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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>La loi du Talion</title>
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		<dc:date>2012-12-02T08:54:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;vinas, Emmanuel</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Voyez le texte de la loi du Talion : &lt;a href='https://caute.lautre.net/La-loi-du-talion-1742' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La loi du talion&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Levinas-" rel="directory"&gt;L&#233;vinas&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ah ! la loi du talion. Que de pieuses col&#232;res soul&#232;ves-tu dans un monde o&#249; ne r&#232;gnent par ailleurs que douceur et amour !&#171; Si quelqu'un fait p&#233;rir une cr&#233;ature humaine, il sera mis &#224; mort. S'il fait p&#233;rir un animal, il le paiera corps pour corps. Et si quelqu'un fait une blessure &#224; son prochain, comme il a agi lui-m&#234;me, on agira &#224; son &#233;gard : fracture pour fracture, oeil pour oeil, dent pour dent ; selon la l&#233;sion qu'il aura faite &#224; autrui, ainsi lui sera-t-il fait. Qui tue un animal doit le payer et qui tue un homme doit mourir. M&#234;me l&#233;gislation vous r&#233;gira, &#233;trangers comme nationaux ; car je suis l'&#201;ternel, votre Dieu &#224; tous. &#187;S&#233;v&#232;res paroles ! Combien &#233;loign&#233;es de celles qui magnifient la non-r&#233;sistance au mal. Vous y avez sans doute pens&#233; &#224; cette autre page des &#201;critures : le juste &#171; qui pr&#233;sente sa joue &#224; celui qui frappe et qui se rassasie d'humiliations &#187; (...). Fracture pour fracture ! S&#233;v&#232;res paroles mais nobles d'exigence. Dans leur rigueur, elles commandent de tr&#232;s haut. Admirons-en la fin, du moins, qui &#233;nonce l'unit&#233; du genre humain. Ce message d'universalisme n'a pas attendu pour retentir dans l'espace que l'industrie &#224; l'&#233;chelle mondiale nous r&#233;v&#232;le ou nous impose la solidarit&#233; humaine(...). Comment supposer, d&#232;s lors, qu'une pens&#233;e qui, &#224; l'&#233;poque des tribus et des clans, s'&#233;leva &#224; la vision de l'humanit&#233;, ait pu en rester &#224; la loi du maquis ? Je voudrais vous montrer la sagesse qui s'exprime dans ces mots myst&#233;rieux et le drame auquel elle r&#233;pond.Car il existe un drame de la justice qui s'humanise.Dent pour dent, oeil pour oeil - ce n'est pas le principe d'une m&#233;thode de terreur ; ce n'est pas un froid r&#233;alisme qui pense &#224; l'action efficace et m&#233;prise les effusions sentimentales r&#233;servant la morale aux enfants de patronages ; ce n'est pas davantage l'exaltation d'une vie surhumaine et h&#233;ro&#239;que dont il faudrait bannir le coeur et la piti&#233; ; ce n'est pas une fa&#231;on de se complaire dans la vengeance et la cruaut&#233; o&#249; baignerait une existence virile (...). Le principe d'apparence si cruel que la Bible &#233;nonce ici ne recherche que la justice. Il s'ins&#232;re dans un ordre social o&#249; aucune sanction, si l&#233;g&#232;re soit-elle, ne s'inflige en dehors d'une sentence juridique (...). Dent pour dent - est une peine d'argent, une amende. Le passage relatif aux dommages mat&#233;riels que la Bible exige pour la perte du b&#233;tail ne voisine pas pour rien avec le pr&#233;cepte du talion (...). La violence appelle la violence. Mais il faut arr&#234;ter cette r&#233;action en cha&#238;ne. La justice est ainsi. Telle est du moins sa mission une fois que le mal est commis. L'humanit&#233; na&#238;t dans l'homme &#224; mesure qu'il sait r&#233;duire les offenses mortelles &#224; des litiges d'ordre civil, &#224; mesure que punir se ram&#232;ne &#224; r&#233;parer ce qui est r&#233;parable et &#224; r&#233;&#233;duquer le m&#233;chant. Il ne faut pas &#224; l'homme une justice sans passion seulement. Il nous faut une justice sans bourreau.Mais ici le drame se corse. Horreur du sang, justice de paix et de douceur, la n&#233;cessaire, d&#232;s maintenant l'unique possible - pr&#233;serve-t-elle l'homme qu'elle veut sauver ? Car c'est une large voie ouverte aux riches ! Ils peuvent payer sans peine les dents cass&#233;es, les yeux crev&#233;s, les jambes bris&#233;es de tout leur entourage. L'outrage et la blessure ont d&#233;sormais un prix