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	<title>Caute@lautre.net</title>
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	<description>Philosophie classique et philosophie contemporaine. Pr&#233;paration au baccalaur&#233;at. Conf&#233;rences et &#233;missions audios de philosophie. Ranci&#232;re, Birnbaum, Matheron, Althusser, Deleuze, Epicure. Mat&#233;rialisme et philosophie.</description>
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		<title>Caute@lautre.net</title>
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		<title>EI - Appendice</title>
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		<dc:date>2004-04-03T09:56:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



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&lt;p&gt;J'ai expliqu&#233; dans ce qu'on vient de lire la nature de Dieu et ses propri&#233;t&#233;s ; j'ai montr&#233; que Dieu existe n&#233;cessairement, qu'il est unique, qu'il existe et agit par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature, qu'il est la cause libre de toutes choses et de quelle fa&#231;on, que toutes choses sont en lui et d&#233;pendent de lui, de telle sorte qu'elles ne peuvent &#234;tre ni &#234;tre con&#231;ues sans lui, enfin que tout a &#233;t&#233; pr&#233;d&#233;termin&#233; par Dieu, non pas en vertu d'une volont&#233; libre ou d'un absolu bon plaisir, mais en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-36' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;J'ai expliqu&#233; dans ce qu'on vient de lire la nature de Dieu et ses propri&#233;t&#233;s ; j'ai montr&#233; que Dieu existe n&#233;cessairement, qu'il est unique, qu'il existe et agit par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature, qu'il est la cause libre de toutes choses et de quelle fa&#231;on, que toutes choses sont en lui et d&#233;pendent de lui, de telle sorte qu'elles ne peuvent &#234;tre ni &#234;tre con&#231;ues sans lui, enfin que tout a &#233;t&#233; pr&#233;d&#233;termin&#233; par Dieu, non pas en vertu d'une volont&#233; libre ou d'un absolu bon plaisir, mais en vertu de sa nature absolue ou de son infinie puissance. En outre, partout o&#249; l'occasion s'en est pr&#233;sent&#233;e, j'ai eu soin d'&#233;carter les pr&#233;jug&#233;s qui pouvaient emp&#234;cher qu'on n'entend&#238;t mes d&#233;monstrations ; mais, comme il en reste encore un fort grand nombre qui s'opposaient alors et s'opposent encore avec une grande force &#224; ce que les hommes puissent embrasser l'encha&#238;nement des choses de la fa&#231;on dont je l'ai expliqu&#233;, j'ai pens&#233; qu'il ne serait pas inutile de soumettre ces pr&#233;jug&#233;s &#224; l'examen de la raison. Les pr&#233;jug&#233;s dont je veux parler ici d&#233;pendent tous de cet unique point, que les hommes supposent commun&#233;ment que tous les &#234;tres de la nature agissent comme eux pour une fin ; bien plus, ils tiennent pour certain que Dieu m&#234;me conduit toutes choses vers une certaine fin d&#233;termin&#233;e. Dieu, disent-ils, a tout fait pour l'homme, et il a fait l'homme pour en &#234;tre ador&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, je m'occuperai d'abord de rechercher pourquoi la plupart des hommes se complaisent dans ce pr&#233;jug&#233;, et d'o&#249; vient la propension naturelle qu'ils ont tous &#224; s'y attacher. Je ferai voir ensuite que ce pr&#233;jug&#233; est faux, et je montrerai enfin comment il a &#233;t&#233; l'origine de tous les autres pr&#233;jug&#233;s des hommes sur le Bien et le Mal, le M&#233;rite et le P&#233;ch&#233;, la Louange et le Bl&#226;me, l'Ordre et la Confusion, la Beaut&#233; et la Laideur, et les choses de cette esp&#232;ce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est point ici le lieu de d&#233;duire tout cela de la nature de l'&#226;me humaine. Il me suffit pour le moment de poser ce principe dont tout le monde doit convenir, savoir que tous les hommes naissent dans l'ignorance des causes, et qu'un app&#233;tit universel dont ils ont conscience les porte &#224; rechercher ce qui leur est utile. Une premi&#232;re cons&#233;quence de ce principe, c'est que les hommes croient &#234;tre libres, par la raison qu'ils ont conscience de leurs volitions et de leurs d&#233;sirs, et ne pensent nullement aux causes qui les disposent &#224; d&#233;sirer et &#224; vouloir. Il en r&#233;sulte, en second lieu, que les hommes agissent toujours en vue d'une fin, savoir, leur utilit&#233; propre, objet naturel de leur d&#233;sir ; et de l&#224; vient que pour toute les actions possibles ils ne demandent jamais &#224; en conna&#238;tre que les causes finales, et d&#232;s qu'ils les connaissent, ils restent en repos, n'ayant plus dans l'esprit aucun motif d'incertitude ; que s'il arrive qu'ils ne puissent acqu&#233;rir cette connaissance &#224; l'aide d'autrui, il ne leur reste plus d'autre ressource que de revenir sur eux-m&#234;mes, et de r&#233;fl&#233;chir aux objets dont la poursuite les d&#233;termine d'ordinaire &#224; des actions semblables ; et de cette fa&#231;on il est n&#233;cessaire qu'ils jugent du caract&#232;re des autres par leur propre caract&#232;re. Or, les hommes venant &#224; rencontrer hors d'eux et en eux-m&#234;mes un grand nombre de moyens qui leur sont d'un grand secours pour se procurer les choses utiles, par exemple les yeux pour voir, les dents pour m&#226;cher, les v&#233;g&#233;taux et les animaux pour se nourrir, le soleil pour s'&#233;clairer, la mer pour nourrir les poissons, etc., ils ne consid&#232;rent plus tous les &#234;tres de la nature que comme des moyens &#224; leur usage ; et sachant bien d'ailleurs qu'ils ont rencontr&#233;, mais non pr&#233;par&#233; ces moyens, c'est pour eux une raison de croire qu'il existe un autre &#234;tre qui les a dispos&#233;s en leur faveur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du moment, en effet, qu'ils ont consid&#233;r&#233; les choses comme des moyens, ils n'ont pu croire qu'elles se fussent faites elles-m&#234;mes, mais ils ont d&#251; conclure qu'il y a un ma&#238;tre ou plusieurs ma&#238;tres de la nature, dou&#233;s de libert&#233;, comme l'homme, qui ont pris soin de toutes choses en faveur de l'humanit&#233; et ont tout fait pour son usage. Et c'est ainsi que n'ayant rien pu apprendre sur le caract&#232;re de ces puissances, ils en ont jug&#233; par leur propre caract&#232;re ; d'o&#249; ils ont &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; croire que si les dieux r&#232;glent tout pour l'usage des hommes, c'est afin de se les attacher et d'en recevoir les plus grands honneurs ; et chacun d&#232;s lors a invent&#233;, suivant son caract&#232;re, des moyens divers d'honorer Dieu, afin d'obtenir que Dieu l'aim&#226;t d'un amour de pr&#233;dilection, et f&#238;t servir la nature enti&#232;re &#224; la satisfaction de ses aveugles d&#233;sirs et de sa cupidit&#233; insatiable. Voil&#224; donc comment ce pr&#233;jug&#233; s'est tourn&#233; en superstition et a jet&#233; dans les &#226;mes de profondes racines, et c'est ce qui a produit cette tendance universelle &#224; concevoir des causes finales et &#224; les rechercher. Mais tous ces efforts pour montrer que la nature ne fait rien en vain, c'est-&#224;-dire rien d'inutile aux hommes, n'ont abouti qu'&#224; un r&#233;sultat, c'est de montrer que la nature et les dieux et les hommes sont priv&#233;s de raison. Et voyez, je vous prie, o&#249; les choses en sont venues ! Au milieu de ce grand nombre d'objets utiles que nous fournit la nature, les hommes ont d&#251; rencontrer aussi un assez bon nombre de choses nuisibles, comme les temp&#234;tes, les tremblements de terre, les maladies, etc. Comment les expliquer ? Ils ont pens&#233; que c'&#233;taient l&#224; des effets de la col&#232;re des dieux, provoqu&#233;e par les injustices des hommes ou par leur n&#233;gligence &#224; remplir les devoirs du culte. C'est en vain que l'exp&#233;rience protestait chaque jour, en leur montrant, par une infinit&#233; d'exemples, que les d&#233;vots et les impies ont &#233;galement en partage les bienfaits de la nature et ses rigueurs, rien n'a pu arracher de leurs &#226;mes ce pr&#233;jug&#233; inv&#233;t&#233;r&#233;. Il leur a &#233;t&#233; en effet plus facile de mettre tout cela au rang des choses inconnues dont les hommes ignorent la fin et de rester ainsi dans leur &#233;tat actuel et inn&#233; d'ignorance, que de briser tout ce tissu de croyances et de s'en composer un autre. Les hommes ont donc tenu pour certain que les pens&#233;es des dieux surpassent de beaucoup la port&#233;e de leur intelligence, et cela e&#251;t suffi pour que la v&#233;rit&#233; rest&#226;t cach&#233;e au genre humain, si la science math&#233;matique n'e&#251;t appris aux hommes un autre chemin pour d&#233;couvrir la v&#233;rit&#233; ; car on sait qu'elle ne proc&#232;de point par la consid&#233;ration des causes finales, mais qu'elle s'attache uniquement &#224; l'essence et aux propri&#233;t&#233;s des figures. Ajoutez &#224; cela qu'outre les math&#233;matiques on peut assigner d'autres causes, dont il est inutile de faire ici l'&#233;num&#233;ration, qui ont pu d&#233;terminer les hommes &#224; ouvrir les yeux sur ces pr&#233;jug&#233;s et les conduire &#224; la vraie connaissance des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces explications suffisent pour le premier point que j'ai promis d'&#233;claircir ; il s'agit maintenant de faire voir que la nature ne se Propose aucun but dans ses op&#233;rations, et que toutes les causes finales ne sont rien que de pures fictions imagin&#233;es par les hommes. Je n'aurai pas grand'peine &#224; d&#233;montrer ces principes, car ils sont d&#233;j&#224; solidement &#233;tablis, tant par l'explication qui vient d'&#234;tre donn&#233;e de l'origine du pr&#233;jug&#233; contraire, que par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-16' class=&#034;spip_in&#034;&gt;proposition 16&lt;/a&gt; et les corollaires &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;1&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;2&lt;/a&gt; de la Proposition 32, sans parler de toutes les autres d&#233;monstrations par lesquelles j'ai prouv&#233; que toutes choses se produisent et s'encha&#238;nent par l'&#233;ternelle n&#233;cessit&#233; et la perfection supr&#234;me de la nature. J'ajouterai pourtant quelques mots pour achever de d&#233;truire toute cette doctrine des causes finales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son premier d&#233;faut, c'est de consid&#233;rer comme cause ce qui est effet, et r&#233;ciproquement ; en second lieu, ce qui de sa nature poss&#232;de ]'ant&#233;riorit&#233;, elle lui assigne un rang post&#233;rieur ; enfin elle abaisse au dernier degr&#233; de l'imperfection ce qu'il y a de plus &#233;lev&#233; et de plus parfait. En effet, pour ne rien dire des deux premiers points qui sont &#233;vidents d'eux-m&#234;mes, il r&#233;sulte des &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-21' class=&#034;spip_in&#034;&gt;propositions 21&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-22' class=&#034;spip_in&#034;&gt;22&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-23' class=&#034;spip_in&#034;&gt;23&lt;/a&gt;, que l'effet le plus parfait est celui qui est produit imm&#233;diatement par Dieu, et qu'un effet devient de plus en plus imparfait &#224; mesure que sa production suppose un plus grand nombre de causes interm&#233;diaires. Or, si les choses que Dieu produit imm&#233;diatement &#233;taient faites pour atteindre la fin que Dieu se Propose, il s'ensuivrait que celles que Dieu produit les derni&#232;res seraient les plus parfaites de toutes, les autres ayant &#233;t&#233; faites en vue de celles-ci. Ajoutez que cette doctrine d&#233;truit la perfection de Dieu ; car si Dieu agit pour une fin, il d&#233;sire n&#233;cessairement quelque chose dont il est priv&#233;. Et bien que les th&#233;ologiens et les m&#233;taphysiciens distinguent entre une fin poursuivie par indigence et une fin d'assimilation, ils avouent cependant que Dieu a tout fait pour lui-m&#234;me et non pour les choses qu'il allait cr&#233;er, vu qu'il &#233;tait impossible d'assigner avant la cr&#233;ation d'autre fin &#224; l'action de Dieu que Dieu lui-m&#234;me ; et de cette fa&#231;on, ils sont forc&#233;s de convenir que tous les objets que Dieu s'est Propos&#233;s, en disposant certains moyens pour y atteindre, Dieu en a &#233;t&#233; quelque temps priv&#233; et a d&#233;sir&#233; les poss&#233;der, cons&#233;quence n&#233;cessaire de leurs principes.&lt;br class='autobr' /&gt;
