enfin par la chute de cette humidit&#233; : car nous voyons souvent quelque chose de semblable &#224; cela se produire dans ceux des ph&#233;nom&#232;nes qui se passent sur la terre m&#234;me. &lt;strong&gt;(109)&lt;/strong&gt; Le givre ne se produit pas autrement que la ros&#233;e, des particules de ros&#233;e venant &#224; subir une certaine esp&#232;ce de cong&#233;lation, parce qu'elles se trouvent entour&#233;es d'air froid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La glace est produite par l'expulsion hors de l'eau des atomes de forme ronde, et par la r&#233;union des atomes de figure in&#233;gale et anguleuse qui se trouvent dans l'eau. Elle peut aussi se produire parce que des atomes de cette derni&#232;re sorte viennent du dehors s'ajouter &#224; l'eau et en provoquer la cong&#233;lation, apr&#232;s avoir expuls&#233; une certaine quantit&#233; d'atomes ronds.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;6. Arc-en-ciel, halo.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
L'arc-en-ciel se produit lorsque le soleil envoie sa lumi&#232;re contre l'air charg&#233; d'eau, ou encore par suite d'un m&#233;lange sp&#233;cial de lumi&#232;re et d'air, m&#233;lange qui forme toutes les couleurs de l'arc-en-ciel ou qui forme seulement une de ces couleurs ; alors, cette couleur rayonnant &#224; son tour comme le soleil, les parties de l'air qui avoisinent prennent les couleurs que nous observons dans l'arc-en-ciel, parce que la premi&#232;re couleur envoie ses rayons sur les autres parties de l'arc. &lt;strong&gt;(110)&lt;/strong&gt; Quant &#224; l'aspect circulaire que pr&#233;sente l'arc-en-ciel, il est produit par le fait que notre oeil le per&#231;oit &#224; des distances &#233;gales de toute part &#224; partir de l'&#339;il. Cet aspect peut encore &#234;tre produit par le fait que les atomes qui sont dans l'air, ou ceux qui, dans les nuages, proviennent du m&#234;me air, se rassemblent sous une forme telle que cet assemblage nous offre l'apparence d'un cercle. Les halos autour de la lune se produisent parce que l'air se trouve port&#233; de toutes parts vers la lune, ou bien parce que les effluves issus de cet astre sont repouss&#233;s par l'air avec une intensit&#233; &#233;gale de toutes parts, en telle sorte qu'ils viennent se ranger autour de l'astre en un cercle n&#233;buleux et qu'ils ne peuvent pas se disperser. Il est encore possible que l'air repousse de toutes parts avec une force &#233;gale l'air qui entoure la lune, de fa&#231;on &#224; disposer celui-ci circulairement autour de l'astre dans un certain &#233;tat de condensation. &lt;strong&gt;(111)&lt;/strong&gt; Les couronnes partielles autour de la lune proviennent d'un certain courant ext&#233;rieur qui pousse violemment l'air contre l'astre, ou de ce que sa chaleur s'&#233;chappe par certains passages dispos&#233;s de fa&#231;on &#224; produire l'apparence dont il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/VI-Autres-sujets-astronomiques' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1772284228' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>IV. Mouvements et variations c&#233;lestes.</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1. Levers et couchers. &lt;br class='autobr' /&gt; (92) Les levers et les couchers du soleil, de la lune et des autres astres peuvent en premier lieu se produire par des embrasements et des extinctions alternatifs, pourvu que les conditions du milieu ambiant en chacun des lieux soient telles que ce qu'on vient de dire puisse r&#233;ellement se produire : car rien alors, dans les ph&#233;nom&#232;nes, n'y contredit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les levers et les couchers peuvent encore &#234;tre caus&#233;s par l'&#233;mersion de l'astre au-dessus de la surface de la terre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Analyse-de-la-lettre-a-Pythocles-" rel="directory"&gt;Analyse de la lettre &#224; Pythocl&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Levers et couchers.