marchand, un go&#251;t d'argent. Et cette contradiction ne tient pas seulement &#224; la loi qui substitue l'amende &#224; la souffrance. Car tout ce qu'on paie le coeur l&#233;ger, le corps intact en pleine sant&#233;, revient &#224; une amende. Et la blessure d'argent n'est pas mortelle. Le monde reste confortable pour les forts. Pourvu qu'ils aient les nerfs solides. L'&#233;volution de la justice ne peut aller vers ce refus de toute justice, vers ce m&#233;pris de l'homme qu'elle veut faire respecter. Il faut, en modifiant la lettre de nos codes, sauver l'esprit(...). Si l'argent ou les excuses pouvaient tout r&#233;parer et nous laisser une conscience tranquille, le mouvement irait &#224; contresens. Oui, oeil pour oeil. Et toute l'&#233;ternit&#233;, et tout l'argent du monde ne peuvent gu&#233;rir l'outrage qu'on fait &#224; l'homme. Blessure qui saigne pour tous les temps, comme s'il fallait la m&#234;me souffrance pour arr&#234;ter cette &#233;ternelle h&#233;morragie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;E. L&#233;vinas, &lt;i&gt;Difficile libert&#233;&lt;/i&gt;, &#034;La loi du Talion&#034;, livre de poche, pp.207-210.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>La technique et l'all&#232;gement de la substance humaine</title>
		<link>https://caute.lautre.net/La-technique-et-l-allegement-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/La-technique-et-l-allegement-de-la</guid>
		<dc:date>2003-08-14T23:45:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;vinas, Emmanuel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Expliquer le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il serait urgent de d&#233;fendre l'homme contre la technologie de notre si&#232;cle. (...) Il y a du vrai dans cette d&#233;clamation. La technique est dangereuse. Elle ne menace pas seulement l'identit&#233; des personnes. Elle risque de faire &#233;clater la plan&#232;te. Mais les ennemis de la soci&#233;t&#233; industrielle sont la plupart du temps des r&#233;actionnaires. Ils oublient ou d&#233;testent les grands espoirs de notre &#233;poque. Car jamais la foi en la lib&#233;ration de l'homme n'&#233;tait plus forte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Textes-brefs-70-" rel="directory"&gt;Textes brefs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquer le texte suivant :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il serait urgent de d&#233;fendre l'homme contre la technologie de notre si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
(...) Il y a du vrai dans cette d&#233;clamation. La technique est dangereuse. Elle ne menace pas seulement l'identit&#233; des personnes. Elle risque de faire &#233;clater la plan&#232;te. Mais les ennemis de la soci&#233;t&#233; industrielle sont la plupart du temps des r&#233;actionnaires. Ils oublient ou d&#233;testent les grands espoirs de notre &#233;poque. Car jamais la foi en la lib&#233;ration de l'homme n'&#233;tait plus forte dans les &#226;mes. Elle ne tient pas aux facilit&#233;s que les machines et les sources nouvelles d'&#233;nergie offrent &#224; l'enfantin instinct de la vitesse ; elle ne tient pas aux beaux jouets m&#233;caniques qui tentent la pu&#233;rilit&#233; &#233;ternelle des adultes. Elle ne fait qu'un avec l'&#233;branlement des civilisations s&#233;dentaires, avec l'effritement des lourdes &#233;paisseurs du pass&#233;, avec le p&#226;lissement des couleurs locales, avec les fissures qui l&#233;zardent toujours ces choses encombrantes et obtuses auxquelles s'adossent les particularismes humains. Il faut &#234;tre sous-developp&#233; pour les revendiquer comme raisons d'&#234;tre et lutter en leur nom pour une place dans le monde moderne. Le d&#233;veloppement de la technique n'est pas la cause il est d&#233;j&#224; l'effet de cet all&#232;gement de la substance humaine, se vidant de ses nocturnes pesanteurs. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L&#233;vinas, &#034;Heidegger, Gagarine et nous&#034;, in &lt;strong&gt;Difficile libert&#233;&lt;/strong&gt; (1963),&#171; Le livre de poche &#187;, &#201;ditions Albin Michel, 1984, pp. 323-324.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compr&#233;hension pr&#233;cise du texte, du probl&#232;me dont il est question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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