N'oublions pas de faire remarquer ici que les sectateurs de cette doctrine, qui ont voulu faire briller leur esprit dans l'explication des causes finales des choses, ont invent&#233;, pour &#233;tablir leur syst&#232;me, un nouveau genre d'argumentation, lequel consiste &#224; r&#233;duire son contradicteur, non pas &#224; l'absurde, mais &#224; l'ignorance ; et cela fait bien voir qu'il ne leur restait plus aucun moyen de se d&#233;fendre. Par exemple, supposez qu'une pierre tombe du toit d'une maison sur la t&#234;te d'un homme et lui donne la mort, ils diront que cette pierre est tomb&#233;e tout expr&#232;s pour tuer cet homme. Comment, en effet, si Dieu ne l'avait fait tomber &#224; cette fin, tant de circonstances y auraient-elles concouru (et il est vrai de dire que ces circonstances sont souvent en tr&#232;s-grand nombre) ? Vous r&#233;pondrez peut-&#234;tre que l'&#233;v&#233;nement en question tient &#224; ces deux causes ; que le vent a souffl&#233; et qu'un homme a pass&#233; par l&#224;. Mais ils vous presseront aussit&#244;t de questions : Pourquoi le vent a-t-il souffl&#233; &#224; ce moment ? pourquoi un homme a-t-il pass&#233; par l&#224;, pr&#233;cis&#233;ment &#224; ce m&#234;me moment ? R&#233;pondrez-vous encore que le vent a souffl&#233; parce que, la veille, la mer avait commenc&#233; de s'agiter, quoique le temps f&#251;t encore calme, et que l'homme a pass&#233; par l&#224; parce qu'il se rendait &#224; l'invitation d'un ami, ils vous presseront encore d'autres questions : Mais pourquoi la mer &#233;tait-elle agit&#233;e ? pourquoi cet homme a-t-il &#233;t&#233; invit&#233; &#224; cette m&#234;me &#233;poque ? Et ainsi ils ne cesseront de vous demander la cause de la cause, jusqu'&#224; ce que vous recouriez &#224; la volont&#233; de Dieu, c'est-&#224;-dire &#224; l'asile de l'ignorance. De m&#234;me aussi, quand nos adversaires consid&#232;rent l'&#233;conomie du corps humain, il tombent dans un &#233;tonnement stupide, et comme ils ignorent les causes d'un art si merveilleux, ils concluent que ce ne sont point des lois m&#233;caniques, mais une industrie divine et surnaturelle qui a form&#233; cet ouvrage et en a dispos&#233; les parties de fa&#231;on qu'elles ne se nuisent point r&#233;ciproquement. C'est pourquoi quiconque cherche les v&#233;ritables causes des miracles, et s'efforce de comprendre les choses naturelles en philosophe, au lieu de les admirer en homme stupide, est tenu aussit&#244;t pour h&#233;r&#233;tique et pour impie, et proclam&#233; tel par les hommes que le vulgaire adore comme les interpr&#232;tes de la nature et de Dieu. Ils savent bien, en effet, que l'ignorance une fois disparue ferait dispara&#238;tre l'&#233;tonnement, c'est-&#224;-dire l'unique base de tous leurs arguments, l'unique appui de leur autorit&#233;. Mais je laisse ce sujet pour arriver au troisi&#232;me point que je me suis Propos&#233; d'&#233;tablir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les hommes s'&#233;tant persuad&#233; que tout ce qui se fait dans la nature se fait pour eux, ont d&#251; penser que le principal en chaque chose c'est ce qui leur est le plus utile, et consid&#233;rer comme des objets sup&#233;rieurs &#224; tous les autres ceux qui les affectent de la meilleure fa&#231;on. Ainsi se sont form&#233;es dans leur esprit ces notions qui leur servent &#224; expliquer la nature des choses, comme le Bien, le Mal, l'Ordre, la Confusion, le Chaud, le Froid, la Beaut&#233;, la Laideur, etc., et comme ils se croient libres, ils ont tir&#233; de l&#224; ces autres notions de la Louange et du Bl&#226;me, du P&#233;ch&#233; et du M&#233;rite ; mais je ne veux m'occuper ici, et encore tr&#232;s-bri&#232;vement, que des premi&#232;res, me r&#233;servant d'expliquer les autres plus bas, quand j'aurai trait&#233; de la nature humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes ont donc appel&#233; tout ce qui sert &#224; la sant&#233; et au culte de Dieu le Bien, et le Mal tout ce qui peut y nuire. Or, comme ceux qui ne comprennent pas la nature des choses n'ont jamais pour objet de leurs affirmations les choses elles-m&#234;mes, mais seulement les images qu'ils s'en forment, et confondent les donn&#233;es de l'imagination et celles de l'entendement, ils croient fermement que l'ordre est dans les choses, &#233;trangers qu'ils sont &#224; la r&#233;alit&#233; et &#224; leur propre nature. S'il arrive, en effet, que les objets ext&#233;rieurs soient ainsi dispos&#233;s que quand les sens nous les repr&#233;sentent nous les imaginions ais&#233;ment, et par suite nous les puissions rappeler avec facilit&#233;, nous disons que ces objets sont bien ordonn&#233;s ; mais si le contraire arrive, nous les jugeons mal ordonn&#233;s et en &#233;tat de confusion. Or, les objets que nous pouvons imaginer avec aisance nous &#233;tant les plus agr&#233;ables, les hommes pr&#233;f&#232;rent l'ordre &#224; la confusion, comme si l'ordre, consid&#233;r&#233; ind&#233;pendamment de notre imagination, &#233;tait quelque chose dans la nature. Ils pr&#233;tendent que Dieu a tout cr&#233;e avec ordre, ne voyant pas qu'ils lui supposent de l'imagination ; &#224; moins qu'ils ne veuillent, par hasard, que Dieu, plein de sollicitude pour l'imagination des hommes, ait dispos&#233; les choses tout expr&#232;s pour qu'ils eussent moins de peine &#224; les imaginer, et certes, avec cette mani&#232;re de voir, on ne s'arr&#234;tera pas devant cette difficult&#233;, qu'il y a une infinit&#233; de choses qui surpassent de beaucoup notre imagination, et une foule d'autres qui la confondent par suite de son extr&#234;me faiblesse. Mais en voil&#224; assez sur ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux autres notions de m&#234;me nature, elles ne sont non plus que des fa&#231;ons d'imaginer qui affectent diversement l'imagination, ce qui n'emp&#234;che pas les ignorants de voir l&#224; les attributs les plus importants des choses. Persuad&#233;s en effet que les choses ont &#233;t&#233; faites pour eux, ils pensent que la nature d'un &#234;tre est bonne ou mauvaise, saine ou vici&#233;e et corrompue, suivant les affections qu'ils en re&#231;oivent. Par exemple, si les mouvements que les nerfs re&#231;oivent des objets qui nous sont repr&#233;sent&#233;s par les yeux contribuent &#224; la sant&#233; du corps, nous disons que ces objets sont beaux ; nous les appelons laids dans le cas contraire. C'est ainsi que nous appelons les objets qui touchent notre sensibilit&#233;, quand c'est &#224; l'aide des narines, odorants ou f&#233;tides ; &#224; l'aide de la langue, doux ou amers, sapides ou insipides, etc. ; &#224; l'aide du tact, durs ou mous, rudes