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;(92)&lt;/strong&gt; Les levers et les couchers du soleil, de la lune et des autres astres peuvent en premier lieu se produire par des embrasements et des extinctions alternatifs, pourvu que les conditions du milieu ambiant en chacun des lieux soient telles que ce qu'on vient de dire puisse r&#233;ellement se produire : car rien alors, dans les ph&#233;nom&#232;nes, n'y contredit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les levers et les couchers peuvent encore &#234;tre caus&#233;s par l'&#233;mersion de l'astre au-dessus de la surface de la terre et par sa disparition ult&#233;rieure derri&#232;re un corps interpos&#233; : car rien dans les ph&#233;nom&#232;nes ne contredit cette explication non plus. Quant aux mouvements des astres, il n'est pas impossible qu'ils aient lieu soit par suite d'un tourbillon qui emporterait tout le ciel, soit, le ciel restant immobile, par suite d'un tourbillon &#224; eux propre, engendr&#233; par la n&#233;cessit&#233; d&#232;s l'origine, &#224; la naissance du monde, quand ils se lev&#232;rent dans le ciel. &lt;strong&gt;(93)&lt;/strong&gt; Le mouvement des astres peut encore s'expliquer par leur chaleur extr&#234;me qui fait que le feu qu'ils portent faisant toujours des progr&#232;s, ils sont entra&#238;n&#233;s d'un lieu au suivant pour atteindre de la mati&#232;re combustible.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Reculs.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les reculs du soleil et de la lune peuvent avoir lieu soit par suite d'une inclinaison du ciel se produisant n&#233;cessairement et &#224; des &#233;poques fixes soit, aussi bien, par suite de courants d'air alternatifs ; soit encore parce que les deux astres br&#251;lent, en s'avan&#231;ant, la mati&#232;re combustible qu'ils rencontrent, et s'arr&#234;tent quand elle manque ; soit enfin parce que, d&#232;s le commencement du monde, ces deux astres ont &#233;t&#233; emport&#233;s dans le mouvement tournant d'un tourbillon qui leur fait d&#233;crire une h&#233;lice autour de la terre. Aucune de ces explications en effet n'est en d&#233;saccord avec les faits &#233;vidents, ni non plus les autres explications du m&#234;me genre qu'on peut donner d&#232;s qu'on se r&#233;sout, dans l'&#233;tude de ph&#233;nom&#232;nes particuliers de cette esp&#232;ce, &#224; s'en tenir &#224; ce qui est possible, ramenant chacun d'eux &#224; s'accorder avec les ph&#233;nom&#232;nes dans sa production, sans qu'on s'astreigne d'ailleurs aux artifices serviles des astronomes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3. La lune.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;(94)&lt;/strong&gt; Le d&#233;cours et le cours de la lune peuvent se produire soit par la r&#233;volution de ce corps c&#233;leste, soit aussi bien par des configurations que prendrait l'air ; soit encore par l'interposition d'un corps opaque ; soit enfin par quelque proc&#233;d&#233; que ce soit que nous sugg&#232;rent les ph&#233;nom&#232;nes qui arrivent pr&#232;s de nous pour rendre compte des diverses formes prises par la lune : car il ne faut pas se prendre d'amour pour une explication unique et rejeter les autres sans raison, faute d'avoir consid&#233;r&#233; ce qu'il est possible et ce qu'il est impossible pour l'homme de conna&#238;tre, en se laissant ainsi entra&#238;ner &#224; pr&#233;tendre conna&#238;tre l'impossible. Quant &#224; la lumi&#232;re de la lune, il est possible qu'elle la tienne d'elle-m&#234;me, possible aussi qu'elle la re&#231;oive du soleil. &lt;strong&gt;(95)&lt;/strong&gt; En effet, il y a sur la terre beaucoup de choses qui tiennent leur lumi&#232;re d'elles-m&#234;mes, beaucoup d'autres qui la re&#231;oivent d'une source ext&#233;rieure. Et, d'autre part, il n'y a rien dans les ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes qui fasse obstacle soit &#224; l'une soit &#224; l'autre