ou polis, etc. Enfin on a dit que les objets qui &#233;branlent nos oreilles &#233;mettent des sons, du bruit, de l'harmonie, et l'harmonie a si fortement enchant&#233; les hommes, qu'ils ont cru qu'elle faisait partie des d&#233;lices de Dieu. Il s'est m&#234;me rencontr&#233; des philosophes pour s'imaginer que les mouvements c&#233;lestes composent une certaine harmonie. Et certes tout cela fait assez voir que chacun a jug&#233; des choses suivant la disposition de son cerveau, ou plut&#244;t a mis les affections de son imagination &#224; la place des choses. C'est pourquoi il n'y a rien d'extraordinaire, pour le dire en passant, que tant de controverses aient &#233;t&#233; suscit&#233;es parmi les hommes, et qu'elles aient abouti au scepticisme. Car bien que les corps des hommes aient entre eux beaucoup de convenance ils diff&#232;rent par beaucoup d'endroits, de telle sorte que ce qui para&#238;t bon &#224; l'un semble mauvais &#224; l'autre, ce qui est bien ordonn&#233; pour celui-ci est confus pour celui-l&#224;, ce qui est agr&#233;able &#224; tel ou tel est d&#233;sagr&#233;able &#224; un troisi&#232;me, et ainsi pour mille autres choses que je n&#233;glige de citer ici, soit parce que ce n'est pas le moment d'en traiter ex professo, soit parce que tout le monde est assez &#233;clair&#233; sur ce point par l'exp&#233;rience. On r&#233;p&#232;te sans cesse : &#034;Autant de t&#234;tes, autant d'avis ; tout homme abonde dans son sens ; il n'y a pas moins de diff&#233;rence entre les cerveaux des hommes qu'entre leurs palais :&#034; toutes ces sentences marquent assez que les hommes jugent des choses suivant la disposition de leur cerveau et exercent leur imagination plus que leur entendement. Car si les hommes entendaient vraiment les choses, ils trouveraient dans cette connaissance, sinon un grand attrait, du moins (les math&#233;matiques en sont la preuve) des convictions unanimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons donc que toutes les raisons dont se sert le vulgaire pour expliquer la nature ne sont que des modes de l'imagination, qu'elles ne marquent point la nature des choses, mais seulement la constitution de la facult&#233; d'imaginer ; et comme ces notions fantastiques ont des noms qui indiquent des &#234;tres r&#233;els, ind&#233;pendants de l'imagination, je nomme ces &#234;tres non pas &#234;tres de raison, mais &#234;tres d'imagination ; et cela pos&#233;, il devient ais&#233; de repousser tous les arguments puis&#233;s contre nous &#224; pareille source. Plusieurs en effet ont l'habitude de raisonner de la sorte : si toutes choses s'entre-suivent par la n&#233;cessit&#233; de la nature souverainement parfaite de Dieu, d'o&#249; viennent tant d'imperfections dans l'univers ? par exemple, ces choses qui se corrompent jusqu'&#224; l'infection, cette laideur naus&#233;abonde de certains objets, le d&#233;sordre, le mal, le p&#233;ch&#233;, etc. Tout cela, dis-je, est ais&#233; &#224; r&#233;futer ; car la perfection des choses doit se mesurer sur leur seule nature et leur puissance, et les choses n'en sont ni plus ni moins parfaites pour charmer les d&#233;sirs des hommes ou pour leur d&#233;plaire, pour &#234;tre utiles &#224; la nature humaine ou pour lui &#234;tre nuisibles. Quant &#224; ceux qui demandent pourquoi Dieu n'a pas cr&#233;e tous les hommes de fa&#231;on &#224; ce qu'ils se gouvernent par le seul commandement de la raison, je n'ai pas autre chose &#224; leur r&#233;pondre sinon que la mati&#232;re ne lui a pas manqu&#233; pour cr&#233;er toutes sortes de choses, depuis le degr&#233; le plus &#233;lev&#233; de la perfection, jusqu'au plus inf&#233;rieur ; ou, pour parler plus proprement, que les lois de sa nature ont &#233;t&#233; assez vastes pour suffire &#224; la production de tout ce qu'un entendement infini peut concevoir, ainsi que je l'ai d&#233;montr&#233; dans la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-16' class=&#034;spip_in&#034;&gt;proposition 16&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tels sont les pr&#233;jug&#233;s que j'avais dessein de signaler ici. S'il en reste encore quelques-uns de m&#234;me sorte, un peu d'attention suffira &#224; qui que ce soit pour les redresser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;FIN DE LA PREMI&#200;RE PARTIE&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/-Deuxieme-Partie-De-la-Nature-et-de-l-Origine-de-l-Ame-' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-16-corollaire-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 16 - corollaire 2&lt;/a&gt; ; &lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-48-scolie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 48 - scolie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 36</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-36</link>
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		<dc:date>2004-04-03T09:49:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EI - Proposition 35
&lt;br class='autobr' /&gt; Rien n'existe qui de sa nature n'enveloppe quelque effet. D&#233;monstration &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ce qui existe exprime la nature et l'essence de Dieu d'une fa&#231;on d&#233;termin&#233;e (par le Coroll. de la Propos. 25), c'est-&#224;-dire (par la Propos. 34) que tout ce qui existe exprime d'une fa&#231;on d&#233;termin&#233;e la puissance de Dieu, laquelle est la cause de toutes choses. Donc (par la Propos. 16), tout ce qui existe enveloppe quelque effet. &lt;br class='autobr' /&gt;
EI - Appendice&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-35' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Rien n'existe qui de sa nature n'enveloppe quelque effet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;monstration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui existe exprime la nature et l'essence de Dieu d'une fa&#231;on d&#233;termin&#233;e (par le &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-25-corollaire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Coroll. de la Propos. 25&lt;/a&gt;), c'est-&#224;-dire (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-34' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 34&lt;/a&gt;) que tout ce qui existe exprime d'une fa&#231;on d&#233;termin&#233;e la puissance de Dieu, laquelle est la cause de toutes choses. Donc (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-16' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 16&lt;/a&gt;), tout ce qui existe enveloppe quelque effet.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Appendice' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-13' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 13&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EIII-Proposition-1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EIII - Proposition 1&lt;/a&gt; ; &lt;a href='https://caute.lautre.net/EIII-Proposition-7' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EIII - Proposition 7&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EV-Proposition-4-scolie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EV - Proposition 4 - scolie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 35</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-35</link>
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		<dc:date>2004-04-03T09:43:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EI - Proposition 34
&lt;br class='autobr' /&gt; Toute chose que nous concevons comme &#233;tant dans la puissance de Dieu existe n&#233;cessairement. D&#233;monstration &lt;br class='autobr' /&gt;
Car toute chose qui est dans la puissance de Dieu doit (par la Propos. pr&#233;c&#233;d.) &#234;tre comprise dans son essence de telle fa&#231;on qu'elle en r&#233;sulte n&#233;cessairement. Il est donc n&#233;cessaire qu'elle existe. C. Q. F. D. &lt;br class='autobr' /&gt;
EI - Proposition 36&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-34' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Toute chose que nous concevons comme &#233;tant dans la puissance de Dieu existe n&#233;cessairement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;monstration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car toute chose qui est dans la puissance de Dieu doit (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-34' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. pr&#233;c&#233;d.&lt;/a&gt;) &#234;tre comprise dans son essence de telle fa&#231;on qu'elle en r&#233;sulte n&#233;cessairement. Il est donc n&#233;cessaire qu'elle existe. C. Q. F. D.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-36' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-3' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 34</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-34</link>
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		<dc:date>2004-04-03T09:42:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EI - Proposition 33 - scolie 2
&lt;br class='autobr' /&gt; La puissance de Dieu est l'essence m&#234;me de Dieu. D&#233;monstration &lt;br class='autobr' /&gt;
De la seule n&#233;cessit&#233; de l'essence divine, il r&#233;sulte que Dieu est cause de soi (par la Propos. 11) et de toutes choses (par la Propos. 16 et son Coroll.). Donc, la puissance de Dieu, par laquelle toutes choses et lui-m&#234;me existent et agissent, est l'essence m&#234;me de Dieu. C. Q. F. D. &lt;br class='autobr' /&gt;
EI - Proposition 35&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33-scolie-2' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La puissance de Dieu est l'essence m&#234;me de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;monstration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De la seule n&#233;cessit&#233; de l'essence divine, il r&#233;sulte que Dieu est cause de soi (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-11' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 11&lt;/a&gt;) et de toutes choses (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-16' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 16&lt;/a&gt; et son &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-16-corollaire-1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Coroll.&lt;/a&gt;). Donc, la puissance de Dieu, par laquelle toutes choses et lui-m&#234;me existent et agissent, est l'essence m&#234;me de Dieu. C. Q. F. D.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-35' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-35' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EI - Proposition 35&lt;/a&gt; ; &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-36' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EI - Proposition 36&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-3-scolie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 3 - scolie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EIII-Proposition-6' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EIII - Proposition 6&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EIV-Proposition-4' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EIV - Proposition 4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 33 - scolie 2</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33-scolie-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33-scolie-2</guid>
		<dc:date>2004-04-03T09:37:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il suit clairement de ce qui pr&#233;c&#232;de que les choses ont &#233;t&#233; produites par Dieu avec une haute perfection ; elles ont en effet r&#233;sult&#233; n&#233;cessairement de l'existence d'une nature souverainement parfaite. Et en parlant ainsi, nous n'imputons &#224; Dieu aucune imperfection ; car c'est sa perfection m&#234;me qui nous a forc&#233;s d'admettre cette doctrine. Soutient-on la doctrine contraire ? Il faut alors (comme je l'ai fait voir) aboutir &#224; cette cons&#233;quence que Dieu n'est pas parfait, puisque, si l'on (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33-scolie-1' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Il suit clairement de ce qui pr&#233;c&#232;de que les choses ont &#233;t&#233; produites par Dieu avec une haute perfection ; elles ont en effet r&#233;sult&#233; n&#233;cessairement de l'existence d'une nature souverainement parfaite. Et en parlant ainsi, nous n'imputons &#224; Dieu aucune imperfection ; car c'est sa perfection m&#234;me qui nous a forc&#233;s d'admettre cette doctrine. Soutient-on la doctrine contraire ? Il faut alors (comme je l'ai fait voir) aboutir &#224; cette cons&#233;quence que Dieu n'est pas parfait, puisque, si l'on suppose les choses produites d'une autre fa&#231;on, il est n&#233;cessaire d'attribuer &#224; Dieu une autre nature, une nature qui n'est pas celle que nous avons d&#233;duite de la consid&#233;ration