des hypoth&#232;ses, si l'on a toujours en m&#233;moire la m&#233;thode des explications multiples, et qu'on s'attache &#224; consid&#233;rer sur le m&#234;me pied les hypoth&#232;ses qu'elle requiert et les causes appropri&#233;es au lieu de se complaire &#224; consid&#233;rer les faits qui ne s'accordent pas avec chacune d'elles, et d'accumuler vainement ces difficult&#233;s de fa&#231;on &#224; tomber, &#224; la suite d'une &#233;limination, dans une explication unique, tant&#244;t dans celle-ci, tant&#244;t dans celle-l&#224;. Pour ce qui est de l'esp&#232;ce de visage que l'on voit dans la lune, cette apparence peut r&#233;sulter soit de la nature diff&#233;rente des diverses parties de la lune, soit de l'interposition d'un corps entre la lune et nous, soit de toute autre circonstance parmi celles dont on peut s'aviser en restant d'accord avec les ph&#233;nom&#232;nes. &lt;strong&gt;(96)&lt;/strong&gt; Car telle est la m&#233;thode qu'il ne faut jamais abandonner quand il s'agit des ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes. Si, en effet, on se met une fois dans ce domaine, en contradiction avec ce qui est &#233;vident, jamais on ne pourra participer &#224; l'ataraxie v&#233;ritable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4. L'exceptionnel et le r&#233;gulier.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;
Les &#233;clipses du soleil et de la lune peuvent avoir lieu soit par suite de l'extinction de ces astres, ainsi qu'on le constate dans certains ph&#233;nom&#232;nes terrestres ; soit ensuite, par l'interposition, entre ces astres et nous, de la terre ou de quelque autre corps opaque comme elle. C'est ainsi qu'il faut consid&#233;rer sur le m&#234;me pied les unes et les autres des explications sp&#233;ciales, sans perdre de vue que le concours simultan&#233; de plusieurs n'est pas impossible. &lt;strong&gt;(97)&lt;/strong&gt; Quant &#224; l'ordre r&#233;gulier des saisons et des phases de la lune, il faut le prendre tel qu'il est par comparaison avec la r&#233;gularit&#233; qu'on observe sur la terre dans certains ph&#233;nom&#232;nes ; et il ne faut nullement, pour rendre compte de cette r&#233;gularit&#233;, faire appel &#224; la nature divine. Ne la chargeons pas de fonctions et conservons-lui toute sa b&#233;atitude. Car si nous ne faisons pas ainsi, la recherche des causes des ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes deviendra vaine tout enti&#232;re : c'est ce qui est d&#233;j&#224; arriv&#233; &#224; plusieurs qui, au lieu de s'attacher &#224; la seule m&#233;thode possible, sont tomb&#233;s dans les opinions vaines, parce qu'ils ont pens&#233; que les ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes ne pouvaient recevoir qu'une explication unique, rejetant toutes les autres explications qu'on pouvait concevoir comme possibles, et mettant ainsi la pens&#233;e en pr&#233;sence de quelque chose qu'elle ne peut pas saisir ; parce qu'enfin ces hommes &#233;taient incapables d'embrasser d'un seul regard l'ensemble des ph&#233;nom&#232;nes terrestres divers qu'il faut prendre au m&#234;me titre comme points de d&#233;part d'inf&#233;rences sur les ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(98)&lt;/strong&gt; L'in&#233;galit&#233; des jours et des nuits peut &#234;tre produite soit par la rapidit&#233; des mouvements du soleil au-dessus de la terre et par une lenteur qui succ&#232;de &#224; cette rapidit&#233;, soit parce que la longueur des espaces &#224; parcourir est variable et que le soleil parcourt certains d'entre eux plus rapidement, d'autres plus lentement, ainsi que nous le voyons arriver pour certaines choses sur la terre, sorte de ph&#233;nom&#232;nes avec lesquels il faut mettre d'accord ce qu'on avance sur les ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes. Ceux qui choisissent une explication unique se mettent en contradiction avec les ph&#233;nom&#232;nes et ils se privent du seul genre d'explication que l'homme puisse atteindre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>III. Cosmologie g&#233;n&#233;rale.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/III-Cosmologie-generale</link>