de l'&#234;tre absolument parfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du reste, je ne doute pas que plusieurs ne rejettent avec un grand m&#233;pris ce sentiment, comme d&#233;cid&#233;ment absurde, et ne veuillent pas se donner la peine d'y r&#233;fl&#233;chir ; et cela sans aucune autre raison que l'habitude o&#249; ils sont d'attribuer &#224; Dieu une certaine libert&#233;, fort diff&#233;rente de celle que nous avons d&#233;finie plus haut (&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Definition-7' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#233;f 7&lt;/a&gt;). Mais je n'ai pas non plus le moindre doute que, s'ils veulent m&#233;diter la chose et se rendre compte en eux-m&#234;mes de l'encha&#238;nement de nos d&#233;monstrations, ils ne reconnaissent premi&#232;rement que cette libert&#233; ou volont&#233; absolue est une chose vraiment pu&#233;rile, et m&#234;me qu'elle doit &#234;tre regard&#233;e comme un grand obstacle &#224; la science de Dieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'ai pas besoin de r&#233;p&#233;ter ici ce que j'ai dit dans le &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-17-scolie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Scolie de la proposition 17&lt;/a&gt; ; cependant je ferai voir, en consid&#233;ration des personnes dont je viens de parler, que tout en admettant que la volont&#233; appartient &#224; l'essence de Dieu, il n'en r&#233;sulte pas moins de la perfection divine que les choses cr&#233;&#233;es n'ont pu l'&#234;tre d'une autre fa&#231;on, ni dans un autre ordre. C'est ce que j'&#233;tablirai sans peine, si l'on veut bien consid&#233;rer un premier point, accord&#233; par mes contradicteurs eux-m&#234;mes, savoir que chaque chose est ce qu'elle est par le d&#233;cret de Dieu et par sa volont&#233; ; autrement, Dieu ne serait pas la cause de toutes choses. Il faut observer en second lieu que tous les d&#233;crets de Dieu ont &#233;t&#233; sanctionn&#233;s par lui de toute &#233;ternit&#233;, puisque autrement on devrait l'accuser d'imperfection et d'inconstance. Or, comme dans l'&#233;ternit&#233; il n'y a ni avant, ni apr&#232;s, ni rien de semblable, il suit de l&#224; que Dieu, en vertu de sa perfection m&#234;me, ne peut et n'a jamais pu former d'autres d&#233;crets que ceux qu'il a form&#233;s ; en d'autres termes, que Dieu n'a pas exist&#233; avant ses d&#233;crets, et ne peut exister sans eux. On dira qu'il est tr&#232;s-permis de supposer que Dieu e&#251;t fait une autre nature des choses, ou form&#233; de toute &#233;ternit&#233; d'autres d&#233;crets sur l'univers, sans qu'il en r&#233;sulte pour lui aucune imperfection. Mais ceux qui parlent ainsi sont au moins tenus de soutenir en m&#234;me temps que Dieu peut changer ses d&#233;crets. Car si, touchant la nature et l'univers, Dieu avait form&#233; d'autres d&#233;crets, c'est-&#224;-dire s'il avait voulu et pens&#233; autrement qu'il n'a fait, il aurait eu n&#233;cessairement un autre entendement que celui qu'il a, et une autre volont&#233;. Et du moment qu'on peut attribuer &#224; Dieu un autre entendement et une autre volont&#233;, sans que son essence et sa perfection en soient alt&#233;r&#233;es, je demande pourquoi Dieu ne pourrait pas changer encore ses d&#233;crets sur les choses cr&#233;&#233;es, tout en restant &#233;galement parfait ? Car, peu importe, dans cette doctrine, pour l'essence et la perfection de Dieu, que l'on con&#231;oive de telle ou telle fa&#231;on l'entendement et la volont&#233; de Dieu relativement &#224; la nature et &#224; l'ordre des choses cr&#233;&#233;es. Ajoutez &#224; cela que je ne connais pas un seul philosophe qui ne tombe d'accord qu'en Dieu l'entendement n'est jamais en puissance, mais toujours en acte ; et comme on s'accorde aussi &#224; ne pas s&#233;parer l'entendement et la volont&#233; de Dieu d'avec son essence, il faut conclure que, si Dieu avait eu un autre entendement en acte et une autre volont&#233;, il aurait eu n&#233;cessairement une autre essence ; et par suite (comme je l'ai pos&#233; en commen&#231;ant) si les choses avaient &#233;t&#233; produites par Dieu autrement qu'elles ne sont, il faudrait attribuer &#224; Dieu un autre entendement, une autre volont&#233;, et j'ai le droit d'ajouter une autre essence, ce qui est absurde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisqu'il est &#233;tabli maintenant que les choses que Dieu a produites n'ont pu l'&#234;tre d'une autre fa&#231;on, ni dans un autre ordre, et cela par une suite n&#233;cessaire de la souveraine perfection de Dieu, nous n'avons plus aucune raison de croire que Dieu n'ait pas voulu cr&#233;er toutes les choses qu'il pense, avec la m&#234;me perfection qu'elles ont dans sa pens&#233;e. On dira qu'il n'y a dans les choses aucune perfection, ni aucune imperfection qui leur soit propre, qu'elles tiennent de la seule volont&#233; de Dieu tout ce qui les fait appeler parfaites ou imparfaites, bonnes ou mauvaises, de fa&#231;on que, si Dieu l'avait voulu, il aurait pu faire que ce qui est en elles une perfection f&#251;t l'imperfection supr&#234;me, et r&#233;ciproquement. Mais cela ne revient-il pas ouvertement &#224; dire que Dieu, qui apparemment pense ce qu'il veut, peut, en vertu de sa volont&#233;, penser les choses autrement qu'il ne les pense, ce qui est (Je l'ai d&#233;j&#224; fait voir) une grossi&#232;re absurdit&#233; ? Je puis donc retourner l'argument contre mes adversaires, et leur dire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes choses d&#233;pendent de la volont&#233; de Dieu. Par cons&#233;quent, pour que les choses fussent autres qu'elles ne sont, il faudrait que la volont&#233; de Dieu f&#251;t autre qu'elle n'est. Or, la volont&#233; de Dieu ne peut &#234;tre autre qu'elle n'est (c'est une suite tr&#232;s &#233;vidente de la perfection divine). Donc, les choses ne peuvent &#234;tre autres qu'elles ne sont. Je l'avouerai, cette opinion qui soumet toutes choses &#224; une certaine volont&#233; indiff&#233;rente, et les fait d&#233;pendre du bon plaisir de Dieu, s'&#233;loigne moins du vrai, &#224; mon avis, que celle qui fait agir Dieu en toutes choses par la raison du bien. Les philosophes qui pensent de la sorte semblent en effet poser hors de Dieu quelque chose qui ne d&#233;pend pas de Dieu, esp&#232;ce de mod&#232;le que Dieu contemple dans ses op&#233;rations, ou de terme auquel il s'efforce p&#233;niblement d'aboutir. Or, ce n'est l&#224; rien autre chose que soumettre Dieu &#224; la fatalit&#233;, doctrine absurde, s'il en fut jamais, puisque nous avons montr&#233; que Dieu est la cause premi&#232;re, la cause libre et unique, non seulement de l'existence, mais m&#234;me de l'essence de toutes choses.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-34' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 33 - scolie 1</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33-scolie-1</link>