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		<dc:date>2005-11-07T22:32:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1. Les mondes &lt;br class='autobr' /&gt; Un monde consiste en une enveloppe c&#233;leste entourant les astres, la terre et tous les ph&#233;nom&#232;nes. Cette enveloppe d&#233;coup&#233;e au sein de l'infini se termine en une zone rare ou dense, dont la dissolution am&#232;nera la ruine de tout ce qu'elle contient ; et elle est soit anim&#233;e d'un mouvement circulaire, soit arr&#234;t&#233;e dans le repos. La forme en est ronde, triangulaire ou quelconque. Tous ces cas sont &#233;galement possibles en effet : car cela n'est contredit par aucun ph&#233;nom&#232;ne de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Analyse-de-la-lettre-a-Pythocles-" rel="directory"&gt;Analyse de la lettre &#224; Pythocl&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1. Les mondes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un monde consiste en une enveloppe c&#233;leste entourant les astres, la terre et tous les ph&#233;nom&#232;nes. Cette enveloppe d&#233;coup&#233;e au sein de l'infini se termine en une zone rare ou dense, dont la dissolution am&#232;nera la ruine de tout ce qu'elle contient ; et elle est soit anim&#233;e d'un mouvement circulaire, soit arr&#234;t&#233;e dans le repos. La forme en est ronde, triangulaire ou quelconque. Tous ces cas sont &#233;galement possibles en effet : car cela n'est contredit par aucun ph&#233;nom&#232;ne de notre monde, dans lequel on ne peut pas apercevoir d'extr&#233;mit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(89)&lt;/strong&gt; Il est ais&#233; de comprendre qu'il y a une infinit&#233; de mondes tels que celui dont nous parlons, et qu'un monde de cette esp&#232;ce peut se former soit au sein d'un monde, soit au sein d'un intermonde, mot qui nous sert &#224; d&#233;signer un intervalle entre des mondes, cette formation d'un monde pouvant d'ailleurs avoir lieu m&#234;me dans un espace en partie rempli, mais contenant beaucoup de vide, mais non pas, comme certains l'ont dit dans une vaste &#233;tendue de vide pur. La constitution d'un monde r&#233;sulte de certains atomes appropri&#233;s qui ont afflu&#233; hors d'un monde ou d'un intermonde, ou bien hors de plusieurs mondes ou intermondes ; ces atomes, peu &#224; peu, s'ajoutent les uns aux autres, s'organisent, vont m&#234;me dans un autre lieu &#224; l'occasion, re&#231;oivent, jusqu'&#224; l'ach&#232;vement du monde commenc&#233;, des courants d'atomes appropri&#233;s, et l'assemblage dure tant que ses fondements peuvent supporter les accroissements qui lui arrivent. &lt;strong&gt;(90)&lt;/strong&gt; Car il ne suffit pas, pour produire un monde, qu'il se forme dans un lieu o&#249; un monde peut na&#238;tre, c'est-&#224;-dire, comme on pr&#233;tend, dans le vide, un rassemblement d'atomes et un tourbillon - cet assemblage s'accroissant sous la seule loi de la n&#233;cessit&#233;, jusqu'&#224; ce qu'il aille en heurter un autre. Cette opinion d'un de ceux qu'on appelle &#171; physiciens &#187; est en contradiction avec les ph&#233;nom&#232;nes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2. Les corps c&#233;lestes.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le soleil, la lune et les autres astres n'ont pas pr&#233;exist&#233; au monde o&#249; plus tard ils se seraient seulement trouv&#233;s compris : leur formation ne date que du commencement m&#234;me du monde, et ils ont cr&#251; &#224; la faveur d'apports et de tourbillons de certaines substances aux parties subtiles, de la nature du souffle ou de celle du feu ou de la nature de l'un et de l'autre : car c'est l&#224; ce que sugg&#232;re la sensation. &lt;strong&gt;(91)&lt;/strong&gt; Quant &#224; la grandeur du soleil, de la lune et des autres astres, elle est relativement &#224; nous, telle qu'elle nous para&#238;t &#234;tre ; en soi, elle est plus grande, ou un peu plus petite que la grandeur per&#231;ue, ou enfin &#233;gale &#224; celle-ci : car il en est ainsi pour la grandeur des feux que nous apercevons &#224; distance sur la terre, lorsque nous venons &#224; confronter les apparences avec la sensation que ces feux vus de pr&#232;s produisent en nous. Toute objection sur ce point peut se r&#233;soudre ais&#233;ment pourvu qu'on s'attache aux faits &#233;vidents, et c'est ce que j'ai montr&#233; dans mon trait&#233; &lt;i&gt;De la nature&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/IV-Mouvements-et-variations-celestes' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1772284228' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>II. La m&#233;thode.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/II-La-methode</link>
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		<dc:date>2005-11-07T22:30:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



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&lt;p&gt;Il faut commencer par se persuader qu'il en est des ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes comme de tous les autres. La connaissance de ces ph&#233;nom&#232;nes, qu'on les consid&#232;re en connexion avec d'autres ou en eux-m&#234;mes, ne peut avoir qu'un but, l'ataraxie et une ferme confiance. (86) Ensuite, il ne faut pas vouloir faire violence &#224; l'impossible lui-m&#234;me, ni demander que la th&#233;orie de ces ph&#233;nom&#232;nes soit en tout semblable &#224; la discussion des diff&#233;rents genres de vies ou aux solutions claires que comportent des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Analyse-de-la-lettre-a-Pythocles-" rel="directory"&gt;Analyse de la lettre &#224; Pythocl&#232;s&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
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&lt;a href='https://caute.lautre.net/I-Prologue-1471' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1772284228' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;br&gt;
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&lt;p&gt;Il faut commencer par se persuader qu'il en est des ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes comme de tous les autres. La connaissance de ces ph&#233;nom&#232;nes, qu'on les consid&#232;re en connexion avec d'autres ou en eux-m&#234;mes, ne peut avoir qu'un but, l'ataraxie et une ferme confiance. &lt;strong&gt;(86)&lt;/strong&gt; Ensuite, il ne faut pas vouloir faire violence &#224; l'impossible lui-m&#234;me, ni demander que la th&#233;orie de ces ph&#233;nom&#232;nes soit en tout semblable &#224; la discussion des diff&#233;rents genres de vies ou aux solutions claires que comportent des probl&#232;mes physiques d'un autre ordre, comme par exemple que l'univers se compose exclusivement des corps et de l'essence intangible, que les &#233;l&#233;ments sont ins&#233;cables, et autres choses du m&#234;me genre, dans l'&#233;tude desquelles on ne peut rester d'accord avec les ph&#233;nom&#232;nes que par l'adoption d'une explication unique et seule possible. Cela n'a point lieu pour les ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes. On peut, en restant d'accord avec les sensations, assigner &#224; leur production plusieurs causes possibles et attribuer &#224; leur essence plusieurs d&#233;terminations. Il ne faut pas en effet construire la physique en partant d'axiomes vides et de d&#233;crets arbitraires : il faut admettre seulement ce que r&#233;clament les ph&#233;nom&#232;nes. &lt;strong&gt;(87)&lt;/strong&gt; Car ce qu'il nous faut d&#233;sormais pour la vie, ce ne sont pas des th&#233;ories sans raison et des opinions vaines, mais c'est vivre sans trouble. Or nous nous assurons une s&#233;r&#233;nit&#233; in&#233;branlable au sujet des choses qui s'expliquent par plusieurs hypoth&#232;ses &#233;galement en accord avec les ph&#233;nom&#232;nes, en laissant d&#251;ment subsister tout ce qu'on a dit de probable sur ces ph&#233;nom&#232;nes. Que si, au contraire, on laisse subsister telle opinion et qu'on en rejette une autre qui s'accorde &#233;galement avec les ph&#233;nom&#232;nes, il est clair qu'on quitte le domaine de la physique pour tomber dans celui de la mythologie. Les ph&#233;nom&#232;nes qui ont lieu pr&#232;s de nous et que nous pouvons observer apportent des indices sur ceux qui s'accomplissent dans le ciel, et qui peuvent se produire de plusieurs mani&#232;res. &lt;strong&gt;(88)&lt;/strong&gt; On doit n&#233;anmoins observer l'aspect de chacun des ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes et l'expliquer d'apr&#232;s ce qui s'y rattache, et dont on conna&#238;t d&#233;j&#224; plusieurs mani&#232;res possibles d'expliquer la production sans &#234;tre contredit par les faits constat&#233;s pr&#232;s de nous.&lt;/p&gt;
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&lt;a href='https://caute.lautre.net/III-Cosmologie-generale' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1772284228' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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		<title>I. Prologue.</title>
		<link>https://caute.lautre.net/I-Prologue-1471</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Epicure</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#201;picure &#224; Pythocl&#232;s, salut. &lt;br class='autobr' /&gt;
(84) Cl&#233;on m'a apport&#233; une lettre de toi. Tu m'y conserves tes sentiments amicaux, juste retour de l'int&#233;r&#234;t que je prends &#224; toi ; tu t'efforces, non sans succ&#232;s, de t'y rappeler mes enseignements relatifs &#224; la vie heureuse, et enfin tu m'y demandes de t'envoyer un expos&#233; concis et peu volumineux de mes doctrines sur les ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes, afin de t'en rendre le souvenir facile. Tu trouves en effet que mes autres &#233;crits sur la question sont difficiles &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Analyse-de-la-lettre-a-Pythocles-" rel="directory"&gt;Analyse de la lettre &#224; Pythocl&#232;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;picure &#224; Pythocl&#232;s, salut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(84)&lt;/strong&gt; Cl&#233;on m'a apport&#233; une lettre de toi. Tu m'y conserves tes sentiments amicaux, juste retour de l'int&#233;r&#234;t que je prends &#224; toi ; tu t'efforces, non sans succ&#232;s, de t'y rappeler mes enseignements relatifs &#224; la vie heureuse, et enfin tu m'y demandes de t'envoyer un expos&#233; concis et peu volumineux de mes doctrines sur les ph&#233;nom&#232;nes c&#233;lestes, afin de t'en rendre le souvenir facile. Tu trouves en effet que mes autres &#233;crits sur la question sont difficiles &#224; retenir, bien que, dis-tu, tu les aies continuellement en main. J'ai, accueilli ta requ&#234;te avec plaisir et j'ai con&#231;u &#224; ton &#233;gard d'heureuses esp&#233;rances. &lt;strong&gt;(85)&lt;/strong&gt; Aussi, puisque j'ai achev&#233; d'&#233;crire tout ce que j'ai cru n&#233;cessaire, je te fournis cet expos&#233; sommaire que tu juges capable de servir &#224; beaucoup d'autres que toi, &#224; ceux principalement qui ne font encore que go&#251;ter &#224; la v&#233;ritable physique et &#224; ceux qui sont pris trop profond&#233;ment dans le cercle de quelqu'une des occupations courantes. T&#226;che donc de bien saisir ce qui va suivre, et, te l'&#233;tant mis dans la m&#233;moire, parcours-le rapidement, ainsi que les autres parties de ma doctrine, dont j'ai fait part dans le petit abr&#233;g&#233; envoy&#233; &#224; H&#233;rodote.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/II-La-methode' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1772284228' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
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