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		<dc:date>2004-04-03T09:23:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Puisqu'il est aussi clair que le jour, par ce que je viens de dire, qu'il n'y a absolument rien dans les choses qui les doive faire appeler contingentes, je veux expliquer ici en peu de mots ce qu'il faut entendre par un contingent ; mais il convient auparavant de d&#233;finir le n&#233;cessaire et l'impossible. Une chose est dite n&#233;cessaire, soit sous le rapport de son essence, soit sous le rapport de sa cause. Car l'existence d'une chose r&#233;sulte n&#233;cessairement, soit de son essence ou de sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Puisqu'il est aussi clair que le jour, par ce que je viens de dire, qu'il n'y a absolument rien dans les choses qui les doive faire appeler contingentes, je veux expliquer ici en peu de mots ce qu'il faut entendre par un contingent ; mais il convient auparavant de d&#233;finir le n&#233;cessaire et l'impossible. Une chose est dite n&#233;cessaire, soit sous le rapport de son essence, soit sous le rapport de sa cause. Car l'existence d'une chose r&#233;sulte n&#233;cessairement, soit de son essence ou de sa d&#233;finition, soit d'une cause efficiente donn&#233;e. C'est aussi sous ce double rapport qu'une chose est dite impossible, soit que son essence ou sa d&#233;finition implique contradiction, soit qu'il n'existe aucune cause ext&#233;rieure d&#233;termin&#233;e &#224; la produire. Mais une chose ne peut &#234;tre appel&#233;e contingente que relativement au d&#233;faut de notre connaissance. Quand nous ignorons en effet si une certaine chose implique en soi contradiction, ou bien quand, sachant qu'il n'y a aucune contradiction dans son essence, nous ne pouvons toutefois rien affirmer sur son existence parce que l'ordre des causes nous est cach&#233;, alors cette chose ne peut nous para&#238;tre n&#233;cessaire ni impossible, et nous l'appelons &#224; cause de cela contingente ou possible.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33-scolie-2' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-31-corollaire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 31 - corollaire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EIV-Definition-4' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EIV - D&#233;finition 4&lt;/a&gt; ; &lt;a href='https://caute.lautre.net/EIV-Proposition-11' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EIV - Proposition 11&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 33</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33</guid>
		<dc:date>2004-04-03T09:22:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EI - Proposition 32 - corollaire 2
&lt;br class='autobr' /&gt; Les choses qui ont &#233;t&#233; produites par Dieu n'ont pu l'&#234;tre d'une autre fa&#231;on, ni dans un autre ordre. D&#233;monstration &lt;br class='autobr' /&gt;
La nature de Dieu &#233;tant donn&#233;e, toute choses en d&#233;coulent n&#233;cessairement (en vertu de la Propos. l6), et c'est par la n&#233;cessit&#233; de cette m&#234;me nature qu'elles sont d&#233;termin&#233;es &#224; exister et &#224; agir de telle ou telle fa&#231;on (par la Propos. 29). Si donc les choses pouvaient &#234;tre autres qu'elles ne sont ou &#234;tre d&#233;termin&#233;es &#224; agir d'une autre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-2' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les choses qui ont &#233;t&#233; produites par Dieu n'ont pu l'&#234;tre d'une autre fa&#231;on, ni dans un autre ordre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;monstration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La nature de Dieu &#233;tant donn&#233;e, toute choses en d&#233;coulent n&#233;cessairement (en vertu de la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-16' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. l6&lt;/a&gt;), et c'est par la n&#233;cessit&#233; de cette m&#234;me nature qu'elles sont d&#233;termin&#233;es &#224; exister et &#224; agir de telle ou telle fa&#231;on (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-29' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 29&lt;/a&gt;). Si donc les choses pouvaient &#234;tre autres qu'elles ne sont ou &#234;tre d&#233;termin&#233;es &#224; agir d'une autre fa&#231;on, de telle sorte que l'ordre de la nature f&#251;t diff&#233;rent, il faudrait aussi que la nature de Dieu p&#251;t &#234;tre autre qu'elle n'est ; d'o&#249; il r&#233;sulterait que cette autre nature divine (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-11' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 11&lt;/a&gt;) devrait aussi exister, et il y aurait deux ou plusieurs dieux, ce qui est absurde (par le &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-14-corollaire-1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Coroll. 1 de la Propos. 14&lt;/a&gt;). Par cons&#233;quent, les choses n'ont pu &#234;tre produites d'une autre fa&#231;on, etc. C. Q. F. D.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33-scolie-1' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 32 - corollaire 2</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-2</link>
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		<dc:date>2004-04-03T09:20:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EI - Proposition 32 - corollaire 1
&lt;br class='autobr' /&gt; Il en r&#233;sulte : 2&#176; que la volont&#233; et l'entendement ont le m&#234;me rapport &#224; la nature de Dieu que le mouvement et le repos, et absolument parlant, que toutes les choses naturelles qui (par la Propos. 29)ont besoin, pour exister et pour agir d'une certaine fa&#231;on, que Dieu les y d&#233;termine ; car la volont&#233;, comme tout le reste, demande une cause qui la d&#233;termine &#224; exister et &#224; agir d'une mani&#232;re donn&#233;e, et bien que, d'une volont&#233; ou d'un entendement (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-1' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Il en r&#233;sulte : 2&#176; que la volont&#233; et l'entendement ont le m&#234;me rapport &#224; la nature de Dieu que le mouvement et le repos, et absolument parlant, que toutes les choses naturelles qui (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-29' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 29&lt;/a&gt;)ont besoin, pour exister et pour agir d'une certaine fa&#231;on, que Dieu les y d&#233;termine ; car la volont&#233;, comme tout le reste, demande une cause qui la d&#233;termine &#224; exister et &#224; agir d'une mani&#232;re donn&#233;e, et bien que, d'une volont&#233; ou d'un entendement donn&#233;s, il r&#233;sulte une infinit&#233; de choses, on ne dit pas toutefois que Dieu agisse en vertu d'une libre volont&#233;, pas plus qu'on ne dit que les choses (en nombre infini) qui r&#233;sultent du mouvement et du repos agissent avec la libert&#233; du mouvement et du repos. Par cons&#233;quent, la volont&#233; n'appartient pas davantage &#224; la nature de Dieu que toutes les autres choses naturelles ; mais elle a avec l'essence divine le m&#234;me rapport que le mouvement, ou le repos, et en g&#233;n&#233;ral tout ce qui r&#233;sulte, comme nous l'avons montr&#233;, de la n&#233;cessit&#233; de la nature divine, et est d&#233;termin&#233; par elle &#224; exister et &#224; agir d'une mani&#232;re donn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-33' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Appendice' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EI - Appendice&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-3-scolie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 3 - scolie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EI - Proposition 32 - corollaire 1</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-1</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-1</guid>
		<dc:date>2004-04-03T09:18:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EI - Proposition 32
&lt;br class='autobr' /&gt; Il r&#233;sulte de l&#224; : 1&#176; que Dieu n'agit pas en vertu d'une volont&#233; libre.
&lt;br class='autobr' /&gt;
EI - Proposition 32 - corollaire 2&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
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&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Il r&#233;sulte de l&#224; : 1&#176; que Dieu n'agit pas en vertu d'une volont&#233; libre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
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&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-2' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Appendice' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EI - Appendice&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://caute.lautre.net/EII-Proposition-3-scolie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;EII - Proposition 3 - scolie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>EI - Proposition 32</title>
		<link>https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32</link>
		<guid isPermaLink="true">https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32</guid>
		<dc:date>2004-04-03T09:17:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Spinoza, Baruch</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;EI - Proposition 31 - scolie
&lt;br class='autobr' /&gt; La volont&#233; ne peut &#234;tre appel&#233;e cause libre ; mais seulement cause n&#233;cessaire. D&#233;monstration &lt;br class='autobr' /&gt;
La volont&#233; n'est autre chose qu'un certain mode de penser, comme l'entendement. Par cons&#233;quent (en vertu de la Propos. 28) une volition quelconque ne peut exister ni &#234;tre d&#233;termin&#233;e &#224; l'action que par une autre cause, et celle-ci par une autre, et ainsi &#224; l'infini.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Que si vous supposez la volont&#233; infinie, elle doit toujours &#234;tre d&#233;termin&#233;e &#224; exister et &#224; agir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://caute.lautre.net/-Premiere-Partie-De-Dieu-" rel="directory"&gt;Premi&#232;re Partie : &#034;De Dieu&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_41 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-31-scolie' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/arriere-59885.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; ne peut &#234;tre appel&#233;e cause libre ; mais seulement cause n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;monstration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; n'est autre chose qu'un certain mode de penser, comme l'entendement. Par cons&#233;quent (en vertu de la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-28' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 28&lt;/a&gt;) une volition quelconque ne peut exister ni &#234;tre d&#233;termin&#233;e &#224; l'action que par une autre cause, et celle-ci par une autre, et ainsi &#224; l'infini.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que si vous supposez la volont&#233; infinie, elle doit toujours &#234;tre d&#233;termin&#233;e &#224; exister et &#224; agir par Dieu, non sans doute par Dieu en tant que substance absolument infinie, mais en tant qu'il a un attribut qui exprime l'essence infinie et &#233;ternelle de la pens&#233;e (par la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-23' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Propos. 23&lt;/a&gt;). Ainsi donc, de quelque fa&#231;on que l'on con&#231;oive la pens&#233;e, comme finie on comme infinie, elle demande une cause qui la d&#233;termine &#224; l'existence et &#224; l'action ; et par cons&#233;quent (en vertu de la &lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Definition-7' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#233;f. 7&lt;/a&gt;), elle ne peut &#234;tre appel&#233;e cause libre, mais seulement cause n&#233;cessaire ou contrainte. C. Q. F. D.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://caute.lautre.net/EI-Proposition-32-corollaire-1' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://caute.lautre.net/local/cache-vignettes/L37xH37/avant-bc1fc.gif?1779737561' width='37' height='37' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		
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